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Le blog de Cédric Maisse

Est-il possible de travailler ensemble au sein du Front de gauche amiénois ?

31 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Nous allons tenter de répondre à la longue lettre ouverte que nous a envoyée un sous-groupe d'ensemble, un nouveau courant fondé récemment au sein du Front de gauche. Encore une fois nous voilà mis en accusation. Cette fois ce n'est plus le PS... Qu'est-ce que c'est que cette manière de faire ? Pourquoi devons-nous toujours nous justifier ? Qui sont-ils pour réclamer des comptes ? S'il y a discussion, elle doit avoir lieu à partenaires égaux et non sous forme de procès...

1) S'adresser aux « dirigeants de l'Aube nouvelle » montre que nos interlocuteurs ne savent pas comment nous sommes organisés. Je me suis demandé qui c'étaient ces dirigeants. Je suis directeur de publication et rédacteur mais ensuite... Nous avons l'habitude de décider en réunion avec l'ensemble de nos militants. Passons... J'ai beau dire cela, on m'imagine toujours en autocrate. Et plus je dirais le contraire, plus on le croira, alors je ne dis plus rien.

2) L'Aube nouvelle souhaite intégrer le Front de gauche en tant qu'association mais, en réalité, elle y est déjà puisque ceux qui en forment le noyau sont membres du PCF avec quelques adhérents du PG.

3) Notre démarche politique suit celle du Front de gauche. Sur notre liste, il y avait 4 membres du PCF et 2 du PG. Tous les autres candidats font partie d'association ou n'ont aucune affiliation. L'idée du Front de gauche n'est-elle pas de faire participer tous ceux qui adhèrent au projet de société de cette organisation politique ? Mais cela ne semble pas s'appliquer à nous car nous sommes a priori soupçonnés de manœuvres politiciennes.

4) Le bilan de la municipalité sortante n'est pas fait. On parle du PS comme d'une entité qui n'a pas d'actions politiques réelles. Nous ne raisonnons pas ainsi. Nous partons avant tout de nos convictions. Si le PS, le PCF officiel amiénois illégitime, les Verts, les radicaux... votent des privatisations, nous votons CONTRE sans autre considération que notre analyse rationnelle de la décision. Ainsi la privatisation complète des bus dès la fin 2008 a entraîné une baisse de la qualité du service et une augmentation des tarifs. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Selon la lettre d'Unitaire(s), nous aurions eu tort car selon ce courant politique, la débâcle du PS entraînerait celle du Front de gauche. Donc nous sommes selon eux responsables de la débâcle actuelle du PS à Amiens ! Une telle hypothèse est irrecevable. C'est l'austérité pratiquée par le duo Demailly-Lessard qui a entraîné l'impopularité de la gauche amiénoise qui n'a plus de gauche que le nom !

5) L' « enjeu n'est pas de porter le débat auprès des socialistes » qui nous méprisent et refusent de nous écouter en nous traitant d'irresponsables. Non il faut s'adresser aux électeurs et notamment à ceux qui s'abstiennent car ils sont insatisfaits du bipartisme promu pas les médias dominants.

6) Si nous avions été plus nombreux pendant la campagne nous aurions peut-être pu convaincre plus d'électeurs de sortir de l'abstention pour nous rejoindre. Nous aurions peut-être aujourd'hui un groupe Aube nouvelle, Front de gauche à la mairie, mais si cela avait été le vœu d'Unitaire(s) ses militants nous auraient rejoints. Or cela n'a jamais été le cas.

7) Le mot avant-garde est avancé. Qu'est-ce que cela veut dire ? Nous aurions ainsi des pratiques ringardes. Tout dépend du sens que l'on met dans le mot avant-garde. Que doivent faire ceux qui ont une conscience des inégalités et des injustices générées par le système capitaliste ? Ils doivent se taire pour ne pas être taxés d'avant-gardisme ?

8) Nous rejetons toute personnalisation du pouvoir. C'est le système politique et médiatique qui crée cela. Bien sûr que l'Aube nouvelle n'est pas le Front de gauche sur Amiens. Seulement nous avons créé une dynamique conforme à la philosophie du Front de gauche : indépendance par rapport au PS, propositions allant dans le sens du progrès social (bus gratuits, premiers mètres cube d'eau gratuits...) et participation de militants venus de tous horizons. Cela ne compte pour rien aux yeux d'Unitaire(s).

9) Tout ce que nous avons fait est méprisé. Les 14 numéros de l'aube nouvelle comptent pour zéro. Notre action est assimilée à un hold-up politicien sur le Front de gauche. Nous ne sommes pas dignes de faire partie du Front de gauche. Il est vrai que c'est mieux de travailler avec un premier adjoint qui n'a jamais pris position sur les mesures antisociales de la mairie de 2008 à 2014.

10) Qu'a fait la gauche unitaire pendant toutes ces années ? Jamais elle n'a aidé l'Aube nouvelle et les élus communistes qui dénonçaient les effets de la politique d'austérité sur notre Ville. Non il fallait garder le silence pour ne pas gêner les autres élus communistes qui n'étaient là que pour aller à la soupe ou pour prendre des poses de notable pétendûment sérieux.

En conclusion, nous ne refusons jamais de discuter mais il s'agit de définir les bases de cette discussion. Nous n'avons de compte à rendre à personne. Nous sommes libres. Et les membres de l'Aube nouvelle qui appartiennent au PCF sont au Front de gauche, il n'est donc pas besoin de discuter là-dessus.

Ce qui nous intéresse plutôt, c'est l'organisation de la campagne des élections européennes qui commencent tout de suite après celles des municipales. Créons les conditions pour travailler ensemble.

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Qui est le Front de gauche aujourd'hui à Amiens ?

28 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Tandis que le PS et ses supplétifs continuent de m'insulter sur twitter sous couvert d'un courageux anonymat (exemple de Thierry M. : bref! je te répond, va te faire mettre gros blaireaux de gauchiste, pas capable de faire mieux que le FN ! perdant comme Mélanchon), quelques membres du Front de gauche amiénois appellent à voter pour Thierry Bonté au deuxième tour des municipales parmi lesquels se trouve l'encore premier adjoint de Gilles Demailly, le dénommé Etienne Desjonquères. Bien sûr leur tribune fait comme si la liste de l'Aube nouvelle n'avait jamais existé. ils adoptent donc la même attitude que le PS à notre égard au début de la campagne. Nous ne comptons pour rien à leurs yeux. Cela augure mal de la prochaine campagne pour les élections européennes...

Mais je laisse la plume à Patrick Le Scouëzec, 5ème de la liste de l'Aube nouvelle : Amiens combat l'austérité, qui répond à un des signataires de la tribune appelant à voter pour le PS qui s'est allié à la droite centriste (il faut toujours le rappeler !)

Bonjour,

Cet appel aurait été plus crédible si celles et ceux qui le lancent avaient manifesté publiquement leurs "critiques sur le bilan de la majorité sortante" et le fait qu'ils "ne partagent pas la totalité de son projet (de Demailly)", AVANT les résultats calamiteux du 23 mars de l'équipe Demailly-Bonté-Lessard.

La privatisation des services publics, l'aide aux multinationales, la hausse des tarifs municipaux, c'est aussi leur oeuvre depuis  ans. Et cela s'est fait avec l'aval de tous les élus de "gauche", sauf Cédric Maisse et ses deux collègues de groupe, mais avec l'appui sans faille de Desjonquères et autre Beuvain !

D'ailleurs, une partie de la Droite ne s'y est pas trompée puisque Grubis est sur la liste Bonté, soutenue par Oger et avec la bienveillance de de Robien et du Medef qui, lors de sa rencontre avec Bonté, s'est dit en plein accord avec lui.

S'ajoutent les échecs en terme de logement (Amiens perd des habitants car on n'a pas assez construit pendant 6 ans pour simplement maintenir la population !), d'emploi (des projets bien réels se sont perdus dans le bureaucratisme de l'équipe Demailly), de transport (Amiens est de plus en plus mal desservi)...

En plus, le programme de Bonté-Lessard est creux, vide qu'il a essayé de combler avec le tramway qu'il s'apprête à abandonner en homme de conviction qu'il n'est pas. Et ce duo savait parfaitement depuis décembre 2013 (source DREAL) qu'il n'était pas financé puisque les 50 millions demandés à l'Etat n'existent pas.

La réalité aujourd'hui, c'est que le Front de gauche à Amiens, c'est Cédric Maisse. Sa liste a fait près de 9% des voix, malgré le fait que l'équipe Bonté-Lessard ait passé plus de temps et d'énergie à la combattre qu'elle ne l'a fait contre celle de Fourré.

Par conséquent, cet appel n'est là que pour sauver le soldat Bonté d'une catastrophe qu'il a lui même créée, et en aucun cas pour défendre des valeurs de gauche. Il suffisait d'entendre les Bonté-Lessard-Boistard dimanche soir dans les locaux du PS proposer avec mépris quelques strapontins à la liste Maisse, tout en disant que leur programme était le seul possible, au nom de la rigueur et de l'austérité dont le gardien s'appelle Lessard.

 Bref, un "dialogue" à l'image de celui qu'a imposé pendant 6 ans le 1er adjoint chargé de la "démocratie locale", Desjonquères, c'est-à-dire à sens unique, où l'on s'écoute parler, mais sans jamais entendre les Amiénois(es).

C'est à nouveau tromper les électeurs que de faire croire que Bonté, c'est la gauche, et que le Front de gauche est présent sur sa liste. C'est aussi ce genre de manoeuvre, avec une forte odeur de magouille, qui favorise la crédibilité du discours du Front fasciste.

 Amitiés, Camarade, même si ce mot choque aujourd'hui plus d'un membre de la liste que tu soutiens.

 Patrck LE SCOUËZEC 

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Le PS fait de la retape

27 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Dolorès Esteban, deuxième sur la liste de l'Aube nouvelle, nous raconte les dernières démarches des plénipotentiaires du PS et de ses supplétifs juste avant leur meeting :

 

"Nous avons raconté lors de la dernière Assemblée Générale notre rencontre avec le PS la nuit de dimanche à lundi. Cédric l'a d'ailleurs relaté sur ce blog. Nous avons signifié clairement une fin de non recevoir au PS. Nous pensions "l'affaire" terminée, or, hier vers 15h30, je reçois un coup de téléphone de Frédéric Fauvet directeur de campagne de Thierry Bonté.

-" Ce soir il y a un meeting, différentes personnalités interviendront pour donner leur avis sur Gest et le FN.

- C'est à quel endroit et à quelle heure?

- 20h30 Valentin Hauy...

- c'est Bonté qui vous envoie?

- Oui."

il pensait ou désirait que... enfin je ne sais plus tant ma surprise était grande d'autant que je n'avais plus la tête dans les élections à ce moment là. Quand même Thierry Bonté envoie un de ses sbires : il n'a même pas le courage de faire cette démarche  lui même !

Je réponds :

" - Dites à Cardon de m'appeler.

 - Pourquoi Cardon ?

 - Car il était aux négociations le dimanche soir et c'est une personne que je connais bien. Il pourra me fournir plus d'explications."

3 minutes plus tard, mon téléphone retentit ! c'était Didier Cardon qui m'explique l'enjeu c'est à dire le danger représenté par Alain Gest et le FN, et que je représente une partie de ces gens qui sont navrés de ce qui se passe et qui hésiteront dimanche quant au bulletin à mettre dans l'urne.

"- je vais réfléchir, laisse moi une demi-heure!"

Trois quarts d'heure plus tard, je rappelle pour lui signifier que c'est impossible et que c'est une décision collective. Je lui rappelle le comportement méprisant de certains adjoints de sa liste ainsi que son éviction concoctée manière PS c'est à dire magouilles et compagnie pour placer Thierry Bonté en tête de liste. Il en était désolé ! Sur ce, je lui dis la nécessité de construire une vraie gauche et notre volonté de rester fidèles aux engagements pris devant nos électeurs.
Vous connaissez de plus mon caractère entier et mes positions parfois plus radicales que celles de Cédric, je retiens que jusqu'à la dernière minute Thierry Bonté aura eu tout faux !"

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Tentative de description de la rencontre avec le PS à la suite du premier tour des municipales 2014

24 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Après la tournée des médias, nous allons à la rencontre des représentants de la liste PS vers 23 heures 30. Ils sont en retard. Quelques heures auparavant Thierry Bonté avait annoncé sur France bleu qu'il allait me rencontrer. Il avait dit cela à 20 mètres de notre local de campagne sans venir me voir, c'est dire l'absurdité du comportement de ce triste personnage. Il préfère la fiction médiatique à la réalité de la rencontre.

Les plénipotentiaires de la liste PS (Thierry Bonté, Pascale Boistard, Didier Cardon, Christophe Porquier, Jacques Goffinon, Jacques Lessard et Philippe Leduncq) s'installent face à nous. J. Lessard arrive en retard pour ne pas avoir à nous serrer la main au contraire de ce qu'ont fait ses colistiers. Avant qu'il n'arrive je dis :

« - On peut commencer sans lui. Sa présence n'est pas utile. Pour mon exclusion du comité de section, il est venu juste voter sans assister aux débats ! »

Thierry Bonté prend la pose de seigneur au-dessus de la mêlée :

« - Cela ne nous concerne pas. »

C'est en partie juste mais il devrait s'intéresser quand même un tant soit peu à ce qui se passe à sa gauche. En fait seul son destin personnel l'intéresse vraiment.

Bref le PS et ses supplétifs n'ont rien lâché du tout. Aucune concession programmatique. Les bus gratuits, c'est impossible. Jacques Lessard remporte la palme du mépris. Selon lui, nous faisons exprès de ne rien comprendre et puis Aubagne, ville communiste, n'est pas dans la même configuration qu'Amiens...

« -De toute façon, votre programme n'est même pas financé, affirme-t-il sentencieusement. »

Mais ne passons pas plus de temps sur ce petit notable à l'esprit étriqué.

Nous demandons l'abandon du tramway pour pouvoir financer d'autres projets : un centre médical public à Amiens nord par exemple. Non, c'est impossible.

Et toujours le même comportement. Ils nous disent ce que l'on doit faire. Pascale Boistard, députée socialiste, a visiblement forcé Thierry Bonté à venir discuter avec nous. Plusieurs fois il a murmuré de manière fort distincte en manipulant son téléphone portable :

« - J'en ai marre, je vais me casser ! »

Qu'il existe un courant politique à la gauche du PS est, pour lui, inconcevable même après notre résultat honorable dans les urnes.

Pascale Boistard a eu l'attitude la plus politique. Elle a cherché des points de convergence. Il y en a bien eu quelques uns mais ils sont restés symboliques. En dehors de ses interventions, nous n'avons eu droit qu'à des leçons ou de l'arrogance exactement comme dans les conseils municipaux. Pour eux, nous ne sommes que des irresponsables inconséquents. Nos idées politiques et nos propositions n'ont aucune valeur. Voilà à quel degré d'inculture politique en est arrivé le PS aujourd'hui.

La fusion de nos deux listes n'a jamais été envisagée. Nous avions annoncé la couleur à la télévision juste avant. En assemblée générale nous avions été unanimes. Le désistement systématique pour le PS au second tour n'est plus automatique. Cela ne peut se faire que d'après la politique réelle pratiquée par ce parti en pleine déliquescence... Or le PS a fait pendant 6 ans une politique d'austérité que la droite ne renierait pas. Comment soutenir ces personnes qui nous considèrent qu'avec condescendance ? Et à travers nous, ce sont nos électeurs qui sont méprisés. Ainsi Philippe Leduncq nous a-t-il lancé :

« - De toute façon, trois quarts de vos électeurs vont voter pour nous au deuxième tour. 

- Dans ce cas, on peut arrêter tout de suite de discuter... Vous parviendrez à vos fins sans nous... »

Nous essayons de nous faire comprendre. Nous signalons à Pascale Boistard que l'électorat à la gauche du PS se radicalise et que beaucoup d'Amiénois nous ont affirmé qu'ils voteraient pour nous à condition que l'on ne compose pas avec son parti...

Nous parions sur le long terme. Ce que nous perdons aujourd'hui, nous le gagnons en restant fidèles à nos convictions politiques.Et il est hors de question que nous donnions à leur liste le crédit que nous avons difficilement obtenu auprès des Amiénois grâce à la publication de l'Aube nouvelle.

Nous avons confiance en nos électeurs. Ils feront ce qu'ils jugent le mieux au deuxième tour dimanche prochain. Il va de soi que nous ne voulons pas la victoire de la droite et que nous souhaitons que le score du FN soit le plus bas possible. Le PS a récolté ce qu'il a semé. Il a tourné le dos aux électeurs de gauche. Il a encouragé les médias à nous censurer et à ce qu'ils donnent la parole au FN pour embarrasser la droite. Et surtout il a pratiqué une politique antisociale à Amiens entre 2008 et 2014 à un point tel que Gilles Demailly n'a pas osé se représenter. Le carburant de l'abstention et du FN, c'est la politique d'austérité du PS aux échelles locale et nationale et la censure que les médias nous infligent. Déjà le silence retombe sur nous et il se fera plus profond du fait que nous perdons le peu d'élus municipaux que nous avions...

Nous continuerons donc notre travail militant dans l'obscurité souterraine. Nous laissons bien volontiers la lumière des spots et les micros des radios aux opportunistes qui sont prêts à tout pour avoir le pouvoir. Pour nous être élus n'est pas une fin en soi. C'est en cela que nous restons fidèles à l'esprit de l'éditorial du premier numéro de l'aube nouvelle de 1921...

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Les médias soutiennent le PS

18 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Depuis quelque temps, les journalistes se font encore moins journalistes qu'avant et de plus en plus manipulateurs d'opinion. Ils ont oublié depuis longtemps que leur mission première est d'enquêter pour informer et éclairer les citoyens. Mais écrire cela aujourd'hui relève plus du rêve voire de l'utopie. Il ne reste plus grand monde pour croire que les médias, surtout ceux qui traitent de l'information locale, font des enquêtes. Ils cherchent surtout à ne pas froisser les notables...

Ainsi le Courrier Picard voit sa ligne éditoriale devenir incohérente. On peut trouver une page critiquant la gestion calamiteuse de la mairie PS juste à côté d'une autre où on fait l'éloge de Thierry Bonté ! Comme si le candidat PS n'était pas vice-président aux transports ! C'est absurde. Et le plus grave, c'est que cela rend le journal illisible. Pourquoi tient-il tant à défendre les intérêts du PS ? Pression de l'État à travers les aides à la presse ? Intérêts partagés avec Keolis ? On le saura peut-être un jour...

La palme du jour revient pourtant à France bleu Picardie. Jamais elle n'aura organisé de débat entre les candidats. France 3 Picardie l'a fait mais il faut croire que la radio locale n'a pas de salles assez grandes pour accueillir les différentes têtes de liste.

France bleu Picardie nous méprise. Elle invite mercredi le candidat FN, jeudi celui du PS et vendredi celui de droite en direct à 8 H 10 sur ses ondes. C'est exactement l'ordre d'importance donné par le sondage très contestable d'IPSOS. Comme nous ne ferions qu'un faible score, nous sommes oubliés ! Pourtant notre liste comprend 3 conseillers municipaux sortants et un conseiller général mais elle n'a pas droit au direct à une heure de grande écoute. Nous ne pouvons avoir que quelques enregistrements, des miettes en somme. La règle de l'égalité du CSA est sciemment pervertie par la rédaction de France bleu Picarde sur la foi d'un sondage fait sur 600 personnes ! Si tout est fait, à quoi bon voter ? À quoi bon se présenter ? Il suffit de fournir le discours attendu par les manipulateurs d'opinion qui vont faire la leçon ensuite aux électeurs qui s'abstiennent. On pourrait presque émettre l'hypothèse que les « journalistes » préfèrent l'abstention au vote pour la liste de l'Aube nouvelle.

En réalité ils jouent un jeu dangereux. Comme ils ont choisi de soutenir Thierry Bonté, un de leurs collègues qui a l'avantage d'être représentant du PS c'est-à-dire de l'État qu'ils servent, ils ont choisi d'affaiblir la droite. Cela ne peut se faire qu'en permettant au FN d'être au plus haut. D'autre part, il ne faut pas que notre liste ait un score trop élevé car elle affaiblirait leur poulain favori Thierry Bonté. Cette manipulation grossière se traduit dans le sondage. Les journalistes fabriquent leur opinion publique pour ensuite s'appuyer dessus pour justifier leur censure. Et le pire c'est qu'ils croient à leur propre manipulation.

Nous espérons que les électeurs ne se feront pas prendre à ce piège. Tout converge. Le PS colle des affiches appelant au vote utile et un sondage confirme cet appel en nous mettant si bas que notre liste devient négligeable. Si nous étions réellement si bas, pourquoi la mairie ordonne-t-elle de passer au kärcher nos affiches ? Pourquoi les militants PS seraient-ils aussi agressifs avec nous ? Et enfin pourquoi serait-il aussi important de nous censurer ?

Seul le verdict des urnes peut prouver notre bonne foi mais ce verdict est, en partie, déterminé par les médias eux-mêmes qui font passer sur leurs ondes qui ils veulent et quand ils veulent et ce en dépit du CSA. France bleu Picardie a choisi d'éviter tout débat contradictoire entre les candidats certainement parce que Thierry Bonté n'en sortirait pas avantagé. Ensuite la radio nous refuse le direct sur la foi d'un sondage contestable alors que nous avons effectivement une réelle représentativité confirmée par nos mandats et notre action sur le terrain.

France bleu Picardie préfère donc laisser parler le FN et nous imposer le silence. Elle préfère donner foi à un sondage plutôt qu'au résultat du suffrage universel qui nous a élus et à notre campagne de terrain.

Ce sont donc bien les médias qui servent de carburant à l'abstention et nous condamnons avec vigueur leurs manipulations qui ont pour but de décourager ceux qui osent s'écarter de leur vision conformiste. La réalité du pouvoir politique est plus entre leurs mains que dans celles des représentants du peuple. Cela se vérifie tous les jours au local comme au national. Nous ne voulons pas être leurs marionnettes et ils nous le font payer par le silence qu'ils tentent de nous imposer...

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l'Éducation nationale soutient le PS

18 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Début janvier j'ai envoyé par la voie hiérarchique une demande 10 jours de congés pour pouvoir mener la campagne électorale des municipales en toute sérénité. Le courrier s'est probablement perdu dans les couloirs du Rectorat de l'Académie d'Amiens. Cela ressemble beaucoup à la gestion de la Mairie socialiste d'Amiens : mépris du personnel, indifférence et légèreté assumée. Après tout, je ne suis qu'un petit professeur de collège.

Ne voyant rien venir, je reprends mon courrier mais cette fois en l'expédiant en tant que conseiller municipal. Même traitement. Aucune réponse. Normal, je ne suis qu'un petit élu d'une ville moyenne.

Avant les vacances d'hiver, je m'inquiète. Et enfin je reçois une réponse de Monsieur Chevillon du secrétariat de Monsieur le Recteur. J'ai rarement eu droit à un texte aussi désincarné. Monsieur Chevillon doit être un personnage intéressant qui ferait partie de ces juges insensibles, cachés derrière de poussiéreuses piles de papiers officiels, que l'on rencontre dans les romans de Kafka. Il n'a pas une seconde tenu compte de mes arguments. Ainsi je n'ai jamais été absent à cause de mon mandat.

Non. Je n'ai eu droit qu'au code du travail. On peut prendre 10 jours de congés ouvrables à condition de rattraper les heures de travail. Mais dans le cas d'un professeur ? Je ne peux pas faire venir mes élèves le samedi, le mercredi après-midi ou le soir ! Monsieur Chevillon, qui est censé gérer le personnel enseignant, ignore cela superbement. Il ne veut pas tenir compte de la spécificité du métier de professeur. Selon mes sources syndicales, il pense profondément qu'un professeur ne travaille vraiment que 18 heures par semaine : pas de préparations de cours, pas de corrections...

J'ai cherché à le joindre par téléphone par deux fois le 21 février 2014. Il a refusé de me répondre. J'admire le courage de cet homme de bureau. Il n'assume rien de sa décision ou alors je ne suis pas digne d'avoir ce serait-ce qu'une minute de son écoute. Le mépris, toujours le mépris...

A l'issue des vacances, j'ai droit à un deuxième courrier. On me prend un peu plus au sérieux. Cette fois, c'est de l'intimidation. On me rappelle mon devoir de réserve en tant que fonctionnaire. Monsieur Chevillon ne sait-il pas que nous ne sommes pas dans la Prusse du XIXème siècle ? Le devoir de réserve concerne les relations du professeur avec les élèves et leur famille. Je ne suis aucunement tenu de me taire face à la façon dont l'État gère ses services. Il s'agit ici de démocratie. Ma candidature doit donc déplaire à Monsieur Chevillon et donc au Recteur et donc à Monsieur Peillon, actuel ministre « socialiste » de l'Éducation et potentiel candidat PS à Amiens en 2008. L'État n'est jamais neutre. Il est là pour défendre des intérêts et notamment ceux de la classe dirigeante.

Prenons à présent un exemple concret qui touche directement à mon cas. J'ai été collègue avec Monsieur Manable, actuel Président PS du Conseil Général de la Somme et professeur d'histoire-géographie à la retraite. Nous travaillions ensemble au collège Jean Rostand de Doullens. Il a bénéficié pendant des années d'un privilège exorbitant. Il a pu exercé un demi-temps payé plein temps. Un remplaçant venait le suppléer à sa demande quand il le voulait.En tant que syndicaliste, j'ai souligné l'anormalité de ce traitement de faveur. J'ai même fait voter une motion à ce propos au conseil d'administration que je rends à nouveau ici publique :

« Le Conseil d'administration du collège Jean Rostand de Doullens réuni le jeudi 3 mars 2005 exige que la loi 2002-276 du 27 février 2002 article 66 soit appliquée à tout membre de l'établissement exerçant des responsabilités électives par ailleurs, cela afin de remédier à une anomalie (10 heures affectées au laboratoire d'histoire-géographie au lieu d'une heure statutaire) qui a forcément des répercussions négatives quant à la répartition de la dotation globale horaire. »

Donc pendant des années l'Éducation nationale a payé deux professeurs (Monsieur Manable et un remplaçant) pour un seul poste en prenant des moyens on ne sait où. Je ne demande évidemment pas un tel privilège. Je souhaite seulement que le Rectorat applique le droit du travail en l'adaptant à la spécificité du métier d'enseignant. Cela m'est refusé avec une morgue difficilement supportable. Supposons que Monsieur Manable n'ait pas eu droit à son arrangement. Serait-il aujourd'hui élu au Conseil Général ? Serait-il Président du Département de la Somme ?

 

Il est donc sûr que l'Éducation nationale choisit de favoriser ou non certains candidats. Je ne fais pas partie des candidats officiels de l'État. Donc, en ce moment, au lieu d'aller à la rencontre des électeurs, je suis devant mes élèves. J'ai pu certes avoir un report de certains cours mais ce n'est rien par rapport à ce qu'a pu avoir Monsieur Manable pendant des années !

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Le bus gratuit : un moyen de lutter contre la pollution !

14 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Le bus gratuit, c’est tout de suite !

 Amiens et tout le nord de la France connaissent une pollution record, due principalement aux particules PM10, poussières de compositions diverses (chauffage au bois et au fioul, industrie, moteurs surtout diesel en ville). C’est le quatrième jour de dépassement du seuil d'alerte. Or, la qualité de l'air doit être une urgence et une priorité pour le maire d’Amiens.
C’est pourquoi nous demandons qu’Amiens Métropole instaure la gratuité des bus jusqu’à dimanche soir, mesure à prolonger si les pics de pollution persistaient.
Cette mesure de gratuité des transport en commun a déjà été prise par les autorités d’Ile-de-France mais aussi à Caen, Rouen, Reims. Il y aurait-t-il un climat particulier sur notre ville qui justifierait de faire « bande à part » ?
La gratuité des bus, c’est une mesure écologique, sociale, qui permet aussi de préserver la santé des Amiénois. En effet, les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles, qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

 

Bref, la gratuité des bus, c’est la modernité et l’avenir.
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Thierry Bonté nous copie tandis que le Courrier Picard recopie sur Thierry Bonté

13 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

Thierry Bonté annonce ce jour dans le Courrier Picard qu'il est prêt à rembourser les premiers m3 d'eau. Cela correspond à un proposition essentielle de notre programme. Le PS sent qu'il doit être en phase avec l'opinion. Il doit nous suivre. Alors pourquoi Benoît Delespierre n'exerce-t-il pas son esprit critique ? En effet, il met dans son article entre parenthèses que « ce n'est pas là une réponse à Cédric Maisse qui le demande depuis des années ». Qu'est-ce qu'il en sait ? J'ai toujours imaginé qu'un journaliste devait avoir de l'audace. Benoît Delespierre connaît bien la politique locale. Il sait donc que Thierry Bonté fait partie de ceux qui ont augmenté chaque année depuis 2009 les tarifs de l'eau. Il pouvait glisser cette question :

« - Mais cette proposition de dernière minute, n'est-elle pas en contradiction avec votre politique de constantes hausses des prix ? »

Non, surtout pas. Il ne faut pas se fâcher : Benoît Delespierre n'aime pas ceux qui ont de l'audace... La parenthèse citée ci-dessus est une retranscription d'une précision de Thierry Bonté à mon propos. Et il se contente de la noter, mécaniquement.

C'est inintéressant. C'est un article aussi lisse que la personnalité de Thierry Bonté. Cela doit être un tropisme de journalisme local...

Le candidat Th. Bonté est sur le recul sur l'eau, les bus... Et notre liste n'a droit à rien. Nous n'avons pas de page consacrée à notre programme comme le PS ou le FN. Notre liste n'a pas eu droit de publication en entier des noms des personnes qui la composent.

De plus en plus de monde dit que le Courrier Picard fait preuve d'une certaine complaisance avec le candidat Th. Bonté. Pourquoi donc ? Keolis aurait-elle des actionnaires qui participent au capital du Courrier Picard ? Il faudrait un journaliste pour répondre à cette question. Malheureusement, il n'y en a pas...

L'égalité de temps de parole en période électorale n'existe pas puisque les médias se désintéressent de ces élections. Les journalistes ont résolu le problème : pour éviter de donner la parole de manière équitable, on ne la donne pas du tout !

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Votez pour la liste de l'Aube nouvelle : Amiens combat l'austérité

10 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

1. Cédric Maisse, 41 ans, conseiller municipal communiste sortant, enseignant

2. Dolorès Esteban, 52 ans, enseignante, militante associative

3. Loïc Terlon, 31 ans, ambulancier, Parti de gauche

4. Fabienne Debeauvais, 63 ans, retraitée du commerce, conseillère municipale communiste sortante, syndicaliste et féministe

5. Patrick Le Scouëzec, 55 ans, cadre Insee, syndicaliste

6. Brigitte Descamps, 60 ans, directrice d’école retraitée, ancienne conseillère municipale communiste

7. Claude Chaidron, 69 ans, conseiller général communiste

8. Anne-Marie Guiziou-Guetemme, 68 ans, enseignante retraitée, militante associative

9. Jean-Rémy Macaux, 61 ans, ouvrier retraité

10. Laura Thièblemont, 50 ans, assistante sociale, Indignée

11. Thierry Normand, 48 ans, chauffeur de bus syndicaliste

12. Sabine Paris, 46 ans, animatrice

13. Philippe Crigny, 60 ans, retraité des services hospitaliers, syndicaliste

14. Kheira Abbed, 51 ans, professeur des écoles, Indignée

15. Hervé Lefèvre, 45 ans, directeur d’école

16. Brigitte Devauchelle, 62 ans, retraitée

17. Jean-Michel Warin, 66 ans, enseignant retraité, Parti de gauche

18. Murielle Leneutre Metgy, 42 ans, aide à domicile

19. Jean-Claude Manebard, 68 ans, retraité de la ville d’Amiens, militant associatif

20. Gabriella Giampietri, 19 ans, étudiante

21. Didier Hérisson, 52 ans, ouvrier spécialisé, délégué syndical Goodyear

22. Dalila Zouania Nouawy, 49 ans, assistante médico-administrative

23. Adrien Levrat, 26 ans, employé administratif

24. Justine Leleux, 21 ans, étudiante

25. Florian Lévêque, 33 ans, employé de commerce, syndicaliste

26. Marie-Christine Moffroid, 57 ans, enseignante

27. Sébastien Dehen, 39 ans, chauffeur de bus syndicaliste

28. Maryline Chireux, 55 ans, auxiliaire de vie

29. Jean-Michel Joly, 47 ans, fonctionnaire

30. Maria Bongkou, 56 ans, demandeuse d’emploi, nationalité grecque

31. Jean-Charles Delépine, 47 ans, informaticien

32. Béatrice Ripp, 53 ans, agent des services hospitaliers

33. Pascal Lesec, 52 ans, fonctionnaire

34. Régine Bréant, 60 ans, agent d’entretien

35. Gérard Tillier, 66 ans, ouvrier retraité

36. Martine Huet, 50 ans, secrétaire, Indignée

37. Jean-Philippe Morin, 45 ans, maître de conférence, syndicaliste

38. Isabelle Besson, 48 ans, enseignante

39. Frédéric Damiens, 42 ans, demandeur d’emploi

40. Nathalie Bockassa, 49 ans, agent polyvalent

41. Francis Deblangy, 67 ans, retraité de la ville d’Amiens

42. Elise Danloy, 51 ans, employée de commerce

43. Ghislain Lefèvre, 66 ans, retraité du bâtiment

44. Christine Voiturier, 51 ans, sans emploi

45. François Grandsir, 65 ans, musicien

46. Valérie Lamblin, 53 ans, enseignante

47. Arif Tengiz, 60 ans, cuisinier, militant associatif

48. Leïla Rouai, 42 ans, agent des services hospitaliers

49. Yanne Nkazi, 45 ans, agent d’exploitation logistique

50. Marie-Claire Tavernier, 62 ans, secrétaire retraitée

51. Benoît Gamand, 34 ans, informaticien

52. Edith Piel, 64 ans, retraitée de l’éducation nationale

53. Alain Lamblin, 63 ans, enseignant du privé

54. Maria-Héléna Massarrao Loew, 56 ans, conseillère municipale communiste sortante, médiatrice interculturelle, nationalité portugaise

55. Akim Grib, 44 ans, réalisateur-documentariste

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Tentatives d'intimidation de la mairie PS ?

8 Mars 2014 , Rédigé par Cédric Maisse

En plus de nettoyer les panneaux d'affichage libre ou même d'en retirer, la maire "socialiste" d'Amiens m'envoie la police municipale pour me demande de déguerpir du marché. Cela a commencé la semaine denrière, le dimanche 2 mars au marché d'Amiens nord. Alors qu'on ne les voit jamais, ils se permettent de evnir en jouant au cow boy. Voilà un prmeier échange, c'était le dimanche 2 :

"- Monsieur, vous n'avez pas le droit d'installer votre table devant les étals."

Je n'avais pas encore installé ma modeste table de camping qui me sert depuis que je vends l'Aube nouvelle sur les marchés. La policière était tellement zélée qu'elle avait pris les devants. 

"- On ne vous voit jamais et là vous vous permettez de me dire cela sur un ton agressif, ai-je répondu."

Ce matin, au marché des Halles, même scène. Un jeune policier municipal me dit de bouger. Il n'ose pas faire la même chose avec les membres de la droite amiénoise...

Je lui dis qu'il a des instructions qui viennent de Gilles Demailly ou de Thierry Bonté ! Il n'a qu'à me mettre une amende s'il veut mais je ne bougerai pas...

En tout cas on sent les manoeuvres de la mairie pour m'intimider et me faire taire. C'est la continuité de ce qui s'est passé depuis 2008. Gilles Demailly m'a interrompu à de multiples reprises en conseil et là, il ordonne à sa police de me harceler. C'est inacceptable et antidémocratique. La police municipale a d'autres choses plus utiles à faire que d'ennuyer par des démarches déplacées le travail militant d'un élu, candidat à la mairie, et de son équipe. 

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