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Le blog de Cédric Maisse

Les quartiers d’Amiens à la loupe (MARDI 3 JUIN – 18H au 303 route de Paris)

29 Mai 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Notre société change sous les effets de la crise. Amiens n’y échappe pas. Cela a eu une incidence sur les revenus des Amiénois, avec ceux qui se sont appauvris mais aussi ceux qui en ont profité, creusant ainsi les écarts de niveaux de vie entre les différents quartiers de notre ville.

Ces disparités entre quartiers ont été renforcées par les différentes politiques d’habitat menées par les maires de notre ville depuis une bonne vingtaine d’années. Elles ont, notamment, été caractérisées par une insuffisance de construction de logements et par leur coût, ce qui a eu pour effet de modifier profondément la composition sociale de certains secteurs de notre ville.

De ce fait, ces mutations ont conforté la concentration des plus riches ou des plus pauvres au sein de notre ville.

A un moment où l’État veut redéfinir ses priorités en matière de politique de la ville, l’Aube nouvelle vous convie à une présentation de l’analyse de ces mutations qu’ont connu les quartiers d’Amiens. Ce sera aussi l’occasion de dresser un bilan de la politique gouvernementale menée dans les quartiers connaissant des difficultés économiques, politique qui a coûté des dizaines de millions d’euros, pour quels résultats ?

 

 

Rendez-vous MARDI 3 JUIN – 18H au 303 route de Paris

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Le forcené de l'austérité...

16 Mai 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Dans le Courrier picard du 15 mai 2014, Jacques Lessard, qui est censé être communiste, proteste contre le rétablissement de la deuxième collecte hebdomadaire des ordures ménagères.

Cela va à l'encontre du développement durable selon lui. Évidemment il ne se pose déjà pas la question de ce qu'est le développement durable. N'est-ce pas un alibi écologique pour mieux favoriser la croissance des profits ? N'est-ce pas un moyen de faire de l'argent avec un label écologique ? Non il adopte la définition communément admise : on favorise une croissance qui pourrait créer des emplois tout en respectant la nature. Nous sommes habitués à ce qu'il ne se pose pas de question, il est si convaincu d'avoir toujours raison.

La suppression d'une tournée n'a pas occasionné autant d'économies qu'il le prétend. Les trajets sont plus longs et les équipes d'éboueurs sont contraintes de faire plus d'allers-retours car la capacité de leur camion n'a pas augmenté. Il n'y a donc que peu d'économies faites sur le carburant.

Monsieur Lessard ne tient pas compte des conditions de travail du personnel. Les poubelles sont plus lourdes à transporter. Mais de cela il se moque éperdument.

Le confort des Amiénois est le moindre de ses soucis. Certains d'entre eux, qui vivent dans d'étroites maisons amiénoises, stockent les déchets de toute la semaine chez eux. Cela ne sent pas très bon en fin de semaine surtout quand on mange du poisson ou des fruits de mer. Monsieur Lessard a encore réussi à faire une délégation de service public. Ce sont les usagers qui stockent chez eux, à la place d'Amiens-Métropole, les déchets avant leur traitement ! Les Amiénois devraient lui demander une contribution pour service rendu à la collectivité. Ce serait une demande bien conforme à la mentalité de Jacques Lessard...

Il prétend avoir fait économiser 250 000 € en fonctionnement à Amiens-Métropole. L'austérité est-elle un objectif en soi ? Rendre un service de qualité à la population, n'est-ce pas préférable ? Il répond clairement non. Il ne sait donc toujours pas pourquoi il a perdu les élections municipales. Comment la gauche peut-elle se reconstruire à Amiens avec de tels représentants incapables d'examiner avec un minimum de recul critique leurs actions passées ?

Jacques Lessard a toujours cette obsession que les économies doivent servir à financer d'autres actions. Pour lui, il est évident qu'il faut nécessairement fermer un service pour en créer un nouveau. Où est le progrès dans ce cas ? Si on admet ce discours, aucun développement n'est possible. Il n'a aucune ambition, ni imagination... Ne peut-il vraiment pas percevoir qu'il faut rompre avec la politique de Gilles Demailly pour gagner un peu de crédibilité ? D'ailleurs le PS a déjà effacé les années Demailly lors de la campagne. L'entend-on protester à l'instar de Jacques Lessard ? Non ! Le PS fait preuve de prudence.

Que dire de cette affirmation « 55 à 60 % de la population amiénoise ne sortait son bac à ordures qu'une fois sur deux » ? Donc on ne s'occupe pas des 40 à 45 % qui avaient besoin de deux ramassages par semaine. Qu'ils se débrouillent ! L'essentiel est bien qu'Amiens-Métropole fasse des économies ! Quelle étrange mentalité... En tout cas, elle n'a rien de communiste. On ne laisse pas une bonne partie de la population sur le carreau sous prétexte qu'elle est minoritaire. Monsieur Lessard n'a rien compris à la philosophie des services publics. Avec ce genre d'idées on pourrait laisser à l'abandon les départements de la Creuse ou de la Lozère...

Quant au Grenelle de l'environnement, il n'y a plus que Jacques Lessard pour s'en servir comme référence, surtout que ce Grenelle était un amalgame de bonnes intentions destiné à faire la promotion verte de Nicolas Sarkozy.

Par ailleurs la suppression de la deuxième tournée hebdomadaire a été votée subrepticement au beau milieu du « plan déchet » sans que les élus de l'exécutif en expliquent les enjeux aux délégués de la métropole. Ensuite il a bien fallu venir au-devant des Amiénois et c'est là que le Grenelle de l'environnement a servi de prétexte pour justifier une mesure inefficace qui ne génère en rien de véritables économies...

Jacques Lessard s'est fait discret pendant les six ans de mandat même pendant les élections intermédiaires où il était candidat et ce n'est que lorsqu'il se retrouve dans l'opposition qu'il apparaît, tout cela pour défendre une politique que les Amiénois ont clairement rejetée.

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Contre le licenciement d'un journaliste au Courrier picard

7 Mai 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Les communistes de l'Aube nouvelle soutiennent le mouvement de grève des journalistes du Courrier Picard.

Le groupe Rossel-Voix du nord qui possède le journal a l'intention depuis longtemps de faire des économies d'échelle. Son but est de réduire le nombre de salariés en ayant pour ojectif à long terme, semble-t-il,  de fermer une agence du journal dans l'Oise. La direction néglige ses bureaux dans ce département. Il est donc normal que le journaliste qui en est responsable se rebiffe pour sauver son outil de travail.

Au lieu de discuter, sa direction a choisi de le licencier ! Cela devient bien trop habituel aujourd'hui. Un conflit entre salariés et direction ne se règle plus par des négociations : la direction licencie. On tente de se débarrasser du problème par l'exclusion et le rejet. Tout cela est bien disproportionné. Cela montre une certaine fébrilité. Le groupe Rossel a pour but de vendre aussi les locaux de la rue de la République à Amiens. Au lieu de dynamiser le journal, ce groupe cherche plutôt à en tirer des profits en accroissant la charge de travail des salariés au détriment de l'intérêt et de la qualité du journal, de ses salariés et de ses lecteurs. 

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Sur la décomposition du PCF de la Somme

4 Mai 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Le PCF est en crise aujourd'hui plus que jamais du fait de son absence de stratégie politique à long terme. Dans certaines villes, il reste fidèle aux orientations du Front de gauche, dans d'autres il s'allie au PS pour garantir l'existence de l'appareil. Il est donc coupé en deux parties.

La première partie est composée de permanents et d'élus. Elle est toute puissante et décide de tout. Elle choisit évidemment de transformer le PCF en supplétif du PS. C'est non seulement indigne mais cela en fait aussi le complice de la politique d'austérité menée par la bourgeoisie qui se sert du PS comme elle se servait de l'UMP. Le PCF n'a donc plus rien à dire. Il n'a pas besoin d'élaborer une réflexion critique sur la société. Il s'accroche à la locomotive du PS et se laisse tracter paresseusement. Dans notre cas, le PCF de la Somme atteint le dernier degré de la décomposition.

Son équipe dirigeante se limite dorénavant à 4 personnes :

- Joël Carliez est secrétaire départemental depuis 1989. Son absence de dynamisme est telle que plus personne ne vient au comité départemental (ils étaient une douzaine à la dernière réunion le mois dernier). Son objectif essentiel est de pérenniser son emploi de permanent. Il faut bien souligner le problème posé par le fait qu'il dirige une structure qui l'emploie, ce qui occasionne inévitablement un problème démocratique (c'est la bureaucratisation). Il resterait, selon les versions les plus optimistes, au maximum 400 adhérents dans le département.

- Laurent Beuvain est le secrétaire de la section d'Amiens plus ou moins officieux. Il est arrivé en 2001 après la perte de la municipalité de Mers-les-bains. Son rêve est d'être élu comme si cela pouvait être un objectif en soi ! Il voulait être adjoint à Amiens maintenant il souhaite devenir conseiller général. Il partage les mêmes intérêts que Joël Carliez : ne surtout pas revenir dans le monde du travail et tenter d'accéder à un mandat électif rémunérateur. Le parti est perçu uniquement comme un marche-pied pour leurs satisfactions personnelles.

- Jean-Claude Renaux, maire PCF de Camon, mène une politique de notable. Le collectif du parti n'est là que pour affermir son mandat. Comme le PCF n'apporte que peu de plus-value électorale, il peut le négliger. Il a certes pour le parti un attachement affectif mais il se méfie du front de gauche qui pourrait contrecarrer ses efforts pour lier le PCF au PS afin d'empêcher ce même PS de venir le menacer dans sa commune.

- Colette Finet, maire PCF de Longueau, a adopté la même stratégie. Elle s'est mise (comme Jean-Claude Renaux) au service de la politique d'austérité du PS entre 2008 et 2014 à la communauté de communes. À présent elle croit défendre sa commune en cogérant Amiens-Métropole avec l'UMP en compagnie du maire de Camon c'est dire le manque de conscience politique de ces élus communistes qui veulent se persuader que leur participation à l'exécutif est juste technique. Il est évident que Joël Carliez et Laurent Beuvain, dépourvus de mandat, ne peuvent rien imposer à ces deux élus...

 

La deuxième partie est composée de militants. Elle s'amenuise toujours plus car les adhérents fuient ou le peu qui reste abdique tout esprit critique. On entend ainsi de lâches arguments du genre : « Le PCF à Amiens, oh non, je ne veux pas m'en mêler... »

Le petit groupe dirigeant a ainsi beau jeu de maintenir son petit pouvoir. Il fait également tout pour qu'il y ait le moins d'adhérents possible puisqu'ils pourraient poser des questions gênantes ou vouloir participer au processus de décision.

Comme j'anime avec d'autres un groupe dynamique de militants et d'anciens adhérents groupe qui a tout de même réussi, avec le seul appui du PG de la Somme, à faire près de 9 % aux élections municipales, il a bien fallu m'exclure car le petit groupe dirigeant avait évidemment choisi de faire liste commune avec le PS dès le premier tour. Soit on obéit, soit on est viré ! Et même exclu nous ne sommes pas intégrés au front de gauche... 

J'ai fait appel à la direction nationale du PCF. Rien. Aucune réponse à mes courriers. La commission nationale des conflits est indifférente. On refuse ma cotisation. Le conseiller régional Olivier Chapuis-Roux du MUP est toujours au PCF malgré le fait qu'il a figuré sur la liste du PS aux élections régionales de 2010 alors que le front de gauche avait constitué une liste autonome en Picardie. La règle n'est pas la même pour moi.

Je finirai en citant deux passages d'Antonio Gramsci qui a dirigé le parti communiste italien à ses débuts. Ces deux passages montrent de manière générale et théorique le processus de décomposition qui est à l'oeuvre aujourd'hui au sein du PCF. Si aucun membre de la direction nationale ne vient à Amiens pour tenter de faire respecter au minimum la démocratie interne c'est que cette situation ne les choque pas et qu'elle existe donc dans les autres départements.

Quand le parti est progressiste, il fonctionne « démocratiquement » (au sens d'un centralisme démocratique), quand le parti est régressif, il fonctionne « bureaucratiquement » (au sens d'un centralisme bureaucratique). Dans ce dernier cas le parti est un simple exécutant, non délibérant : il est alors techniquement un organe policier, et son nom de parti politique est une pure métaphore de caractère mythologique.

Antonio Gramsci, cahier 14 : Mélanges, 1932-1934, la fabrique éditions 2011.

 

La capacité du parti à réagir contre l'esprit de routine, contre les tendances à se momifier et à devenir anachronique. Les partis naissent et se constituent pour diriger la situation dans des moments historiquement vitaux pour leurs classes ; mais ils ne savent pas toujours s'adapter aux tâches nouvelles, ils ne savent pas toujours se développer parallèlement au développement des rapports globaux de force (et donc à la position relative de leurs classes) dans le pays concerné ou dans le domaine international. Quand on analyse ces développements des partis, il faut distinguer : le groupe social ; la masse du parti ; la bureaucratie et l'état-major du parti. La bureaucratie est la force routinière et conservatrice la plus dangereuse ; si elle finit par constituer un corps solidaire, qui existe pour lui-même et se sent indépendant de la masse, le parti finit par devenir anachronique et, dans les moments de crise aiguë, il se vide de son contenu social et demeure comme perché dans les nuages.

Antonio Gramsci, cahier 13, petites notes sr la politique de Machiavel, 1932-1934, la fabrique éditions 2011.

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Sur la contradiction du Courrier Picard au sujet de la participation du PCF à l'exécutif UMP d'Amiens-Métropole

2 Mai 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Benoît Delespierre use d'ironie aujourd'hui en parlant « des militants de gauche pure et vertueuse ». Il qualifie ainsi Benjamin Lucas, membre des jeunes socialistes, mais aussi tous ceux qui, comme moi, s'en prennent à la décision des maires de Longueau et Camon de participer à l'exécutif UMP d'Amiens-métropole. On peut donc déduire que Benoît Delespierre préfère une gauche impure et vicieuse qui accepte des compromis inadmissibles. Pour lui, tout est normal. C'est technique. Pourtant il se rend compte qu'avec le changement de loi qui impose une plus grande représentativité au sein des assemblées de syndicats communaux, Amiens-Métropole devient une instance plus politisée même si nous avons tout fait pour qu'elle le soit sous Gilles Demailly. S'il allait au bout de son raisonnement, il devrait donc admettre que le choix des maires communistes a une portée bien plus grande qu'avant !

Nous soutenons la fermeté des huit élus de gauche d'Amiens de refuser de siéger dans les organismes où le FN pourrait être présent. Cela prouve encore que l'assemblée d'Amiens-Métropole est plus politique qu'avant. Nécessairement le journaliste du Courrier Picard doit revoir son jugement à moins que la contradiction ne le gêne pas : on ne peut pas dire que le choix des maires PCF est technique et affirmer en fin d'article que « la politique partisane est bel et bien présente au conseil d'agglomération ».

Quant aux justifications des maires communistes de cogérer avec l'UMP, elles sont d'une affligeante pauvreté politique et intellectuelle. Et elles le sont d'autant plus qu'elles sont bien reçues par le journaliste du Courrier Picard.

Premier argument de Jean-Claude Renaux et Colette Finet : « Moi, je défends les intérêts de ma commune. » Ils ne raisonnent pas en termes politiques. Ils ne défendent pas les salariés, les chômeurs et plus largement les victimes du système capitaliste mais leur commune ! En Italie on appelle cela du campanilisme. On défend sa ville sans tenir compte des oppositions d'intérêts qui existent à l'intérieur de la cité. Ils sont devenus des notables et leur parti n'a qu'à se taire et les suivre !

Deuxième argument : « Les habitants comprennent très bien mon choix ». Ils veulent faire croire qu'il y a une unanimité qui les soutient. C'est leur fief. N'allez pas mettre votre nez dans leur territoire ! Ils oublient que leur choix concerne l'ensemble d'Amiens-Métropole. Ils vont gérer avec la droite TOUTE la collectivité. Et ils vont le faire en notre nom aussi puisqu'ils sont étiquetés à gauche ! Comment construire une opposition de gauche à Amiens si elle est sapée par la participation de Camon et Longueau à l'exécutif de droite à Amiens-Métropole ?

 

Enfin la justification de Colette Finet entendue hier sur la manifestation du premier mai manque encore plus de sens politique. Elle prétend qu'elle s'est fait élire vice-présidente pour barrer la route à son rival Régis Richard. Ne peut-elle pas comprendre qu'elle aurait dû le laisser y aller pour dénoncer justement la gestion droitière à laquelle il aurait nécessairement participé ? Là c'est elle qui va endosser le mauvais rôle et qui va lui donner des arguments de contestation ! Et puis ce n'est pas en utilisant une rivalité personnelle que l'on justifie un choix politique qui contribue à la perte de repère de l'électorat en mêlant dans une même instance de direction la gauche et la droite...

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VENEZ AU 303 ROUTE DE PARIS (AMIENS) : IL FAUT S'ORGANISER !

1 Mai 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

POUR LUTTER CONTRE L’AUSTÉRITÉ IL FAUT S’ORGANISER

Le PS a connu en mars 2014 une de ses pires défaites électorales de son histoire. Pourtant il ne tire aucune leçon de ce clair désaveu.

Au contraire, il choisit de mettre à la tête du gouvernement Manuel Valls, le ministre le plus à droite et le moins représentatif (5 % aux primaires de son parti) qui soit. Plutôt que de renouer avec les Français en faisant une vraie politique de gauche, François Hollande choisit donc de mettre en oeuvre une politique d’austérité que la droite ne peut pas contester. Il espère ainsi lui disputer son électorat alors qu’il ne fait que rendre plus nécessaire le divorce entre l’Élysée et le peuple français.

À Amiens, Thierry Bonté, le candidat PS, soutenu par la direction du PCF de la Somme et les Verts, a suivi la même stratégie. Il a accepté sur sa liste la présence d’un membre de l’équipe de Gilles de Robien, celui là même que la gauche unie avait battu en 2008. Cela l’a conduit à l’échec.

C’est indéniable, le PS et ses supplétifs n’ont pas tenu les engagements pris avec les Amiénois et se sont enferrés dans une politique d’austérité synonyme de privatisation et de régression sociale.

Le faible score du PS en mars dernier (25 % au premier tour alors qu’il était sortant) témoigne d’un rejet du peuple à son égard malgré un appui médiatique important dont la liste présentée par l’Aube nouvelle et le PG a été privée.

L’électorat de gauche s’est également abstenu. Il a montré ainsi son ras-le-bol à l’égard d’un PS qui contrôle tout du sommet de l’État jusqu’aux municipalités et qui ne se préoccupe que de satisfaire les besoins des actionnaires et des rentiers.

Entre 2008 et 2014, nous avons pu mesurer que les amiénois étaient de plus en plus en colère contre la politique anti-sociales de la municipalité c’est pourquoi nous avons pris la décision de présenter une vraie liste de gauche. Évidemment la question de notre attitude à l’égard du PS au deuxième tour revenait souvent, l’inquiétude étant de ne pas savoir si nous allions ou non les rejoindre.

En vertu du programme que nous vous avons présenté, au regard de la politique désastreuse de l’équipe Demailly-Bonté, nous avons décidé de ne pas trahir la confiance de nos électeurs en signant une alliance contre-nature. Nous ne pouvions décemment pas apporter une caution de gauche à une majorité sortante qui s’était alliée avec une partie de la droite robienesque (JB Grubis, JC Oger...).

Le temps des alliances systématiques avec un Parti socialiste dont on n’a plus rien à attendre est révolu.

Notre score de près de 9 % laisse entrevoir des espoirs pour l’avenir. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, nous vivons dans le monde réel car nous sommes enseignants, ouvriers, chômeurs, syndicalistes, militants associatifs et politiques.

Nous poursuivrons donc la lutte avec vous en ce premier mai et vous donnons rendez-vous sur les marchés, dans vos associations, sur votre lieu de travail, mais aussi aux prochaines échéances électorales...

Nous vous invitons à participer à l’animation du local que nous venons de louer au 303 route de Paris à Amiens (voir l’article au dos). Nous souhaitons en faire avec vous un lieu de réflexion collectif qui permettra de prolonger la dynamique créée lors de la campagne des municipales

ALORS REJOIGNEZ-NOUS POUR RENDRE POSSIBLE UNE VRAIE ALTERNATIVE POLITIQUE À AMIENS.

C. MAISSE, rédacteur en chef

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VENEZ AU

303

ROUTE DE PARIS

À AMIENS

 

Notre avons la volonté, avec la location de ce local route de Paris, de favoriser la structuration et l’expression d’un collectif. Il s’agit de souder un groupe autour d’initiatives politiques partant des adhérents ou sympathisants du front de gauche eux-mêmes.

Le but est de permettre à chacun de s’exprimer. Chacun doit être dans la capacité d’apporter son point de vue et de militer en raison de son implication et de ses choix. La multiplicité des voix est une richesse. Chacun doit pouvoir donner son point de vue et pouvoir agir en fonction de ses disponibilités et des thèmes qui lui sont chers.

Pour atteindre cet objectif global :

1) Le Front de gauche doit s’ouvrir le plus largement possible sur la société et plus modestement sur la population de notre ville. Il faut rendre concrète l’idée de permanences régulières au sein d’un local clairement identifié. Aucun parti ne le fait en dehors des périodes de campagnes électorales. Le Front de gauche, lors de ses permanences, s’exprimera en tant que tel auprès de ceux qui viendront à sa rencontre.

L’objectif est de faire du local un lieu de vie et de partage. Ce n’est pas évident à mettre en place car il faut trouver des volontaires prêts à donner assez régulièrement de leur temps. Le local ne doit pas se limiter à être juste un espace de réunion interne.

2) Nous avons le devoir d’informer la population par la publication de tracts, journaux ou affiches à propos de certains projets (exemples : gestion des transports, traité transatlantique...) puis dans un deuxième temps de permettre à la population de concevoir un projet alternatif.

3) Il s’agit de se doter collectivement d’un outillage intellectuel pour traduire en mots nos révoltes. Cela doit permettre aussi de déterminer des objectifs de lutte. Nous sommes parfois dans le brouillard parce que nous subissons de plein fouet l’impact quotidien du « bourrage de crâne » de l’idéologie dominante.

L’objectif est donc bien de permettre à chacun de s’exprimer et de participer à la détermination d’objectifs de lutte de façon collective.

4) Nous voulons travailler avec toute association ou organisation partageant nos idées. Nous obtiendrons des succès en nous investissant dans la construction de l’unité. Nous devons être en mesure d’être utiles à ceux qui n’appartiennent pas au Front de gauche mais qui contribuent à la prise de conscience des injustices et qui permettent à nos idées d’émerger même si cela n’est pas perceptible immédiatement.

5) Le local doit servir à développer l’éducation populaire. Nous pouvons y organiser des débats, des projections de films, des échanges de critiques, des partages d’analyse... Plus ce lieu sera partagé plus il sera riche...

Le Front de gauche ne peut se renforcer et avoir de meilleurs résultats électoraux qu’en existant au quotidien. Il ne peut pas fonctionner sur le même mode que les autres partis en ne s’exprimant seulement que pendant les campagnes électorales. Il doit au contraire valoriser et guider les énergies populaires qui restent inexploitées aujourd’hui. On donne à l’échelle locale toute sa place. Et une telle organisation qui a pour objectif de changer la société doit servir d’exemple par son fonctionnement même. Cela passe par un échange constant entre le national et le local à tout moment.

Tout le monde n’est pas toujours d’accord. Ce qui compte c’est d’avoir des projets communs qui offrent des perspectives. Il n’y a que comme cela que l’on soude un collectif malgré tout ce qui peut nous séparer.

Tout le monde veut un renforcement du Front de gauche pour construire une société plus juste.

 

PROPOSITION D’ADHÉSION : JE REJOINS L’ASSOCIATION L’AUBE NOUVELLE

NOM : _______________________

PRÉNOM : ______________________

ADRESSE : ___________________________________________________________________________

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TÉLÉPHONE : ________________________________________________________

COTISATION : 5 EUROS

BULLETIN D’ADHÉSION À RENVOYER À CÉDRIC MAISSE 20 RUE DE VIGAN 80090 AMIENS

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