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Le blog de Cédric Maisse

Transports en commun : Gilles Demailly poursuit dans la voie de la privatisation avec Keolis

25 Avril 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Préambule :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite revenir ce que vous m’aviez dit la dernière fois à propos du dossier de la citadelle. Vous avez affirmé que je prétendais parler au nom de la communauté universitaire. Rien n’est plus faux. Dans cette assemblée je m’exprime en tant qu’élu investi de la légitimité du suffrage universel. Je m’exprime au nom des électeurs, les mêmes que vous M. le président… Pour la délibération présente je ne parle donc pas au nom des salariés ou des usagers mais en tant que représentant élu soucieux du bien commun.

 

1) La délégation de service public, c’est la perte du contrôle démocratique de la gestion de notre territoire.

 

Page 4 du rapport du président : on a choisi la délégation de service public comme mode d'exploitation du réseau. L'expression même de délégation de service public est utilisée pour masquer une réelle privatisation. C'est quasiment la novlangue décrite par George Orwell dans 1984. On exprime une chose pour signifier son exact contraire. On garde le terme positif de service public auquel les Français tiennent beaucoup ainsi que le montrent toutes les études d'opinion. On garde ce terme pour mieux le vider de son sens dans la réalité.

Le système de l’affermage est assez complexe. Quand le montage est complexe, cela ne peut favoriser sur les contestations. N’importe quel Amiénois doit pouvoir comprendre comment se répartissent les responsabilités de chacun.

Dans le rapport de décembre 2010 il est bien dit que l’affermage amoindrit la capacité politique d’intervention. On laisse plus d’autonomie à Keolis pour ne pas assumer ses responsabilités en tant qu’autorité politique ! On verse 30 millions d’euros pour 5 millions de recette.

On abdique toute responsabilité : Page 9 : Keolis propose une Société d'économie mixte et Amiens-Métropole refuse !

 

 2) Keolis le sauveur ?

 

Sa mission est de réorganiser le réseau (page 7 du rapport du président). Il apparaît que les élus de l'exécutif se dessaisissent de tout contrôle du tracé des lignes on laisse toute liberté à Keolis pour décider où vont passer les bus ! Or on doit avant tout répondre aux besoins des Amiénois et non privilégier les intérêts financiers d’une entreprise.

Keolis dit s’appuyer (Page 12 du rapport) sur 1 enquête de déplacement, des entretiens leaders d'opinion, des réunions qualitatives d'habitants, des audits sur le terrain. Mais ce n’est pas à Keolis de faire ce travail, c’est à nous élus de le faire ! A quoi sert donc la démocratie participative ?

 

Page 17 : fréquence de 10 minutes sur les lianes, est-ce possible ? Amiens Métropole a négocié par souci d’économie que les LIANES 3 et 4 s’arrêtent à 23 heures.

 

 

L’arrivée de Keolis rassure à première vue. On part de tellement bas avec la CFT. Quand je critiquais la CFT on disait que j’étais un irresponsable et que dit le rapport :

Page 11 : réseau de transport très ancien et ne correspondant plus aux besoins de déplacement.

Page 20 : Il est certain que la population est en forte attente d’un réseau de transport en bon fonctionnement et que la fréquentation du réseau a un potentiel de développement très important sous réserve d’une offre adaptée et fiable (retards, perturbations sociales etc.). En effet, on constate déjà aujourd’hui sur le réseau existant non restructuré, des hausses de fréquentation immédiates dès lors que le réseau fonctionne normalement.

Page 24 : Les candidats ont donc eu des difficultés à reconstituer les effectifs nominaux et en équivalent temps plein du réseau AMETIS et présents dans l’entreprise et la masse salariale correspondante. De plus, des agents affectés à un poste théorique sont affectés de manière effective à un autre poste dans la réalité, ce qui nuit à la transparence de l’information.

 

3) Qui est vraiment Keolis ?

 

Keolis Amienss est une filiale à 100 % de Keolis, société anonyme multinationale au capital de 46 561 500 € dont le siège est à Paris. En France, Keolis contrôle un tiers du marché du transport public urbain et interurbain. Cela représente 52 % de son chiffre d’affaires, le reste étant réalisé à l’international, en particulier au Québec. En 2010, le groupe employait dans le monde 47200 salariés, dont plus de 22000 conducteurs et possédait 200 filiales et son chiffre d’affaires s’est élevé à 4,1 milliards d’euros. En 2011 son capital est détenu :
- à 56,7 % par la SNCF, établissement public dont la direction est nommée par le gouvernement français,
- à 40,8 % par Kebexa, dont les actionnaires sont par ordre d’importance : à hauteur de 50 % la Caisse de dépôt et placement du Québec, caisse de retraite paragouvernementale dont les administrateurs sont nommés par le gouvernement du Québec, pour 43,6 % Axa private equity, filiale du groupe d’assurances Axa, et enfin pour 6,4 % le fonds d’investissement Pragma (depuis avril 2007).
- à 2,5 % par les cadres de Keolis.

Or en 2009, selon le dernier rapport financier publié sur leur site, le groupe Keolis a distribué à ses actionnaires 46 millions d’euros sous forme de dividendes et ses 11 principaux dirigeants se sont réparti 3,9 millions d’euros… soit près de 1000 euros par jour et par patron !

Donc Keolis vient pour faire de l’argent, ce n’est pas une entreprise philanthropique !


4) La stratégie de Keolis.

 

1er volet => page 8 : augmenter les recettes commerciales.

 

Page 21 : Chez KEOLIS, la nouvelle tarification réduit la part des voyages gratuits qui représente un poids important dans la tarification actuelle ; la gratuité de l’abonnement scolaire valable pour un aller-retour par jour scolaire dans la nouvelle tarification génère une fréquentation plus importante que dans l’option où il est payant.

 

Page 33 : Des tarifs plus attractifs et conformes à l’offre du réseau : une réduction du carnet de tickets limitée à 10% du billet à l’unité, une augmentation des tarifs des abonnements tout public qui sont d’un niveau bas, la limitation des réductions sur les titres annuels.



Ticket 1,20 euros : cela reste pareil

Nouveau ticket duo ou tribu : de bonnes idées (attractivité)

Carnets de 10 :10 euros à 10,80 (+ 8 %)

Abonnement mensuel : 25, 40 à 27 euros (+ 6 %)

Abonnement annuel : 242 à 276 euros (+ 14 %)

Abonnement annuel campus : 183 à 200 euros (+ 9,3 %)

 

En plus il est prévu, en option de supprimer la gratuité d’un aller-retour pour les scolaires.

 

Page 34 : La mise en place de cette nouvelle gamme tarifaire permettrait de faire progresser les recettes d’environ 450.000 € HT par an.

 

On s’attaque au pouvoir d’achat des Amiénois parce que l’on n’a pas le courage de faire le travail nous-mêmes. On préfère tout confier à une entreprise privée.

L’an dernier les élus communistes de l’agglomération de Lille ont fait signer une pétition contre la suppression de la grtauité des transports pour les lycéens. Ils ont voté contre en assemblée. Qui gère le réseau lillois ? Keolis.



Deuxième volet : l’augmentation de la producitivté.

 

Page 25 : Les deux candidats sont en phase sur l’appréciation des sur-effectifs actuels tant pour la conduite que pour d’autres postes dont l’entretien maintenance. 470,3 ETP, on passe à 454,7 soit – 10,3 %. Objectif : augmenter la productivité.

Le nombre de conducteurs reste stable.

Le nombre des mécaniciens baisse – 14 postes. Keolis va mettre en sous-traitance les réparations !

Page 15 : sous-traitance. On nous avait vendus la CFT en prétendant qu'il n'y aurait plus de sous-traitance !

Page 27 : L’entretien maintenance est également un point fondamental pour Amiens Métropole compte tenu de l’âge jeune du parc et du mauvais état d’entretien maintenance constaté du parc actuel.

Page 19 : sous-traitance aux taxis pour le TAD.

 

Le nombre de contrôleurs va passer de 48 à 25,5. Comment assurer 95 % de paiement de tickets comme Keolis le souhaite avec deux fois moins de contrôleurs ?

Le nombre de cadres est divisé par deux : c’est conforme à ce que je disais. Il y avait trop d’encadrements pour le nombre de chauffeurs.

 

5) Diverses remarques.

 

L'installation d'un nouveau dépôt à la Madeleine. Est-ce que la population du quartier est au courant ? A-t-on examiné les problèmes de voirie ?

La publicité va contribuer aux recettes à hauteur de 100 000 euros. Encore prolifération de la publicité à Amiens

 

6) Une contre-proposition.

 

Nous favoriserons le développement des transports publics de proximité et leur gratuité.(page 15 du programme aux présidentielles  du Front de gauche)

 

 LES TRANSPORTS EN COMMUN GRATUITS, CE N’EST PAS UNE UTOPIE, CELA EXISTE DÉJÀ DANS 12 VILLES ou agglomérations, dont 3 seulement sont de gauche !

une politique de transports publics gratuits est appliquée par des municipalités ou des agglomérations de gauche (Aubagne, agglomération de 100 000 habitants, à majorité PCF-PS-Modem, depuis 2009) comme de droite (Châteauroux - 76 000 h, et Vitré - 64 000 h, depuis 2001, mais aussi Compiègne - 70 000 h, Gap - 38 000 h, toutes à direction UMP). Et tout cela avec succès, puisque le nombre d’utilisateurs des bus y a augmenté, tandis que le trafic automobile et donc la pollution induite ont baissé.

COMMENT LES FINANCER ?

On nous dit que cela coûterait trop cher aux contribuables. En réalité, les transports en commun sont déjà largement financés par l’argent public : ainsi, dans le coût global des transports, dans notre agglomération comme ailleurs, les ventes de tickets ou d’abonnements au réseau ne représentent qu’une petite partie du coût réel.

A Amiens, par exemple, elles ne représentaient que 17 % des recettes (14 % à Chateauroux avant le passage à la gratuité en 2001)

La gratuité a été financée par une augmentation du versement transport et la suppression des frais de billetterie, dans le cadre d’une politique écologiste volontariste.

Bilan de la gratuité à Aubagne

En 2 ans la gratuité c’est : 1 million de voyageurs en plus
 + 87% d’usagers en plus.

+ 96 % sur les lignes régulières
 - 13% de circulation automobile en moins. 
+ 33% d’usagers en plus des transports scolaires, pourtant gratuit auparavant, dont la dynamique globale a permis l’attraction d’encore plus d’usagers.

Il y aussi moins de dégradation des transports en commun.



Conclusion

Pour toutes ces raisons nous votons Contre cette délibération.

Je demande à ce que l’on fasse comme à Aubagne une Délégation de Service Public avec 0 recette.


CONTRE : 2 (les délégués communistes M.-H. Loew et C. Maisse)

Abstentions : 3

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Contre la privatisation, pour la gratuité des services publics !

20 Avril 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

keolis01.jpg

 

keolis02.jpg

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Intervention sur l'affermage confié à Keolis par le conseil d'Amiens-Métropole du 18 avril 2012

19 Avril 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

 Commentaire sur le déroulement de mon intervention : un refus de la liberté d'expression par Gilles II :

En séance du 18 avril 2012, Gilles Demailly, président socilaiste d'Amiens-Métropole, n'a pas cessé de m'interrompre afin que je puisse pas m'exprimer et développer correctement mes arguments. Il a fait preuve d'intolérance lui qui se fait le chantre de la démocratie participative. Au lieu de réfléchir et de répondre raisonnablement il préfère réagir par le rejet pur et simple :"votre place n'est pas ici Monsieur Maisse, m'a-t-il lancé." Quant à Thierry Bonté, vice-président socialiste aux transports, l'assemblée a eu droit à son expertise en matière de logorrhée :"Monsieur, Maisse, vous nous infligez à longueur d'assemblée votre logorrhée verbale (ce qui est un pléonasme, mais ce n'est pas étonnant de la part d'un pédant tel que lui) et vos plaisanteries, ce n'est plus supportable ! De plus vos interventions sont d'une très mauvaise qualité littéraire."

 Si les membres de l'exécutif réagissent ainsi, c'est qu'ils sont loin d'être sereins et qu'ils n'ont que peu d'arguments ! ils se réfugient dans des arguties du type :"mais on ne vote pas le rapport, seulement le contrat !"  alors que les deux textes sont inclus dans la délibération. Notre collectivité est dirigée par de petits messieurs qui ne sont capables de s'intéresser qu'à la place d'une virgule dans un texte et non à son esprit...

 

 

Préambule :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite revenir ce que vous m’aviez dit la dernière fois à propos du dossier de la citadelle. Vous avez affirmé que je prétendais parler au nom de la communauté universitaire. Rien n’est plus faux. Dans cette assemblée je m’exprime en tant qu’élu investi de la légitimité du suffrage universel. Je m’exprime au nom des électeurs, les mêmes que vous M. le président… Pour la délibération présente je ne parle donc pas au nom des salariés ou des usagers mais en tant que représentant élu soucieux du bien commun.

 

1) La délégation de service public, c’est la perte du contrôle démocratique de la gestion de notre territoire.

 

Page 4 du rapport du président : on a choisi la délégation de service public comme mode d'exploitation du réseau. L'expression même de délégation de service public est utilisée pour masquer une réelle privatisation. C'est quasiment la novlangue décrite par George Orwell dans 1984. On exprime une chose pour signifier son exact contraire. On garde le terme positif de service public auquel les Français tiennent beaucoup ainsi que le montrent toutes les études d'opinion. On garde ce terme pour mieux le vider de son sens dans la réalité.

Le système de l’affermage est assez complexe. Quand le montage est complexe, cela ne peut favoriser sur les contestations. N’importe quel Amiénois doit pouvoir comprendre comment se répartissent les responsabilités de chacun.

Dans le rapport de décembre 2010 il est bien dit que l’affermage amoindrit la capacité politique d’intervention. On laisse plus d’autonomie à Keolis pour ne pas assumer ses responsabilités en tant qu’autorité politique ! On verse 30 millions d’euros pour 5 millions de recette.

On abdique toute responsabilité : Page 9 : Keolis propose une Société d'économie mixte et Amiens-Métropole refuse !

 

 2) Keolis le sauveur ?

 

Sa mission est de réorganiser le réseau (page 7 du rapport du président). Il apparaît que les élus de l'exécutif se dessaisissent de tout contrôle du tracé des lignes on laisse toute liberté à Keolis pour décider où vont passer les bus ! Or on doit avant tout répondre aux besoins des Amiénois et non privilégier les intérêts financiers d’une entreprise.

Keolis dit s’appuyer (Page 12 du rapport) sur 1 enquête de déplacement, des entretiens leaders d'opinion, des réunions qualitatives d'habitants, des audits sur le terrain. Mais ce n’est pas à Keolis de faire ce travail, c’est à nous élus de le faire ! A quoi sert donc la démocratie participative ?

 

Page 17 : fréquence de 10 minutes sur les lianes, est-ce possible ? Amiens Métropole a négocié par souci d’économie que les LIANES 3 et 4 s’arrêtent à 23 heures.

 

 

L’arrivée de Keolis rassure à première vue. On part de tellement bas avec la CFT. Quand je critiquais la CFT on disait que j’étais un irresponsable et que dit le rapport :

Page 11 : réseau de transport très ancien et ne correspondant plus aux besoins de déplacement.

Page 20 : Il est certain que la population est en forte attente d’un réseau de transport en bon fonctionnement et que la fréquentation du réseau a un potentiel de développement très important sous réserve d’une offre adaptée et fiable (retards, perturbations sociales etc.). En effet, on constate déjà aujourd’hui sur le réseau existant non restructuré, des hausses de fréquentation immédiates dès lors que le réseau fonctionne normalement.

Page 24 : Les candidats ont donc eu des difficultés à reconstituer les effectifs nominaux et en équivalent temps plein du réseau AMETIS et présents dans l’entreprise et la masse salariale correspondante. De plus, des agents affectés à un poste théorique sont affectés de manière effective à un autre poste dans la réalité, ce qui nuit à la transparence de l’information.

 

3) Qui est vraiment Keolis ?

 

Keolis Amienss est une filiale à 100 % de Keolis, société anonyme multinationale au capital de 46 561 500 € dont le siège est à Paris. En France, Keolis contrôle un tiers du marché du transport public urbain et interurbain. Cela représente 52 % de son chiffre d’affaires, le reste étant réalisé à l’international, en particulier au Québec. En 2010, le groupe employait dans le monde 47200 salariés, dont plus de 22000 conducteurs et possédait 200 filiales et son chiffre d’affaires s’est élevé à 4,1 milliards d’euros. En 2011 son capital est détenu :
- à 56,7 % par la SNCF, établissement public dont la direction est nommée par le gouvernement français,
- à 40,8 % par Kebexa, dont les actionnaires sont par ordre d’importance : à hauteur de 50 % la Caisse de dépôt et placement du Québec, caisse de retraite paragouvernementale dont les administrateurs sont nommés par le gouvernement du Québec, pour 43,6 % Axa private equity, filiale du groupe d’assurances Axa, et enfin pour 6,4 % le fonds d’investissement Pragma (depuis avril 2007).
- à 2,5 % par les cadres de Keolis.

Or en 2009, selon le dernier rapport financier publié sur leur site, le groupe Keolis a distribué à ses actionnaires 46 millions d’euros sous forme de dividendes et ses 11 principaux dirigeants se sont réparti 3,9 millions d’euros… soit près de 1000 euros par jour et par patron !

Donc Keolis vient pour faire de l’argent, ce n’est pas une entreprise philanthropique !


4) La stratégie de Keolis.

 

1er volet => page 8 : augmenter les recettes commerciales.

 

Page 21 : Chez KEOLIS, la nouvelle tarification réduit la part des voyages gratuits qui représente un poids important dans la tarification actuelle ; la gratuité de l’abonnement scolaire valable pour un aller-retour par jour scolaire dans la nouvelle tarification génère une fréquentation plus importante que dans l’option où il est payant.

 

Page 33 : Des tarifs plus attractifs et conformes à l’offre du réseau : une réduction du carnet de tickets limitée à 10% du billet à l’unité, une augmentation des tarifs des abonnements tout public qui sont d’un niveau bas, la limitation des réductions sur les titres annuels.



Ticket 1,20 euros : cela reste pareil

Nouveau ticket duo ou tribu : de bonnes idées (attractivité)

Carnets de 10 :10 euros à 10,80 (+ 8 %)

Abonnement mensuel : 25, 40 à 27 euros (+ 6 %)

Abonnement annuel : 242 à 276 euros (+ 14 %)

Abonnement annuel campus : 183 à 200 euros (+ 9,3 %)

 

En plus il est prévu, en option de supprimer la gratuité d’un aller-retour pour les scolaires.

 

Page 34 : La mise en place de cette nouvelle gamme tarifaire permettrait de faire progresser les recettes d’environ 450.000 € HT par an.

 

On s’attaque au pouvoir d’achat des Amiénois parce que l’on n’a pas le courage de faire le travail nous-mêmes. On préfère tout confier à une entreprise privée.

L’an dernier les élus communistes de l’agglomération de Lille ont fait signer une pétition contre la suppression de la grtauité des transports pour les lycéens. Ils ont voté contre en assemblée. Qui gère le réseau lillois ? Keolis.



Deuxième volet : l’augmentation de la producitivté.

 

Page 25 : Les deux candidats sont en phase sur l’appréciation des sur-effectifs actuels tant pour la conduite que pour d’autres postes dont l’entretien maintenance. 470,3 ETP, on passe à 454,7 soit – 10,3 %. Objectif : augmenter la productivité.

Le nombre de conducteurs reste stable.

Le nombre des mécaniciens baisse – 14 postes. Keolis va mettre en sous-traitance les réparations !

Page 15 : sous-traitance. On nous avait vendus la CFT en prétendant qu'il n'y aurait plus de sous-traitance !

Page 27 : L’entretien maintenance est également un point fondamental pour Amiens Métropole compte tenu de l’âge jeune du parc et du mauvais état d’entretien maintenance constaté du parc actuel.

Page 19 : sous-traitance aux taxis pour le TAD.

 

Le nombre de contrôleurs va passer de 48 à 25,5. Comment assurer 95 % de paiement de tickets comme Keolis le souhaite avec deux fois moins de contrôleurs ?

Le nombre de cadres est divisé par deux : c’est conforme à ce que je disais. Il y avait trop d’encadrements pour le nombre de chauffeurs.

 

5) Diverses remarques.

 

L'installation d'un nouveau dépôt à la Madeleine. Est-ce que la population du quartier est au courant ? A-t-on examiné les problèmes de voirie ?

La publicité va contribuer aux recettes à hauteur de 100 000 euros. Encore prolifération de la publicité à Amiens

 

6) Une contre-proposition.

 

Nous favoriserons le développement des transports publics de proximité et leur gratuité.(page 15 du programme aux présidentielles  du Front de gauche)

 

 LES TRANSPORTS EN COMMUN GRATUITS, CE N’EST PAS UNE UTOPIE, CELA EXISTE DÉJÀ DANS 12 VILLES ou agglomérations, dont 3 seulement sont de gauche !

une politique de transports publics gratuits est appliquée par des municipalités ou des agglomérations de gauche (Aubagne, agglomération de 100 000 habitants, à majorité PCF-PS-Modem, depuis 2009) comme de droite (Châteauroux - 76 000 h, et Vitré - 64 000 h, depuis 2001, mais aussi Compiègne - 70 000 h, Gap - 38 000 h, toutes à direction UMP). Et tout cela avec succès, puisque le nombre d’utilisateurs des bus y a augmenté, tandis que le trafic automobile et donc la pollution induite ont baissé.

COMMENT LES FINANCER ?

On nous dit que cela coûterait trop cher aux contribuables. En réalité, les transports en commun sont déjà largement financés par l’argent public : ainsi, dans le coût global des transports, dans notre agglomération comme ailleurs, les ventes de tickets ou d’abonnements au réseau ne représentent qu’une petite partie du coût réel.

A Amiens, par exemple, elles ne représentaient que 17 % des recettes (14 % à Chateauroux avant le passage à la gratuité en 2001)

La gratuité a été financée par une augmentation du versement transport et la suppression des frais de billetterie, dans le cadre d’une politique écologiste volontariste.

Bilan de la gratuité à Aubagne

En 2 ans la gratuité c’est : 1 million de voyageurs en plus
 + 87% d’usagers en plus.

+ 96 % sur les lignes régulières
 - 13% de circulation automobile en moins. 
+ 33% d’usagers en plus des transports scolaires, pourtant gratuit auparavant, dont la dynamique globale a permis l’attraction d’encore plus d’usagers.

Il y aussi moins de dégradation des transports en commun.



Conclusion

Pour toutes ces raisons nous votons Contre cette délibération.

Je demande à ce que l’on fasse comme à Aubagne une Délégation de Service Public avec 0 recette.


CONTRE : 2 (les délégués communistes M.-H. Loew et C. Maisse)

Abstentions : 3

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Le silence a du sens.

14 Avril 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

Cela fait deux séances de conseil municipal que Marc Foucault, élu de droite, développe une critique de gauche à l'adresse du maire PS Gilles Demailly. Lorsqu'il était directeur de cabinet de Gilles de Robien, il considérait les critiques de ce genre comme de la rhétorique fumeuse de gauchiste frénétique. Tentons ici une démonstration. Quand on est de gauche et que l'on gagne les élections, on devient un gestionnaire. Or, pour Gilles Demailly et son entourage, la gestion c'est forcément être à droite. Du coup, la vraie droite, forcée de jouer un rôle d'opposant qui ne lui plaît pas, se cherche. Pendant 4 ans, elle a défendu le bilan et l'hérirage de Gilles de Robien. A présent elle tourne la page. Elle se met à travailler les dossiers tels qu'ils se présentent et elle se lance dans des analyses critiques plutôt étonnantes surotut venant d'elle. Doit-on en conclure que la gestion est de droite et l'opposition de gauche, toujours ? A quand une vraie gestion de gauche ? En tout cas G. Demailly, depuis 4 ans, discrédite toute gestion fondée sur le progrès social. 

cm12-04-12.jpg

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Contre la citadelle, pour le tramway !

7 Avril 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

Préambule
Renzo Piano a déclaré, si on en croit le courrier picard du 20 mars dernier que « dans les années 70 et 80, le grand défi était de sauver les centres historiques. D'ici 2030, ce sont les périphéries qu'il faut transformer en villes. » Implicitement il place donc le projet de la citadelle dans le cadre de l'aménagement des périphéries.  Il démontre ainsi que la citadelle ne fait pas partie du centre-ville. Dire que la citadelle fait partie du centre-ville est une fable tout juste bonne à figurer dans les colonnes du JDA !
Petit rappel : la citadelle construite sur décision de Henri IV pour surveiller l'entrée nord d'Amiens et pour surveiller les Amiénois qui avaient été partisans de la Ligue.

Le financement

1) Le coût global de l'opération Citadelle demeure stable depuis au moins 5 ans à 165 M €. On ne tient manifestement pas compte de l'inflation alors que l'on augmente tous les tarifs de 2,5 % par an en moyenne. On sous-estime sciemment le coût de l'opération pour ne pas effaroucher les Amiénois...

2) Les banques vont-elles financer le projet. La banque centrale européenne prête à 1% aux banques mais celles-ci prêtent de l'argent à 7 ou 8 % aux collectivités !

 3) Nos partenaires (le département, la Région) affirment  que leurs participations ne sera en aucun cas augmentées . C'est leur seule préoccupation, c'est dire leur enthousiasme...

Les conséquences sur le projet lui-même
Ce défaut de financement a déjà induit des réductions de surfaces et la baisse de qualité de matériaux. Ce sont les propos de Renzo Piano lui-même qu'il a tenus au printemps dernier.
Son atelier a dit aussi que compte tenu des délais très courts et de l'exigence de tenir les coûts, il faudrait tabler sur une architecture en métal donc des matériaux de "type Beaubourg" ; à ce propos, 25 ans après, il a fallu reprendre la totalité du bâti pour un coût de 74 millions d'euros pour un coût de construction total de 151 millions d'euros. Ne craint-on pas des gâchis d'argent public sur le long terme ?
La construction de l'IUFM vient en premier. On sait que N. Sarkozy a supprimé l'essentiel de la formation initiale des enseignants. Et F. Hollande n'est pas très clair à ce sujet. Il faudrait être sûr de l'avenir de l'IUFM avant de s'engager dans des travaux.
Or, pour ces travaux, il manque 17 millions d'euros. Donc on rogne sur les surfaces : la largeur des couloirs passe de 2,50 m à 1,80m, on raccourcit de 5 cm la largeur des sièges.
Le programme de construction a été pour l'essentiel élaboré sur la situation de l'an 2000, et ce programme n'a pas envisagé du point de vue des utilisateurs ; on met bureaux d'un côté, salles d'un côté, amphis d'un côté, comme si les étudiants et enseignements étaient indifférenciés.
Pour les amphithéâtres on supprime les strapontins pour essayer de grignoter quelques places.
Pour la bibliothèque universitaire la salle de lecture sera  pour 1/3 en éclairage zénithal, et 2/3 en éclairage artificiel ; en plus la verrière posera des problèmes de nettoyage et de sécurité...
On parle aussi de la suppression du toit végétalisé pour cause, encore, d'économies.
Enfin il est bon de savoir que les surfaces disponibles de la citadelle sont inférieures à celles du campus. Or, aujourd'hui, sur le campus, il faut calculer au plus juste pour faire passer leurs examens aux étudiants. Comment feront-ils à la citadelle ?
Rien n'est prévu pour un restaurant universitaire.
D'autre part, si jamais on arrive au bout des travaux, qui paiera les "crédits de premier équipement" des bâtiments tout neufs ? Crédit estimé à 1,6 millions d'euros tout de même !

L'affaiblissement de notre université

On vendra une parcelle sur le Campus pour 2,4 M€ (sur une base de 100 € le m2, 24 000 m2). "Cette somme pourrait être affectée à la construction d'un RU" a dit l'université
Autrement dit, pour financer les travaux , l'État / l'université se dessaisit de son patrimoine, à un emplacement important pour ce qui devait garantir son développement futur. L'université n'est-elle pas obligée de venir au secours financièrement d'Amiens-Métropole ?
Les locaux de Saint-Charles forme un vaste ensemble situé au centre-ville d'Amiens, sur lesquels l'Université pourrait réaliser une opération immobilière. Cela servirait à financer la 2e tranche de la Citadelle, financement sur lequel on observe un silence de plus en plus prudent  et assourdissant ? Quant à l'intérêt de l'Université dans tout ça, on le cherche encore.

 

Le transport public et le stationnement

Aucun stationnement pour les automobiles n'est prévu alors que l'on sait que les parkings du Campus sont déjà bien encombrés. A ce problème, Renzo Piano répond en bottant en touche en affirmant que le tramway viendra pour le résoudre. Mais quand ce tramway arrivera-t-il ? Que feront les étudiants en attendant sa construction ? Aura-t-on les moyens de faire la citadelle et le tramway puisque l'on nous dit tout le temps qu'Amiens-Métropole n'a pas d'argent et que nous sommes très endettés. Il va bien falloir choisir.Je pense que le tramway est bien plus rentable, pas seulement en argent car il va créer du lien social en reliant les quartiers entre eux. Il va apporter aussi des avantages en terme d'urbanisme. En fait la vraie question est comment faire en sorte d'abandonner le tramway sans que cela se voit trop ? Donc vous faites de la « com » autour de la citadelle et de ce projet.

 Enfin je demande à ce que l'on organise sur ce sujet un référendum d'initiative locale. La semaine dernière en Conseil municipal, on a pu voir, c'est le monde à l'envers, un conseiller municipal de droite réclamer un référendum au sujet du tramway. La réponse du vice-président de gauche a été de tourner cette demande en dérision alors que c'était le cheval de bataille de cette même gauche quand elle était dans l'opposition ! Je rappelle que l'exigence d'une plus grande démocratie locale était au cœur de notre campagne en 2008. Je demande donc à ce que l'on organise au sujet du projet de la citadelle un référendum d'initiative locale.

 CONTRE : 2 (les communistes C. Maisse et M.-H. Loew) 
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