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Le blog de Cédric Maisse

point 51 du conseil d'Amiens-Métropole du 7 juillet 2010 EPCC Pôle régional des arts du cirque et de la rue Amiens Picardie. Cr&ation.

8 Juillet 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

1) Nous avons aujourd'hui à faire avec une politique générale d'abandon des services publics

 

Depuis quelques mois nous proposons aux Amiénois de signer une pétition lors de rencontre que nous organisons avec notre journal l'Aube Nouvelle. Cette pétition a déjà recueilli 720 signatures. Je vous l'ai envoyée mais je n'ai pas eu de réponse. Elle mérite d'être connue de notre assemblée.

 

Par notre signature, nous souhaitons que notre collectivité fasse tout pour développer l'emploi dans les services publics afin de répondre aux besoins de tous les citoyens.

Nous souhaitons qu'Amiens-Métropole cesse de privatiser les services publics par le biais de délégations diverses comme pour :

 1) la société d'économie mixte des transports amiénois (SEMTA) qui a disparu au profit de la CFT en novembre 2008.

 2) la société d'économie mixte SAGACOM, qui gérait Mégacité, qui disparaît au profit d'un grand groupe (GL events) en janvier 2010.

3) des équipements comme le cirque, les maisons de retraite, l'école d'art et de design qui ne seraient plus dirigés par notre collectivité selon les projets en cours...

Enfin nous souhaitons que soit mis à l'étude le retour en régie directe des cantines et des transports amiénois.


 

Notre collectivité obéit dans les 2 délibérations qui vont suivre aux prescriptions de l'Union européenne qui demandent à ce que les services publics deviennent autonomes. Le gouvernement, aujourd'hui, fait la même chose avec sa politique de révision générale des politiques publiques (la RGPP). Son but est de supprimer 35 000 postes de fonctionnaires par an avec notamment le non-remplacement d'un départ à la retraite sur 2.

Or, que fait Amiens-Métrople ? la même chose. En effet notre collectivité ne veut plus assumer la prise en charge des services publics.

Pourquoi peut-on parler de privatisation ? Car c'est bien connu, personne ne privatise en France. Nicolas Sarkozy ne privatise pas la poste, il change juste son statut ! La même chose avec GDF... L'autonomie c'est l'amorce du processus de privatisation.

La meilleure preuve : les syndicats du personnel d'Amiens Métropole s'inquiètent car un EPCC peut embaucher du personnel sous droit privé. Il y aura concurrence entre emplois publics et emplois privés au départ. Et au fur et à mesure, les emplois publics vont disparaître. On aboutira donc à une privatisation en douceur.

 

Aujourd'hui, on confie tout à des délégations de service public et on se lance dans une politique d'autonomisation du cirque, de l'ESAD, des maisons de retraite. Nous n'avons pas reçu de mandat pour cela. C'est ce que pensent nombre d'Amiénois qui ont signé notre pétition qui s'opposent à cette évolution libérale de notre politique. Et le personnel ? On voit ce que donne la délégation de service public confiée à la CFT. Une grève massive.

 

Notre collectivité doit pouvoir garder le contrôle de sa politique sur son territoire. En rendant autonomes nos services publics, nous cherchons à nous déresponsabiliser. Au passage, il est assez irritant de voir que le directeur actuel du cirque considère que l'EPCC est déjà effectif. Tout comme certains estiment que pour l'ESAD c'est déjà fait aussi ! Nous donnons tout pouvoir aux acteurs économiques qui privilégient toujours les profits au détriment du reste. Nous abdiquons notre rôle politique.


2) Pourquoi un EPCC ?

Un EPCC est établissement public de coopération culturelle. C'est une loi assez récente qui a instauré ce nouveau type d 'établissement. C'est une loi de 2002, complétée en 2006. À lire les écrits officiels du sénateur Ivan Renar, le sénateur qui a fait le rapport sur cette loi, il s'agit de rendre durable des projets culturels. Le but est d'associer sur le long terme différents collectivités territoriales et l'Etat sur un projet commun.

On a d'abord parlé de créer un pôle régional des arts du cirque et de la rue mais maintenant on l'appelle pôle national

On ne voit donc pas d'engagement de la région Picardie. Qu'en est-il du conseil général de la Somme ? On leur prévoit juste une place si jamais ces collectivités veulent s'engager dans le projet.

On ne sait rien aussi du financement. Il est juste dit dans la convention de financement qu'Amiens-Métropole apporte une contribution financière de BLANC millions d'euros. Nous demanderait-on de signer un chèque en blanc ?

J'ai l'impression que le passage en EPCC du cirque se fait dans la précipitation. Le conseil général ne semble pas intéressé ni la Région.

De plus il ne semble pas dans l'air du temps que la Région s'engage. Et même si elle le fait on peut douter de sa volonté de maintenir ses financements comme l'a montré le récent retrait de 250 000 euros à l'EPCC de la maison de la culture par cette même région.

Je rappelle que le but d'un EPCC est bien de constituer un ensemble institutionnel durable afin d'installer des projets culturels sur le long terme.

Il n'y a que l'Etat qui est présent mais il n'est là que parce que la loi le prévoit. Apporte-il des financements ?

Je pense donc que le projet n'est pas abouti. Pour le voter, il faudrait être sûr de l'engagement des autres collectivités. Ce qui n'est pas le cas. Seule Amiens-Métropole financerait ce nouvel établissement. Or, j'ai remarqué que nous sommes plutôt dans une phase de restriction budgétaire. Nous risquons donc d'avoir un établissement qui n'aura pas les moyens financiers à la hauteur de ses ambitions.

Pour toutes ces raisons, nous votons contre ce projet...

 

CONTRE : 2 (M-H LOEW, C MAISSE)

 

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JEAN 08/07/2010 19:45


Vous avez en partie raison concernant les contrats de droit privé. Mais, rien que dans l'encadrement d'Amiens Métropole, combien d'agents sont ils titulaires du concours ? Et combien sont
contractuels ?