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Le blog de Cédric Maisse

Compte-rendu du conseil municipal du jeudi 21 novembre 2013

23 Novembre 2013 , Rédigé par Cédric Maisse

Point 4 : décisions du maire.

Encore et toujours des augmentations de tarifs... La plus scandaleuse porte sur l'augmentation de locations des jardins familiaux de 2,2 %, ce qui est supérieur à l'inflation. La mairie s'en prend aux personnes qui n'ont pas les moyens d'être propriétaires d'un jardin, elle s'en prend à un loisir populaire qui permet également de cultiver ses propres légumes, des denrées qui deviennent de plus en plus chers... Cela fait partie aussi de la culture populaire amiénoise. Mais le maire s'en moque :

« - Les recettes doivent couvrir les dépenses ! »

C'est un dogme absolu chez lui, même s'il sait que l'augmentation des tarifs décourage les Amiénois de se servir des équipements municipaux comme la piscine, la patinoire....

Nous lui avons dit qu'il n'arrêterait jamais les augmentations, qu'on en aurait jusqu'en mars car, là dessus, il est inexorable !

Point 8 : débat d'orientation budgétaire.

J. Lessard nous a infligé un exposé long, ennuyeux avec des termes technocratiques difficilement compréhensibles. Normalement ce débat a pour but d'expliquer à la population les choix de la municipalité. G. Demailly a perdu le fil à tel point qu'il a failli interrompre son adjoint prenant pour un point final une simple pause dans le discours.

Nous sommes confrontés à une politique d'austérité. La municipalité PS a choisi d'augmenter les recettes non fiscales (= les tarifs) tout en baissant les dépenses. Les prix vont augmenter alors que la qualité des services va baisser !

De plus on va continuer dans la voie des délégations de service public à tel point que l'on va même externaliser la rédaction des procès-verbaux des conseils !

En ce qui concerne les associations, un principe est arrêté. La Ville ne comblera pas le vide laissé par une autre collectivité qui se retirerait du financement d'une association. En réalité, il faut voir si cette association a une utilité sur notre territoire. Si elle correspond à un besoin, faut-il tout de même l'abandonner ? La Ville répond que oui ! C'est inadmissible.

La dotation de l'État baisse de manière spectaculaire. F. Hollande est dans la pleine continuité de N. Sarkozy. Cela a suscité des réprobations de la part d'une partie de l'assemblée... Mais les faits sont exposés devant nous. On demande plus aux collectivités tout en leur retirant les moyens de remplir les nouvelles missions qu'on leur confie.

Le terme d' »équité » revient souvent. Or la Cotisation foncière des Entreprises (CFE) qui remplace la taxe professionnelle est injuste. Un commerçant amiénois est passé d'une contribution de 800 € à 1800 € en une seule année. Nous n'étions pas obligés de fixer la base de cet impôt à 5 000 € ainsi qu'il a été décidé par G. Demailly et J. Lessard.

Quant à la question de la dette, il faut considérer que dans cette somme, il y a des investissements qui peuvent rapporter de l'argent. Il ne faut pas avoir une vision statique de la dette.

G. Demailly ne nous répond pas comme d'habitude. Il préfère s'adresser à la droite et se perdre dans des polémiques inutiles.

Point 13 : rapport d'activités sur la gestion et l'exploitation des parkings souterrains des halles et de l'hôtel de Ville par Vinci.

Nous regrettons la gestion privée de nos parkings. Les résultats d'exploitation sont en hausse du fait de la baisse du budget alloué au personnel et de l'augmentation des tarifs (+ 20 centimes de l'heure entre 2011 et 2012). Tout cela engraisse une multinationale qui a profité de la crise pour racheter 13 aéroports portugais à vil prix en s'appuyant sur la rente générée par les parkings payants et les péages autoroutiers.

Nous posons comme perspective de remunicipaliser un jour la gestion des parkings.

 

Point 14 : la ZAC intercampus.

Le dossier n'est pas encore ficelé alors que cela fait 6 ans que l'on en parle ! Il y a un manque de concertation véritable avec la population comme d'habitude.

Le rapport parle de 2500 logements alors que l'on a voté pour la construction de 2400. est-ce une erreur ou est-ce une vraie décision ?

On parle du passage du tramway pour garantir les déplacements des nouveaux habitants mais il n'était pas prévu initialement. Si le tramway passe par l'avenue Foy, le flux de circulation risque de se déporter vers la rue de Paris et encombrer l'esplanade devant l'église saint Honoré. Il y a toujours aussi l'inquiétude exprimée par les riverains de la rue Victor Magniez qui vont voit passer toutes les automobiles du quartier par leur petite rue.

Rien n'est prévu en ce qui concerne le ruissellement des eaux pluviales. Pourquoi n'y a-t-il pas de bassin de rétention comme ce qui a été réalisé pour la ZAC Renancourt ?

Il n'y a pas assez de places allouées au parking des riverains. Comment vont-ils faire pour aller au travail ? C'est bien beau de vouloir réduire la place de la voiture en ville mais il ne faut pas créer de tracas inutiles alors que le tramway n'existe pas encore...

Enfin, on avait prévu dans notre programme de 2008 de construire un éco-quartier. Or là ce n'en est manifestement pas un !

ABSTENTION : 3 (le groupe communistes en action)

CONTRE : 8 (le groupe MPA, droite)

En conclusion, on ne peut que déplorer que le Courrier Picard de ce jour ne fasse état de rien de tout cela. Il préfère donner le point de vue de B. Mercuzot, le maire UMP de Dury sur la CFE alors qu'il ne siège pas au conseil municipal d'Amiens ! Le journaliste escamote complètement le fond du débat. Évidemment, il se conforme au système du bipartisme. Nous n'entrons pas dans ce schéma. Non le Courrier Picard préfère s'intéresser à la « psyché » des candidats de droite et du PS plutôt qu'à la politique. Pour lui, la politique d'austérité menée par la gauche municipale comme celle proposée par la droite est la seule possible, la seule qui soit naturelle. 

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Urbaniak Chantal 23/11/2013 14:10

Je voudrais une précision sur la dernière ligne de l'article:
"Pour lui, la politique d'austérité menée par la gauche municipale comme celle proposée par la droite est la seule possible, la seule qui soit naturelle."
Qui emploie l'expression "la gauche municipale?", le journaliste du Courrier Picard ou vous-même Cédric Maisse?
Quel que soit l'auteur, je tiens à lui dire que je ne considère pas le Parti socialiste comme un parti de gauche mais comme un parti de droite.