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Le blog de Cédric Maisse

COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DE L'AUBE NOUVELLE DU 11 AVRIL 2014

13 Avril 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Avant de commencer notre fête pour prolonger tous les bons moments de notre campagne des élections municipales, nous avons décidé de débattre sur l'Aube nouvelle et l'avenir de la gauche en général sur Amiens.

En tant que président de l'association des amis de l'Aube nouvelle, j'ai pris la parole le premier. J'ai fait le compte-rendu de notre rencontre avec le PS au soir du premier tour (le 23 mars 2014) avec plus de détails que je n'avais pu le faire sur mon blog. J'ai insisté sur le manque de réalisme des dirigeants du PS qui nous ont méprisés tout en maudissant notre existence politique.

J'ai insisté aussi sur le fait que certains anciens élus qui avaient participé à la politique d'austérité du PS au sein de l'ancienne majorité municipale (E. Desjonquères, I. Graux) investissaient déjà le Front de gauche. Pour quelles raisons ? S'agit-il d'opportunisme ? Surtout à un moment où le PS est en perte de vitesse... La question est de savoir si l'Aube nouvelle doit entrer dans le Front de gauche ou non, sachant qu'on ne peut pas laisser cet outil politique aux mains de ceux qui veulent déjà faire oublier la politique anti-sociale qu'ils ont menée entre 2008 et 2014.

Par ailleurs,si nous voulons continuer notre mouvement il est nécessaire que chacun adhère car nous n'avons plus d'élus pour constituer un noyau militant qui puisse s'exprimer en assemblée, apparaître dans les médias...

Pour l'Aube nouvelle, nous allons organiser notre habituel repas fin juin 2014, un dimanche. En septembre, faut-il tenir un stand à la fête de l'Humanité ? Nous l'avions fait en 2009 et 2010 mais nous avions arrêté faute de moyens humains et financiers. Mais il semble que la Fédération PCF de la Somme ou la section d'Amiens n'aient pas l'intention de se lancer dans cette entreprise. Il faudrait peut-être que l'Aube nouvelle relève le défi...

Autre perspective : relancer l'Aube nouvelle en tant que journal comme il l'était jusqu'au numéro 10. Son prix devrait passer de 0,50 € à 1 € car nous n'avons plus les indemnités de nos élus municipaux pour nous permettre de compenser un coût aussi modique. Faut-il revenir en kiosques ? Nous devons aussi envisager de refaire du porte-à-porte pour le vendre comme nous le faisions auparavant avec une pétition qui suscite échanges et débats avec les Amiénois rencontrés.

Après ce long préambule, la parole est donnée à l'assemblée.

Frédéric Damiens :

Il faudrait mettre en ligne le journal. Il ne s'agit pas de le mettre en accès libre mas de susciter l'intérêt. Cela serait en complémentarité avec le porte-à-porte.

Claude Chaidron :

L'Aube nouvelle doit devenir un support pour une expression de masse. Il n'est pas forcément nécessaire que le journal intègre le Front de gauche. On peut y être en tant que représentants du PCF ou du PG mais on peut préserver l'association et son journal du manque de lisibilité du Front de gauche.

Nous devons continuer à nous exprimer au quotidien, c'est sûr...

Le PS n'est pas mort (c'est en réponse à mon introduction où je disais que le PS n'avait plus rien à proposer, je parlais de mort idéologique pas de la structure). Les socialistes retombent toujours sur leurs pieds. Ils savent gérer les reflux électoraux pour revenir ensuite.

Le PS a déjà constitué des tickets pour les prochaines élections cantonales. Avec qui ? Avec le PCF bien sûr sous la houlette de Joël Carliez. Ils se sont déjà partagés les 7 cantons qui couvrent Amiens. Ce qui montre aussi la fébrilité du PS, c'est que ses élus ont redécoupé les cantons pour en préserver le plus possible.

Il faut que vous sachiez aussi que Gérald et moi avons quitté le groupe PCF-Front de gauche pour rejoindre le groupe des dissidents du PS présidé par Isabelle Demaison (groupe gauche solidaire). En effet, nous avons refusé de voter un redécoupage des cantons qui n'est destiné qu'à servir les intérêts électoraux du PS. Il se trouve que la droite a voté contre aussi. C'est alors que Laurent Beuvain, attaché du groupe PCF-Front de gauche, s'est exclamé alors qu'il fait partie du public et qu'il n'a pas le droit d'intervenir dans les débats :

« - C'est un vote rouge-brun ! »

Il nous a donc assimilés publiquement à des fascistes. Comme par hasard, ni Claude Jacob, président du groupe PCF-Front de gauche, ni Christian Manable, président du Conseil général de la Somme, n'ont rien entendu. J'ai demandé des excuses. Laurent Beuvain avait courageusement disparu. J'ai donc demandé à Claude Jacob de les faire puisqu'il est son employeur. Il les a faites mais je vais demander également à Christian Manable d'en faire puisque Laurent Beuvain fait partie de son cabinet au titre de chargé d'une mission pour laquelle il est rémunéré par lui directement.

Patrick Le Scouëzec :

Nous devons continuer sur la durée notre campagne pour la gratuité des bus.

Nous devons initier une pétition pour l'ouverture d'un centre médical public à Amiens-nord qui va devenir un désert médical quand l'hôpital sera transféré au sud. Notre but est de défendre les services publics en général.

En plus de sortir un journal, nous devons continuer à publier des bulletins de quartier comme je le faisais auparavant avec l'Impertinent, le journal de ma cellule. Il faut poursuivre selon la même méthode que celle que nous avons employée pendant les municipales.

En ce qui concerne le Front de gauche, le PCF sort affaibli de ces élections. Jusqu'à maintenant le Front de gauche était structuré par le PCF sur Amiens. Il en sort donc également affaibli. C'est pourquoi on ne sait pas trop où il peut aller à l'heure actuelle.

René Boutin :

Nous sommes obligés de continuer. Notre score de 9 % est honorable pour des inconnus. Il faut continuer à faire du porte-à-porte pour espérer mieux car il n'y avait que deux listes dans les médias. Ce qui compte, c'est le porte-à-porte. Les gens ne comprendraient pas que l'on ne continue pas. Nous ne devons pas devenir un groupe comme un autre. Il faut aller à la rencontre des gens pour recueillir leurs revendications et les porter sur la place publique.

À la suite de ce court débat, nous avons commencé notre fête en partageant ce que chacun avait rapporté à boire et à manger. Nous avons activement discuté tout en écoutant chants et musiques... La politique n'exclut pas la chaleur humaine, au contraire...

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