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Le blog de Cédric Maisse

COMPTE-RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL D'AMIENS DU JEUDI 12 DECEMBRE 2013

20 Décembre 2013 , Rédigé par Cédric Maisse

Point 5 - Communication du maire : Rythmes scolaires

L'objectif affiché de la réforme était de respecter le rythme des enfants. Or des parents signalent chez leurs enfants travaillant le mercredi une fatigue importante.

Une concertation insuffisante

Le choix de la mairie d'Amiens du mercredi matin s'est fait avec une concertation insuffisante :

7 051 questionnaires ont été envoyés, et beaucoup de parents disent ne rien avoir reçu.

Seuls 855 questionnaires ont été réceptionnés, et au cours de la saisie, sur 279 questionnaires, 212 se prononçaient pour le mercredi matin.

C'est donc le choix de 12% des personnes concernées qui va être pris en compte pour justifier la décision de la mairie.

Ces chiffres ne nous semblent pas représentatifs de l'avis des parents, tant en conseils de classe qu'aux réunions avec la mairie, notamment pour les écoles maternelles.

De nombreux parents demandaient un temps méridien d' 1 heure 30 minimum et non pas 2 heures.

La décision prise à Amiens entend bloquer le temps méridien à deux heures pour tous les sites, alors que la loi permet d'adopter des temps méridiens d'une durée variable.

Des activités obligatoires et payantes

De nombreux parents s'inquiètent du coût des activités périscolaires qui seront pourtant obligatoires. Nous demandons donc la gratuité de ces activités, la gratuité de l'école étant un principe fondateur de notre République.

Notre collectivité doit par ailleurs s'assurer que les moyens nécessaires sont déployés. Par le passé nous avions déjà posé la question de l'insuffisance du nombre d'ATSEM (Agent Spécialisé des écoles Maternelles) par classe. Aujourd'hui, les jeunes enfants à partir de deux ans ne sont pas assez pris en compte dans la législation.

Point 6 - Décisions du maire

Comme d'habitude, ce qui est présenté dans les décisions sous le terme "actualisation" est en réalité une augmentation. Le parking Perret augmente par exemple de 0,60 centime à 0,70, et ce alors que notre collectivité supprime des places de parking en surface, ce qui permet d'offrir à Vinci un profit plus important.

Alors même que cette multinationale s'offre des remises d'impôts et utilise le mécénat pour se faire de la publicité.

Le rôle de notre collectivité n'est pas de permettre aux grandes entreprises d'augmenter leurs rentes en utilisant le service public, tout en se félicitant de les voir exercer à notre place des choix en matière de politique culturelle. Nous devons donc nous poser clairement la question du retour en régie directe des parkings.

Point 16 - Budget primitif 2014

Comme cela a été le cas pendant 6 ans, le budget est présenté de manière ennuyeuse et technique. On parle de démocratie participative et de concertation mais on voit mal comment le citoyen peut s'impliquer quand on présente les choses de manière aussi désincarnée.

Les perspectives politiques sont en outre peu enthousiasmante, la préoccupation principale étant de "résorber l'endettement", d'être prudent, etc. C'est encore une fois une logique d'austérité.

Service public et commerces en berne

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les baisses de dotation de l'État étaient scandaleuses, alors qu'aujourd'hui, alors que la baisse s'annonce encore plus importante, on réagit en disant qu'on fera "un effort de performance dans la gestion des services afin d'en préserver la qualité".

Ce grand écart est impossible : maintenir la qualité des services implique au minimum de conserver les mêmes moyens. Cet objectif du "faire plus avec moins" également promue par Gilles de Robien en son temps n'est pas réaliste.

Notre course au désendettement se solde par un échec puisque les dotations diminuent encore et toujours, et ce sont les services publics de notre collectivité qui en pâtissent.

Les documents présentés parlent de "soutenir l'économie locale". Mais comment afficher une telle intention quand on ponctionne aux petits commerçants le double, voire le triple de l'année dernière, avec la Cotisation Foncière des Entreprises ? La réalité du terrain, c'est qu'on assomme l'économie locale de proximité, les activités les plus fragiles.

On constate comme toujours des augmentations de recettes, notamment non fiscales (donc les tarifs).

Enfin, nous prenons acte de la reprise en régie des cantines scolaires, qui va dans le bon sens.

Abstention de Fabienne Debeauvais, Marie-Helena Loew et Cédric Maisse

Points 21 à 24 - Cession d'immeubles appartenant à la collectivité

Nous avions déjà dénoncé ces ventes d'immeubles à des prix inférieurs à ceux du marché, alors que notre collectivité pourrait s'en servir pour de l'hébergement d'urgence, pour des associations ou pour des artistes recherchant des lieux d'exposition. C'était également une de nos promesses de 2008.

Vote contre de Fabienne Debeauvais, Maria-Helena Loew et Cédric Maisse

De son côté, la droite à approuvé sans discuter.

Points 26 à 35 - Aides aux réhabilitations de logements à Étouvie

Les aides à ces réhabilitations sont très importantes pour les locataires. Plus elles sont importantes, moins leurs loyers augmenteront.

Nous dénonçons la baisse du financement de ces réhabilitations.

En 2012 la proposition était à 10 000 pour la réhabilitation de chaque logement. Nous proposons de revenir à ce montant.

Nous ne comprenons pas que ces financements baissent (à seulement 4000 ), tandis que nous faisons la Citadelle qui devrait  être prise en charge par l'État. Point sur lequel Gilles Demailly s'est contenté de nous opposer la distinction métropole / ville d'Amiens.

Abstention de Fabienne Debeauvais, Maria-Helena Loew et Cédric Maisse

 

 

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