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Le blog de Cédric Maisse

Le logement, parent pauvre des élus amiénois

28 Septembre 2015 , Rédigé par Cédric Maisse

Encore un projet de logements mort-né à Amiens ! L’Ecoquartier de Victorine-Autier ne verra pas le jour alors qu’on manque cruellement de logements à Amiens.

En effet, depuis 25 ans, Mrs de Robien et Demailly ont refusé de s’attaquer à la pénurie de logements à Amiens. Durant cette période, on a construit juste assez pour maintenir la population d’Amiens (135000 habitants), soit 750 à 800 logements nouveaux par an.

Et pourtant, cela perdure ; on continue à donner la priorité aux logements spéculatifs.

Ainsi, sur la période 2012-2014, on a construit à Amiens les 800 logements habituels par an. Mais, l’effort de construction a plutôt porté sur les résidences d’étudiants et de tourisme, et la « construction sur bâtiment existant » terme qui recouvre bon nombre de transformations de maisons amiénoises en chambres ou studios (200 par an). C’est un marché juteux et rentable, au départ, développé pour répondre à la pénurie de logements étudiants. Mais, aujourd’hui, ces petits logements souvent chers servent aussi de refuge aux travailleurs précaires, faute de place en logement social.

De même, les élus favorisent les projets immobiliers neufs dont les coûts sont élevés (3200 à 3300 € le m² en moyenne en 2014), que les propriétaires répercutent sur leurs loyers de location, excluant de ces logements les Amiénois les plus modestes. Ces coûts sont d’ailleurs si élevés que, sur les 27 programmes immobiliers en vente à Amiens en septembre 2014, 3 ont été arrêtés en phase de commercialisation, faute d’acquéreurs potentiels !

Ces prix d’achat élevés, et les loyers dans le locatif privé qui en résultent, sont la conséquence des avantages fiscaux accordés aux acheteurs de logements neufs dans le but de les louer. De M. de Robien à ses successeurs au Ministère du Logement, tous ont favorisé la spéculation sur le logement neuf par de généreux crédits d’impôts sans pour autant régler la crise du logement !

L’ensemble de ces priorités municipales ont fait d’Amiens une ville à l’habitat cher. Il est tant de donner à cette politique une nouvelle orientation.

Cette cherté des loyers font que les demandes de logements sociaux explosent : 8000 dossiers sont en attente dans l’agglomération amiénoise. Or, on construit actuellement moins de 200 logements HLM par an à Amiens, ce qui est insuffisant pour répondre à ces besoins.

De plus, cette pénurie est aussi entretenue par le fait que, sur ces 70000 logements amiénois, près de 9%, soit 6200, sont vacants, auxquels il faut en rajouter 900 dans le reste de la métropole. Ce volume augmente régulièrement au fil des ans.

C'est pourquoi il est urgent de redonner la priorité à la construction de logements sociaux à Amiens et d’intervenir en remettant sur le marché une partie de logements et locaux vacants en en réquisitionnant un certain nombre et en mettant sur pied un système municipal de préemption et de réhabilitation pour remettre sur le marché une partie de ces logements.

Pour l'Aube nouvelle, 

Patrick le Scouëzec

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Réforme territoriale : non à une Direction régionale de l’Agriculture au rabais à Amiens !

20 Septembre 2015 , Rédigé par Cédric Maisse

Les fonctionnaires d’Amiens n’ont rien à craindre : rien ne va changer début 2016 ! Tel est le message martelé par les ministres, dont Valls lui-même, venus à Amiens à propos des conséquences de la réforme territoriale pour la Picardie et Amiens.

Mais au-delà de cette propagande, la réalité est toute autre. Dès le 1er janvier, une quarantaine de personnes du Service général des affaires régionales (SGAR), chargé de coordonner auprès du Préfet la politique de l'État en Picardie en matière de développement économique et d'aménagement du territoire, sont appelés à quitter la région ou à se retrouver sans emploi !

A cela s’ajoute le départ progressif de tout l’encadrement de l’administration : les directeurs de la DREAL et de la DIRECCTE partent, la Préfète devrait quitter son poste en novembre. Ainsi, en quelques mois, une bonne centaine de cadres de l’administration amiénoise auront déjà quitté Amiens.

Avec eux, c’est souvent aussi une bonne partie de la connaissance des problèmes et projets picards qui part et pas à Lille, puisque nombre d’entre eux en profitent pour tourner la page et aller ailleurs que dans le Nord. Cela va donc affaiblir la position de la Picardie au sein des organes de décision lillois.

ET CELA VA S’ACCÉLÉRER. En effet, bien qu’étant l’une des deux seules directions régionales Nord-Pas-de-Calais-Picardie implantées à Amiens avec la DRJSCS, la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) d’Amiens a décidé de ne pas appliquer les instructions gouvernementales.

En effet, les consignes nationales sont que l’état-major et les chefs de service, avec l‘essentiel de leur service, soient au siège de la direction régionale. Cela sera vrai partout, sauf en Picardie ! Le directeur préfigurateur de la DRAAF d’Amiens a décidé de localiser deux de ses six services – FranceAgriMer 1 et le service statistique (SRISE) – à Lille !

En clair, nous serions la seule direction régionale de France à avoir un état-major en grande partie démantelé ! Et cela se fait avec la complicité des élus locaux, de droite comme socialistes, qui, bien qu’au courant, ne disent rien, montrant que l'action « Amiens Capitale » n’est qu’une opération politicienne.

Pourtant, la même tentative d’imposer une DRAAF au rabais a échoué en Limousin. Cette proposition a soulevé localement une telle opposition que le directeur de la DRAAF du Limousin a été renvoyé et son projet abandonné !

C’est pourquoi nous demandons, de la même façon, que le Préfet et les services du Premier ministre désavouent, comme à Limoges, la décision du directeur de la DRAAF de Picardie et confirment au contraire leur engagement à localiser tous les chefs de service, c’est-à-dire les organes de décision, et les emplois s’y rattachant, à Amiens. Il en va de la place d’Amiens et de la Picardie dans la future grande région !

Nous demandons qu’il en soit de même, bien évidemment, pour la DRJSCS Nord-Pas-de-Calais-Picardie à Amiens.

1 Ce service territorial a pour missions de connaître les marchés de l’agriculture et de la pêche et d’aider à leur régulation, en faveur des filières pour notamment renforcer leur efficacité économique. Par ailleurs, ils accompagnent les producteurs et opérateurs de ces filières.

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Le Pen n'est pas la bienvenue à Amiens mais l'est bien à France 3 Picardie

20 Septembre 2015 , Rédigé par Cédric Maisse

Lors des élections municipales, un journaliste de France 3 Picardie m'avait dit et redit que le FN était devenu, selon lui, un parti comme les autres. On voit le résultat dans le choix des temps octroyés à chacun. Aucune parole d'opposant au FN ! Bravo le pluralisme !

 

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Privatisations, suppressions d'emplois, la droite amiénoise poursuit la politique d'austérité du PS

17 Septembre 2015 , Rédigé par Cédric Maisse

Dans le Courrier picard de ce jour, nous découvrons sans surprise l'avenir que nous réserve la droite municipale. Sans faire preuve d'imagination, elle poursuit la politique menée par le PS auparavant. D'abord ce sont les privatisations. Comment peut-on envisager sérieusement de déléguer à une entreprise privée la gestion d'une piscine ? On a pu voir ce que cela a donné à Paris : le prix des entrées s'est envolé. Un tel équipement est structurellement déficitaire. Pour être à la portée de tous, il faut que la collectivité consacre une partie des recettes fiscales au fonctionnement des piscines. C'est une façon de redistribuer les richesses. Si Amiens-Métropole multiplie par deux le prix des entrées , il s'ensuivra une baisse de fréquentation et par conséquent le déficit sera le même. Le seul effet sera négatif : moins de monde pourra accéder à la piscine.

Dans un contexte de chômage massif, il est aberrant que la mairie supprime 10 postes d'animateur et que le service de relevé des compteurs d'eau ne puisse pas remplir correctement sa mission. Les besoins existent et il ne manque pas de personnes compétentes sur le « marché » du travail pour assumer ces missions.

La droite envisage de plus en plus sérieusement d'augmenter les impôts au contraire de celle qu'elle a promis lors des élections municipales. C'est exactement le même comportement que le PS en son temps.

La droite et le PS, de fait, font la même politique. François Hollande réduit toujours plus les dotations d'État aux collectivités territoriales, ce que faisait également Nicolas Sarkozy. La démocratie locale en souffre puisque les mairies n'ont plus la liberté de mener des politiques qui pourraient aller à l'encontre de l'asphyxie des services publics. La droite municipale a beau jeu de rendre l'État géré par le PS responsable de sa politique antisociale. Elle est, en réalité, complice car elle ne rechigne pas à privatiser et à supprimer des postes au sein de nos collectivités.

L' « opposition » de gauche au sein de la mairie et d'Amiens-Métropole ne peut émettre une telle critique puisqu'elle a mené la même politique entre 2008 et 2014. Elle ne présente donc aucune alternative.

Seul notre journal, l'Aube nouvelle, continue à proposer une autre politique comme il le fait depuis sa création en 2009.

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Le stand de l'Aube nouvelle à la fête de l'Humanité marque la rentrée politique du journal communiste amiénois

2 Septembre 2015 , Rédigé par Cédric Maisse

L'Aube nouvelle fait sa rentrée politique en organisant un stand à la fête de l'Humanité les 11, 12 et 13 septembre prochains (allée Woody Guthrie, dans l'espace nord). Pour la deuxième année consécutive, les communistes de l'Aube nouvelle prennent en charge toute la logistique et les dépenses d'investissement nécessaires pour que la fête soit un succès et reste un point de repère pour les habitants d'Amiens et de la Somme. Ainsi nous organisons un car qui partira de la place du cirque à Amiens à 8 H le dimanche 13.

Fidèle à sa volonté de créer des espaces d'échange d'idées, l'Aube nouvelle va organiser deux débats :

- Le premier concernera la question de l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Il sera précédé de la projection d'un film « à Bure pour l'éternité » réalisé par Sébastien et Éric Bonetti. Ce documentaire pose la question de l’environnement, et en filigrane celle du modèle économique et social, que l’on souhaite offrir aux générations qui nous succéderont, en présentant des alternatives au nucléaire existantes. Rendez-vous est pris pour le samedi 12 septembre à 10 H 30 dans le stand de l'Aube nouvelle.

- Le deuxième débat portera sur la Picardie face aux conséquences néfastes de la « réforme territoriale » écrite à la va-vite sur un coin de bureau à l'Élysée un dimanche soir par un président de la République qui refuse toute concertation démocratique avec les populations concernées. Ce débat aura lieu le dimanche 13 septembre à 11 H dans le stand de l'Aube nouvelle en présence d'un représentant du Club action Picardie.

D'autre part l'organisation de ce stand marque la rentrée politique de l'Aube nouvelle. Dans trois mois auront lieu les élections régionales et notre organisation qui a reçu une certaine audience lors des dernières élections n'a toujours pas été contactée par les partis qui se situent à gauche du PS. Pourtant nos campagnes pour la gratuité des bus (une proposition du Front de gauche) et pour un centre de santé public à Amiens nord continuent de susciter un vif intérêt chez nos concitoyens.

L'Aube nouvelle participe également à la campagne du club action Picardie qui défend le maintien des services publics de proximité en Picardie et l'idée qu'Amiens ne soit pas juste un territoire de transit, considéré comme un désert, mais comme un vrai pôle de développement culturel et économique.

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