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Le blog de Cédric Maisse

Culture : le Courrier Picard "oublie" de donner le point de vue de 2 élus qui sauvent l'honneur de la gauche !

21 Mai 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

La lecture du Courrier Picard de ce matin à propos du conseil d'Amiens-Métropole du jeudi 19 mai me pousse à faire quelques remarques. Déjà, il n'y avait rien sur les débats à propos du prix de l'eau. J'avais insisté pour que l'on fasse en sorte d'éviter les augmentations et de considérer ma proposition de remunicipaliser l'eau comme cela se fait ailleurs en France dans d'autres collectivités de gauche.

Au sujet de la culture et du théâtre en particulier, Maria-Helena Loew et moi-même sommes intervenus. Pourquoi ne restent-ils plus que les interventions de messieurs Mercuzot et Nemitz ? Sans doute parce qu'ils sont à droite et qu'ils sont censés incarnés l'opposition (on a vu que ce n'est pas souvent le cas, notamment en ce qui concerne le projet pharaonique de la citadelle). Le Courrier Picard a bien sûr le droit de valoriser les orateurs de droite mais cela ne doit pas se faire au détriment de ce qui s'est passé dans la réalité.

Ainsi le journaliste écrit cette phrase que "les acteurs de la vie culturelle [sont] aujourd'hui destabilisés par des élus de gauche". Tout est dans le "des". Car évidemment, nous sommes 2 élus communistes à avoir affirmé haut et fort notre désaccord avec la suppression des subventions à 12 compagnies théâtrales (voir le comuniqué du 9 mai 2011 qui fait suite à la commission culture où ce débat avait déjà eu lieu). Il eût été plus net de dire que tout cela émanait de l'exécutif de gauche d'Amiens-Métropole ou de la très grande majorité des élus de gauche de la métropole. Le "des" passe inaperçu tandis que le sous-titre présentant l'article englobe toute la gauche : "La gauche locale est-elle..." Doit-on en déduire que Maria-Helena Loew et moi ne sommes pas de gauche ? Notre journal, l'Aube nouvelle, s'affirme comme un journal communiste. Il n'y a donc pas matière à faire erreur.

Non, le schéma était déjà élaboré avant le conseil. Tout se résumerait à un afforntement droite-gauche. Nos interventions ont pour défaut de rendre plus compliqué le compte-rendu.

En effet, nous avons mis en valeur les assises du théâtre (auxquelles M.-H. Loew avait participié de bout en bout) où la parole avait été donnée pour la première fois aux compagnies théâtrales. Cela avait suscité beaucoup d'espoir à l'époque. Espoir déçu aujourd'hui. J'ai dit que j'étais allé à la rencontre des compagnies théâtrales. L'article ne met en valeur que B. Nemitz sur ce point. Par ce non-dit, on donne l'impression que nous n'avons rien fait et que nous ne remplissons pas les engagements que nous avons pris de défendre les compagnies théâtrales.

Il ne reste rien non plus de notre proposition d'augmenter les subventions et de les porter à 440 000 euros (au lieu des 250 000 actuels), somme que les compagnies nous ont dit avoir besoin pour faire leur travail dans de bonnes conditions. Nous avons proposé de prendre cet argent sur les 8 millions d'euros de recettes supplémentaires engendrées par l'augmentation des impôts locaux. Nous avons mis en avant le rôle des compagnies dans la vie culturelle et économique de notre ville (rôle d'éducation populaire, création d'emplois pour les intermittents du spectacle, pour les artisans locaux...).

Tout cela est le résultat d'un travail d'élus de terrain. Il n'en reste rien.

Nos propositions ne se limitent pas à une critique négative de la politique culturelle menée par Gilles Demailly et son équipe. Elles ouvrent des perspectives. La droite est juste capable de critiquer mais, pour être crédible, il faut donner des propositions alternatives. B. Mercuzot (UMP) et B. Nemitz (Nouveau Centre) en ont-ils fait ? Aucune.

Le Courrier Picard a bien souvent rendu compte des conseils municipaux ou d'Amiens-Métropole avec plus d'objectivité en n'écartant pas forcément les interventions d'élus qui ne correspondaient pas à sa ligne éditoriale. Dans le cas précis des subventions aux compagnies théâtrales, c'était comme si M.-H. Loew et moi n'avions rien dit, ni proposé ! Tout cela pour réduire cette question à un simple duel gauche-droite, ce qui, par conséquent (car nous sommes de gauche), nous place parmi ceux qui voulaient supprimer les subventions à 12 compagnies théâtrales ! Alors que nous avons combattu cette décision depuis le début et avons contribué à ce que G. Demailly revoit sa décision.

Cédric Maisse

courrierpic21-05-11

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