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Le blog de Cédric Maisse

COMPTE-RENDU DU CONSEIL D'AMIENS-METROPOLE DU 4 JUILLET 2013

10 Juillet 2013 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Nous avons été déçus par le compte-rendu rédigé par le Courrier Picard du samedi 6 juillet. La proposition de gratuité répondait à une augmentation des prix. A moins que le journaliste présent estime que ces augmentations sont négligeables comme l'a dit le vice-président aux transports Th. Bonté. De plus ce jour même, le Courrier Picard parle des augmentations du régime indemnitaire ce dont il était question à ce conseil. Le Courrier Picard est le seul média d'importance à continuer à suivre les conseils des collectivités, c'est bien mais il est tout de même dommage qu'il n'ait pas profité de cet article pour donner notre point de vue exprimé en conseil en tant que représentants élus.

 

Décisions du président :

 

Le tarif à l’unité ne change pas, tant mieux. Mais pratiquement tous les autres tarifs augmentent :

  • le carnet de 10 tickets augmente de 4%

  • l’abonnement d’un mois annuel augmente de 14%

  • les étudiants, qui avaient fait circuler une pétition pour demander des baisses de tarifs, subissent également une hausse de 2,8% sur l’abonnement mensuel et de 5% sur l’abonnement annuel.

  • L’abonnement annuel jeune augmente de 7%

 

Par ailleurs, il est question dans les délibérations de la semaine de la mobilité : le ticket journée passe de 3,50 € à 1 € pour cette période. Pourquoi ne pas proposer la gratuité, au moins au cours de cette semaine, si l’on veut vraiment relancer la fréquentation du réseau ? Et plus largement, quand on sait que les recettes ne financent que 17% des frais de fonctionnement, autant rendre le réseau de bus tout simplement gratuit ?

 

 

Point 20 : Avenant à la Délégation de Service Public transports

 

On répond aux besoins exprimés par les Amiénois. C'est plutôt une bonne chose. MAIS

 

On ajoute en 2013 10 000 km commerciaux supplémentaires pour répondre à ces besoins. C’est une année électorale, il ne faut donc pas trop de mécontents.

 

Pourtant, d’ici à 2017, le nombre total de km commerciaux va baisser de 3000 par an, ce qui le fait in fine retomber à son niveau initial.

 

Dans le même temps, on prévoit une hausse du taux de couverture des recettes :

Ainsi les dépenses de personnel baisseront, et dans le même temps, les recettes, et donc les tarifs des tickets et des abonnements, augmenteront.

 

C’est une logique d’austérité. Résultat : un service de moindre qualité coûtera plus cher.

 

Il serait plus utile de faire la gratuité : des villes de droite comme de gauche l’ont fait, c’est dans le programme présidentiel du Front de gauche, et c’est conforme à l’esprit du programme de la majorité de 2008.

 

ABSTENTIONS : 2 (M.-H. Loew et C. Maisse)

 

Point 15 : augmentation du régime indemnitaire du personnel municipal

 

Sur la forme, on constate l’habituel manque de concertation : ainsi le dossier voté le soir en Conseil de métropole, n’a été présenté que le matin même aux représentants syndicaux en CTP. C’est de l’improvisation. On se sert de la désorganisation pour faire passer ce que l'on veut dans la plus grande confusion.

 

Dans les faits :

Le matin même, les syndicats votaient contre ou s’abstenaient sur ce projet. Pour en connaître la raison, nous les avons contacté, ainsi que nous avons l’habitude de le faire (cf. dernier numéro de l’Aube nouvelle)

 

1) Deux directeurs généraux adjoints voient leur régime indemnitaire mensuel augmenter de 1200€ chacun, du fait d’un rééquilibrage par rapports aux autres Directeurs Généraux Adjoints (DGA). C’est donc une bonne chose.

Mais d’un autre côté, quand 18 ASVP demandent une augmentation de 45€, alors qu’ils gagnent le Smic, on leur répond que ce n’est pas possible car le budget est contraint. 45€ x 18 agents, ça fait 810 euros par mois. Alors que l’augmentation des deux DGA revient à 2400 euros par mois.

 

2) On créé dans l’échelonnement des régime indemnitaires un niveau 7 bis. Il y a d’abord un problème de logique : les niveaux s’échelonnent en ordre inverse jusqu’au niveau 1, le plus élevé. Or le niveau 7 bis est à 580 € quand le niveau 7 est à 497 € et le niveau 8 à 414 €. Il devrait donc s’agir d’un niveau 6 bis. Ce genre d’erreurs ajoute à la confusion.

Et comme dirait Martine Aubry, « là où c’est flou, il y a un loup ».

 

3) Nous ne sommes pas contre les revalorisations. Mais autant être clair et ne pas créer des seuils intermédiaires. C’est une bonne chose de rémunérer le personnel en fonction des missions et responsabilités qui lui incombent. Mais il faut que les changements de niveau dépendent de la responsabilité du président, et non d’une commission de travail qui dilue les responsabilités.

 

4) Enfin, il faut penser aux catégories C. C’est une question d’équité, équité mise en avant constamment par G. Demailly.

 

ABSTENTIONS : 2 (M.-H. Loew et C. Maisse)

 

 

Point 21 : subvention à Business & decision

 

Il s’agit d’une multinationale installée dans 16 pays. Elle emploie 2500 salariés, et son chiffre d’affaires est de 221,9 millions d’euros. On peut déjà douter de la nécessité pour elle de bénéficier d’une subvention de 200 000 euros de la part de notre collectivité.

 

Parmi ses clients, on trouve des banques (telles que UBS, ancienne banque de notre ami Jérôme Cahuzac, BNP Paribas, ou encore JP Morgan qui est mêlée à la fameuse crise des Subprimes). Quand on voit la responsabilité de ces dernières dans la crise financière de 2008, on peut se poser des questions sur la qualité de leurs conseils.

 

Comme toutes les entreprises désireuses de s’implanter ailleurs, Business & decision fait jouer la concurrence entre les territoires : c’est à la collectivité qui donnera la plus grande subvention que reviendra le « privilège » d’accueillir l’entreprise.

 

CONTRE : 2 (M.-H. Loew et C. Maisse)

 

Point 45 : Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine

 

Un équipement culturel qui est le bienvenu. On peut toutefois s’interroger sur la faiblesse du budget qui lui a été alloué. Quand on peint les plafonds en noir pour que les câbles ne se voient pas trop, on peut se demander si c’est suffisant alors qu’il s’agit de l’image que va renvoyer notre ville. La cathédrale et le projet méritent mieux que cela.

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