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Le blog de Cédric Maisse

COMPTE-RENDU DU CONSEIL D'AMIENS-METROPOLE DU JEUDI 28 NOVEMBRE 2013

2 Décembre 2013 , Rédigé par Cédric Maisse

Point 6 - Accès à l'emploi - Contrats d'apprentissage

Nous avons encouragé la démarche de permettre à des jeunes de se former et d'entrer dans l'emploi.

 Soulignant le rôle social qui incombe à une collectivité comme Amiens-Métropole, à plus forte raison d'une collectivité étiquetée à gauche, nous avons regretté que de nombreuses délégations de service public amoindrissent le nombre de métiers accessibles aux jeunes au sein de nos services.

Point 11 - Choix de la maîtrise d'oeuvre du tramway : désignation des membres

Nous avons posé une question sur cette délibération assez obscure. En lieu et place de l'explication que nous serions en droit d'attendre d'élus devant justifier leurs choix, nous avons eu droit à une énième démonstration de mépris de la part de Gilles Demailly et de ses comparses.

A l'issue de cette délibération, nous n'en savions pas beaucoup plus sur la maîtrise d'oeuvre, en revanche, le comportement de cette poignée d'universitaires aide à comprendre le mutisme qui règne au sein de la majorité.

Quant à nous, nous ne serons pas diplômés en technocratie, mais nous continuerons à interroger nos dirigeants sur leurs choix.

Abstention de Maria-Helena Loew et Cédric Maisse

Point 14 - Rapport 2013 sur la situation d'Amiens métropole sur le développement durable

Ainsi que notre collègue François Cosserat le soulignait, nous avons confirmé qu'il restait du travail à faire. Notamment en matière de pollution sonore. Par exemple, comme tous les ans, dans les rues de notre ville, de la musique est diffusée par le biais de haut-parleurs d'une qualité déplorable. On peut aimer ou non ce qui est diffusé, là n'est pas la question.

En revanche, si on peut accepter qu'un centre commercial ou un supermarché diffuse de la musique d'une part parce qu'on a fait le choix d'y entrer, et qu'on peut également en sortir, ce n'est pas le cas de la voie publique.

Une fois de plus, et même pour une question aussi simple et facile à résoudre, Gilles Demailly se défausse de sa responsabilité, la renvoyant aux commerçants. Comme si la collectivité n'avait pas son mot à dire sur ce qui est diffusé sur la voie publique.

Point 15 - Débat d'orientation budgétaire - 4 ans d'austerité programmée

Comme la semaine dernière, l'heure était au débat d'orientation budgétaire, au niveau cette fois de la métropole.

Dans un article paru le jour même dans le Courrier picard, le démissionnaire Gilles Demailly fixait des orientations pour l'avenir. Selon lui, au fil des 3 ou 4 années à venir, notre collectivité ne pourrait plus faire autant de choses pour les citoyens qu'aujourd'hui. Autrement dit, c'est la perspective d'une austérité renforcée qui est annoncée.

Quel intérêt alors de faire ce débat d'orientation budgétaire ? Ou même, quel intérêt de tenir des élections en mars prochain ?

Tout est décidé d'avance, et il n'y a pas d'alternative. Cette façon de penser constitue la négation de la politique. Ou bien est-ce un manque de culture politique de G. Demailly ? Serait-ce du fatalisme, une sorte de néo-calvinisme ?

Sans surprise, les documents de synthèse faisaient état des même orientations qu'au conseil municipal. Encore une fois, les tarifs (ou "recettes non fiscales") devaient augmenter, et dans le même temps, les dépenses (qu'on peut assimiler à la qualité et à la quantité des services) devaient diminuer. Sans prévoir bien sûr aucune augmentation des dépenses de personnel. Nous avons donc renouvelé nos critiques sur ce point.

Nous avons par ailleurs relevé dans les documents annexés à la délibération que l'inflation était à 1,5%. Or il nous est dit régulièrement que les tarifs des services n'augmentent que pour suivre l'inflation. Or l'augmentation globale des tarifs est systématiquement fixée à 2,2% (indice du panier du maire).

C'est donc plutôt l'inflation qui a du mal à suivre nos tarifs !

Mieux, la majorité se vante même dans son bilan de pratiquer des augmentations inférieures à l'inflation, et donc de faire baisser les tarifs en valeur réelle !

Comme toujours lorsqu'il est question de finances, Gilles Demailly a répété le mot "sérieux" comme un mantra, se réfugiant derrière la "prise en compte des réalités" pour justifier ses choix.

Sur la hausse inéquitable de la Cotisation foncière des entreprises (CFE), voir notre question orale posée durant ce conseil .

Abstention de Maria-Helena Loew et Cédric Maisse

Point 22 - Convention d'installation, exploitation et maintenance des radars de feu à Rivery

Nous avions déjà voté au conseil municipal d'Amiens, en 2010, contre ces radars de feu rouge, d'une part parce qu'ils participent, tout comme les caméras de surveillance, d'une démarche de surveillance globale de la population ; et d'autre part parce que les dispositifs de ce type sont le cache-misère des restrictions budgétaires imposées aux services de l'Etat. La Révision générale des politiques publiques inspirée de la fameuse LOLF de Laurent Fabius (ministre PS de L. Jospin) réduit le nombre de policiers et de gendarmes au bord des routes. On les remplace par des. Or un être humain peut apprécier une situation alors qu'une machine ne pourra pas le faire : ainsi en est-il d'une voiture grillant le feu rouge pour laisser passer les pompiers.

Vote contre de Maria-Helena Loew et Cédric Maisse

Point 23 - Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine : validation du projet scientifique et culturel

Nous nous sommes abstenus sur le projet d'aménagement du CIAP car il manquait d'ambition. On investit au minimum ! Là on met 350 000 seulement, à comparer avec les 20 millions d' prévus pour la restauration du Musée de Picardie juste pour l'installation d'une cafétéria...

De plus il y a des erreurs historiques. On assimile au mouvement des Lumières les bâtisses qui représentent le pouvoir absolu des rois (les bâtiments de l'intendant qui représentait le pouvoir du roi et des châteaux du XVIIIème siècle appartenant à la noblesse). On met ensemble Rousseau, Diderot... et tout ceux qu'ils dénonçaient !

C'est une vision téléologique de l'Histoire c'est-à-dire que tout est présenté comme devant arriver à la constitution de notre « métropole » actuelle comme s'il y avait un but, une sorte de fatalité ! On retrouve finalement cette vision d'un monde fixe où rien ne bouge tel que nous l'avons dit lors du Débat d'orientation budgétaire (voir ci-dessus). C'est une perception que la droite approuve d'ailleurs par la bouche de B. Nemitz : on ne fait que citer des architectes et on les met les uns à côté des autres, comme si rien n'évoluait. Ce projet fait penser au projet avorté de N. Sarkozy, le musée de l'histoire de France destiné à vanter les grandes gloires de la France, une vision réactionnaire de notre histoire.

Vote contre de Maria-Helena Loew et Cédric Maisse

Point 32 - Question orale - Cotisation foncière des entreprises (CFE)

Aux observations formulées par la droite aussi bien que par nous en fin de séance avec cette question orale, la majorité n'a apporté aucune réponse satisfaisante. Nous ne parlons pas ici de multinationales, mais de petits commerçants et artisans, dont certains voient leur avenir remis en question par le niveau de cette taxe.
Tant du côté du président de la métropole que du Vice-président aux finances Jacques Lessard, on s'est réfugié derrière la responsabilité de l'Etat.

Certes, la droite (dont le candidat Alain Gest, par le biais de son vote à l'Assemblée) a décidé la suppression de la taxe professionnelle, qui a profité aux grosses entreprises et pénalisé les petites. Mais on ne peut pas se contenter de faire retomber la faute sur l'opposition.
Notre collectivité doit travailler à des dispositifs d'exonération et de subventions pour atténuer les effets de cette réforme injuste.

 

À noter que nombre d'élus sont partis avant même que nous ayons fini de lire la question orale. Il est vrai que nous avions débattu de tout cela pendant le débat d'orientation budgétaire mais il fallait écouter notre analyse et la réponse donnée par J. Lessard. La question est si gênante qu'elle les fait quasiment fuir et leur faire oublier toute politesse.

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