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Le blog de Cédric Maisse

Point 57 du conseil d'Amiens-Métropole du 1° ocobre 2009 – Musées. Tarification. Actualisation.

10 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Cédric Maisse

On a eu un débat sur ce sujet de la tarification du musée, dans la commission culture. Cela appelle différentes remarques. Je rappelle que dans notre programme il y a : favoriser l'accès à la culture. Alors on va me répondre que l'on est à Amiens Métropole et que le programme n'est pas important mais je rappelle que nous sommes représentants au deuxième degré des Amiénois. On pourrait envisager quand même, une baisse des tarifs : en 2005 l'entrée était de 4,50 € tarif plein pour entrer au musée. Là on fait 5 € alors qu'une bonne partie du musée est fermée. Cela fait, au final, une sorte d'augmentation.

Et, ensuite, j'ai des propositions, et je reviens à ce que je disais tout à l'heure. Si on baissait les subventions par emploi de 4 000 € à 3 000 €, je suis sûr...


Interruption de Gilles Demailly :

il est inutile de refaire le débat. Vous renvoyez sur d'autres dossiers avec ce type d'argument.


Cédric Maisse :

C'est cela la politique


Gilles Demailly :

C'est politique bien sûr


Cédric Maisse :

c'est une histoire de choix


Gilles Demailly :

Vous avez voté, vous même la délibération de tout à l'heure. C'est que vous avez considéré comme primordial de créer des emplois. Je rappelle que ous sommes dans des contraintes budgétaires, on aura un D.O.B. Au mois de novembre [...]. On peut toujours rêver de baisser tous les tarifs, de tous les services, la gratuité de tout, moi je vote des deux mains la gratuité de tous les services publics, je crois que ce serait totalement démagogue de notre part. Vous savez très bien que les tarifs en question sont des tarifs qui permettent de donner une participation symbolique bien souvent et qu'il n'y a pas de volonté d'augmenter les tarifs pour ce type d'accès [...]


Cédric Maisse :

Oui, mais je peux quand même finir parce que confisquer la parole comme cela ce n'est pas très cordial. Je pense que l'on peut financer la baisse des tarifs ou la gratuité de tous les dimanches et j'en ai parlé en commission de cela. Alors il faut bien que je rende compte de ce qui se passe en commission sinon à quoi servent-elles ?


Gilles Demailly :

Il serait intéressant de savoir quelle est la position de votre propre majorité au niveau amiénois. Cette question a été débattue, il y a eu un arbitrage [...] Ne vous considérez pas comme représentant la majorité amiénoise.


Cédric Maisse :

L'arbitrage, il n'est pas très clair. J'ai posé une question et je me fais porte-parole d'une collègue, est-ce que l'accès est gratuit pour les enseignants qui sont des personnes qui permettent le développement du musée en faisant venir des élèves pour qu'ils le découvrent pour que plu tard ils puissent y revenir...


Gilles Demailly à Alain David :

Est-ce que c'est gratuit pour les enseignants ?


Alain David :

Oui, c'est gratuit pour les enseignants. Je voudrais simplement dire à Monsieur Maisse que cela fait quand même suffisamment de commissions culture dans laquelle ce sujet revient systématiquement sur la gratuité. Quand il sera maire d'Amiens, je suppose que les bus seront gratuits, les musées seront gratuits, la totalité des services publics sera gratuite et cela s'appellera le joli pays de Candy mais aujourd'hui on n'en est pas là. Toute gratuité est quelque part payante. J'espère qu'il va le comprendre un jour parce que je ne sais plus dans quelle langue lui expliquer.


Gilles Demailly :

Voilà, Monsieur Maisse, vraiment je vous demande de conclure parce que je crois que nous connaissons tous votre position ici mais nous avons encore une vingtaine de points à évoquer. Je sollicite une intervention qui devrait se terminer, voilà...


Cédric Maisse :

Juste pour finir. Je suis content d'entendre que c'est gratuit...


Gilles Demailly :

...pour les enseignants.


Cédric Maisse :

je suis même content d'apprendre que c'est gratuit pour les moins de 26 ans. Il ne faut pas non plus estimer qu' a priori que ce que je vais dire sera une critique. Je terminerai en disant que je voterai cette délibération (exclamations venant des fauteuils de l'exécutif). Je pense que l'on peut encore faire un effort pour aller un petit peu plus loin et que ce n'est pas être du pays de Candy ou d'Amélie Poulain que de faire avancer ce genre de choses.


Gilles Demailly :

Monsieur Maisse, je pense qu'il y a des lieux qui sont des commissions où vous pouvez largement débattre, je pense qu'ici on a tous un peu l'impression que cela allonge un peu le débat de façon inutile compte tenu que les discours sont un peu convenus.


Cédric Maisse :

La démocratie, ce n'est pas une question de rapidité.


Gilles Demailly :

Maintenant, on délibère...


Le président d'Amiens-Métropole, G. Demailly, m'a interrompu à 4 reprises. À la suite de quoi, j'ai envoyé le communiqué suivant à la presse et à tous les délégués de la métropole :


« Ne pas railler, ne pas déplorer, ne pas maudire, mais comprendre. » (B. Spinoza)


Jeudi 1er octobre, lors du conseil d'Amiens-Métropole, Monsieur Alain David a jugé bon d'utiliser le personnage fictif de Candy et de son monde pour tenter de disqualifier mes propos.

Faut-il rappeler que l'art de l'animation n'est plus considéré depuis longtemps comme un art mineur ?

Ainsi certains spécialistes des mangas pensent que Candy, une orpheline, symbolise le traumatisme vécu par le peuple japonais à l'issue de la seconde guerre mondiale, celui d'un peuple hégémonique orphelin de sa puissance après la défaite, abandonné et trahi par le "père" Hiro-Hito. Candy doit se relever et se reconstruire, seule et sans se plaindre tout comme le Japon. Donc, rien n'est gratuit dans le monde de Candy.

Il serait bien plus intéressant que l'on considère les propositions que je fais en assemblée avec sérénité et bienveillance.

 

 

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