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Le blog de Cédric Maisse

Qui est le Front de gauche aujourd'hui à Amiens ?

28 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Tandis que le PS et ses supplétifs continuent de m'insulter sur twitter sous couvert d'un courageux anonymat (exemple de Thierry M. : bref! je te répond, va te faire mettre gros blaireaux de gauchiste, pas capable de faire mieux que le FN ! perdant comme Mélanchon), quelques membres du Front de gauche amiénois appellent à voter pour Thierry Bonté au deuxième tour des municipales parmi lesquels se trouve l'encore premier adjoint de Gilles Demailly, le dénommé Etienne Desjonquères. Bien sûr leur tribune fait comme si la liste de l'Aube nouvelle n'avait jamais existé. ils adoptent donc la même attitude que le PS à notre égard au début de la campagne. Nous ne comptons pour rien à leurs yeux. Cela augure mal de la prochaine campagne pour les élections européennes...

Mais je laisse la plume à Patrick Le Scouëzec, 5ème de la liste de l'Aube nouvelle : Amiens combat l'austérité, qui répond à un des signataires de la tribune appelant à voter pour le PS qui s'est allié à la droite centriste (il faut toujours le rappeler !)

Bonjour,

Cet appel aurait été plus crédible si celles et ceux qui le lancent avaient manifesté publiquement leurs "critiques sur le bilan de la majorité sortante" et le fait qu'ils "ne partagent pas la totalité de son projet (de Demailly)", AVANT les résultats calamiteux du 23 mars de l'équipe Demailly-Bonté-Lessard.

La privatisation des services publics, l'aide aux multinationales, la hausse des tarifs municipaux, c'est aussi leur oeuvre depuis  ans. Et cela s'est fait avec l'aval de tous les élus de "gauche", sauf Cédric Maisse et ses deux collègues de groupe, mais avec l'appui sans faille de Desjonquères et autre Beuvain !

D'ailleurs, une partie de la Droite ne s'y est pas trompée puisque Grubis est sur la liste Bonté, soutenue par Oger et avec la bienveillance de de Robien et du Medef qui, lors de sa rencontre avec Bonté, s'est dit en plein accord avec lui.

S'ajoutent les échecs en terme de logement (Amiens perd des habitants car on n'a pas assez construit pendant 6 ans pour simplement maintenir la population !), d'emploi (des projets bien réels se sont perdus dans le bureaucratisme de l'équipe Demailly), de transport (Amiens est de plus en plus mal desservi)...

En plus, le programme de Bonté-Lessard est creux, vide qu'il a essayé de combler avec le tramway qu'il s'apprête à abandonner en homme de conviction qu'il n'est pas. Et ce duo savait parfaitement depuis décembre 2013 (source DREAL) qu'il n'était pas financé puisque les 50 millions demandés à l'Etat n'existent pas.

La réalité aujourd'hui, c'est que le Front de gauche à Amiens, c'est Cédric Maisse. Sa liste a fait près de 9% des voix, malgré le fait que l'équipe Bonté-Lessard ait passé plus de temps et d'énergie à la combattre qu'elle ne l'a fait contre celle de Fourré.

Par conséquent, cet appel n'est là que pour sauver le soldat Bonté d'une catastrophe qu'il a lui même créée, et en aucun cas pour défendre des valeurs de gauche. Il suffisait d'entendre les Bonté-Lessard-Boistard dimanche soir dans les locaux du PS proposer avec mépris quelques strapontins à la liste Maisse, tout en disant que leur programme était le seul possible, au nom de la rigueur et de l'austérité dont le gardien s'appelle Lessard.

 Bref, un "dialogue" à l'image de celui qu'a imposé pendant 6 ans le 1er adjoint chargé de la "démocratie locale", Desjonquères, c'est-à-dire à sens unique, où l'on s'écoute parler, mais sans jamais entendre les Amiénois(es).

C'est à nouveau tromper les électeurs que de faire croire que Bonté, c'est la gauche, et que le Front de gauche est présent sur sa liste. C'est aussi ce genre de manoeuvre, avec une forte odeur de magouille, qui favorise la crédibilité du discours du Front fasciste.

 Amitiés, Camarade, même si ce mot choque aujourd'hui plus d'un membre de la liste que tu soutiens.

 Patrck LE SCOUËZEC 

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jicé iriarte arriola 29/03/2014 02:46

Comme ce message m'était destiné par Patrick, je partage la réponse. Les sauts de paragraphe correspondent à ceux de l'interpellation.

Bonjour camarade,

Peut-être que cela a échappé, mais nous avions déjà annoncé la couleur, si je puis dire, puisqu'un article de Delespierre avait rendu compte de notre démarche au mois de janvier. Le titre choisi
par ce « journaliste » était d'ailleurs « les frustrés du front de gauche », appellation utilisée maintenant dans les échanges sur Facebook pour dénommer la camarade Marianne Mugnier (sans y voir
un quelconque sous-entendu sexiste, il me semble néanmoins que cela ne participe pas à la camaraderie).

Oui bien entendu, c'est un leitmotiv que l'on partage. Mais il me semble néanmoins que le procès est totalement à charge, oubliant par là même la réalité de 19 ans de gestion Robien-Fourré. On ne
met pas dans la balance d'autres réalisations de la municipalité. Je dis cela d'autant plus tranquillement, que pour ma part, j'avais fait campagne pour la liste 100 % à gauche conduite par Francis
Dollé. Je n'ai donc pas participé à soulever un espoir déçu par les réalisations concrètes de cette majorité.


Le Medef serait mécontent de l'élection de Gest-Fourré ? Je ne le pense pas. Je pense que la partie de la droite qui a rejoint Anger représente une espèce de ventre mou refusant la main-mise de
l'UMP. De là à y voir la main-mise du Medef, je crois que c'est leur prêter une importance qu'ils n'ont pas (et le PS n'a pas besoin d'eux pour être des interlocuteurs « responsables » du
patronat).


Là, on reconnait bien le statisticien que tu es (et j'en profite pour te remercier pour les éclairages fournis par Economie Picarde, mais c'est hors cadre). J'aurai du mal à pinailler sur ces
données. Cependant, il me semble que le bilan de construction de logements sociaux n'est pas le même que sous les mandats de Robien ou de Fourré. En ce qui concerne l'emploi et les projets réels
perdus par le bureaucratisme de l'équipe Demailly, je suis plus circonspect : le bureaucratisme a été inventé ces 6 dernières années à Amiens ? Les projets réels, c'est quoi ? Des promesses
d'emplois (comme pour le Téléthon il y a les promesses de don ?), qui auraient dû être soutenus (mais est-ce que ce n'est pas quelque chose que nous dénonçons les aides aux entreprises pour leur
inefficacité en terme de création « réelle » d'emploi ?). Enfin, pour le procès fait au transport, je ne suis pas utilisateur du bus, mais je travaille avec des personnes qui en sont et qui m'ont
dit qu'il était possible de l'utiliser le soir, qu'il y avait davantage de fluidité et de fréquence sur les lignes qu'ils empruntaient. Je circule à vélo, et je dois dire que certains aménagements
sont de bons choix (et que l'étendue du réseau a crû sous cette majorité que sous les 3 précédentes), mais cela ne fait pas une ligne politique, j'en conviens.


J'ai déjà vu cet argument, brandi par le comité d'accueil réservé à Cuviliier (pas votre Laurent, le Frédéric). Je ne sais pas si ces 50 millions existent ou pas, mais je pensais que « là où il y
avait une volonté, il y avait un chemin » et que les nécessités politiques pouvaient trouver une mise en application, à condition de ne pas céder aux arguments de la réalpolitik et de la
résignation. Pourquoi disputer cette posture à Bonté ? L'alliance « objective » avec la droite sur cette argumentation m'interroge.


Et donc, c'est cela le nœud de l'argumentaire. Je suis heureux d'apprendre que Cédric se reconnaît dans le Front de Gauche (mais cela j'ai pu lui dire de vive voix au mois de février dernier, au
cours de la rencontre que nous avons eue pour discuter de notre positionnement, du positionnement de l'Aube Nouvelle par rapport au Front de Gauche, des possibilités de « rejoindre formellement »
le Front de Gauche). Que la liste menée par Cédric Maisse ait fait 9 % des voix, c'est certain. Que ce score soit lié au « label » Front de Gauche est encore plus sur (d'où mon étonnement : tu dis
« sa liste »). Que l'équipe Bonté-Lessard ait passé plus de temps à la combattre qu'à combattre Gest-Fourré m'interroge aussi. En effet, pour la première fois depuis que je vis à Amiens, je n'ai
pas pris part à la campagne municipale en soutien à une liste. J'ai bénéficié d'une situation privilégiée d'observateur, et je n'ai pas l'impression d'avoir vu la même chose. J'ai même l'impression
d'avoir vu une campagne « à charge » contre Bonté-Lessard et quelques piques contre Gest-Fourré (je comprends bien que c'était la majorité sortante, mais si l'on veut se poser en challenger, il me
semble que c'est aussi en pointant le danger du retour de la droite aux affaires qu'il aurait été efficace de le faire, au-delà d'une déclaration « de principe »)


Sauver le soldat Bonté ! C'est sympa de nous prêter autant d'influence. Il s'agit plutôt de « sauver » de l'arrivée de la droite revancharde, antimariage pour tous, décidée à reprendre l'ancien
cours des choses, à multiplier les caméras de vidéosurveillance, à armer la police municipale, à supprimer la maison de l'égalité (OK, c'est un gadget, mais je me souviens qu'en 1989, Robien avait
fermé la bibliothèque Pablo Neruda pour y installer la Police Municipale, c'était un gadget et un symbole aussi), à mamailler avec Taylor…
Et la démonstration « éclairante » du mépris de valeur de gauche se situerait dans la réunion de dimanche soir ? Je pense qu'il s'agit d'une faute politique de votre part : aller « négocier » un
programme avec eux, après l'avoir combattu pendant toute la campagne, où peut se situer la cohérence ? Il aurait sans doute était plus conséquent de réclamer la « juste » représentation des
électeurs qui s'étaient portés sur la liste au premier tour. Sinon, cela implique un accord électoral et donc un engagement à soutenir la politique et à voter le budget (ce que Cédric, Fabienne et
Maria-Elena ont fait pendant 5 ans).


Wahou ! Tu penses qu'il les a conseillés ? Tu as vraiment regardé ce qui s'est passé pendant les 6 ans en terme d'expérimentations de « démocratie participative » : les conseils d'habitants
(Brigitte aurait pu vous en parler, puisqu'elle a été tirée au sort), le fait que ce ne soit pas toujours les mêmes cercles, les mêmes familles qui aient à un moment la parole sur des sujets qui
les concernent.


Nous n'avons pas prétendu que le Front de Gauche était sur la liste (pas plus que la liste conduite par Cédric Maisse n'était une liste « du Front de Gauche » dans la mesure où le Front de Gauche
est un cartel d'organisations, et que s'il en manque, ce n'est pas vraiment le front de gauche). Il n'y a aucune magouille, juste une conviction. Pour ma part, je pense que le discours qui consiste
à marteler que le PS et la droite font la même chose construit davantage la crédibilité du « tous pareil » et qu'un conseiller municipal et communautaire qui pendant 5 ans fait des blagues sur le
physique et les tics de langage des élus en place participe également à un discours qui décrédibilise l'action politique. Mais entendons-nous bien, avant que Cédric ne dise que « comme d'habitude,
tout est de sa faute », je parle de participation à un processus, pas de responsabilité unique (bon c'est moins satisfaisant pour l'égo, mais je tiens à rester honnête)

Amitiés, Camarade, même si ce mot choque aujourd'hui plus d'un membre de la liste que tu soutiens.
Amitiés également, camarade également, et même si cela peut te choquer, j'ai quelques camarades (certains sont dans le même syndicat que nous d'ailleurs ;-) sur la liste que je ne soutiens pas (et
aucun sur les autres listes).

Patrck LE SCOUËZEC
Jean-Christophe Iriarte Arriola

Cédric Maisse 29/03/2014 17:14



Salut,


Encore une fois le journal l'Aube nouvelle n'existe pas à tes yeux. Pourtant tu as pu le lire depuis qu'il a été lancé en 2009. Tu limites mon action politique à des "blagues sur le physique
et les tics de langage des élus". Cela procède d'un mauvais esprit. D'abord sur le physique, je ne vois pas, il faudra trouver des exemples précis. Sur les tics de langage c'est anecdotique.
Vraiment prétendre que c'est cela le fond de mon discours politique est de la mauvaise foi voire de la malveillance...


J'ai analysé en profondeur le projet de la citadelle, les contrats de privatisation signés avec la CFT puis Keolis, dénoncé les subventions mirobolantes aux multinationales, soutenu les grèves
dans les parkings souterrains, des bus, dans l'animation et les cantines... J'en ai assez de devoir sans cesse le rappeler.i


Je crois que tu focalises trop sur mon humour que tu m'as dit ne pas aimer (et tu en as bien le droit, je dis cela parce que je vais être taxé d'autocrate si je ne précise pas)... En fait c'est
une façon détournée d'avancer que je milite de manière hypocrite : je ne soutiendrais les personnes en lutte juste pour faire carrière ou pour faire parler de moi. Je ne serais qu'un vaniteux
comme tous les autres et c'est là qu'on retrouve le fameux "tous pourris" que tu dénonces si bien mais que tu emploies sans vergogne à mon égard.


Je serais comme les autres. C'est tellement évident que je n'ai pas cherché à fusionner avec le PS et ses supplétifs. Mais là encore on va trouver à redire. Quoi que je fasse, de toute façon, ce
n'est pas bien. Je fusionne avec le PS, je suis un vendu qui a dénoncé la politique antisociale du PS pour se faire valoir afin d'obtenir un poste. Je refuse de fusionner et je fais le jeu de la
droite ! La moindre de mes actions est critiquée sévèrement mais le PS a toujours droit à ton indulgence. 


Enfin je n'oublie pas qu'en réunion Front de gauche tu as lancé sur un ton humoristique qui cache mal le fond de ta pensée qu'il aurait fallu nous virer en 2008 pour donner nos places à la LCR
comme si nos positions politiques ultérieures étaient prévisibles dès le début du mandat ! Je ne comprends pas pourquoi nous sommes si infréquentables au contraire du PCF officiel mais illégitime
qui accepte sans broncher que la droite figure sur la liste de "gauche" et qui vote toutes les décisions antisociales du mandat.


Vraiment l'union est un combat sur Amiens. J'espère que l'on pourra travailler un minimum ensembe à la campagne des élections européennes. 


Camaradement


Cédric