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Le blog de Cédric Maisse

La fin du chèque naissance de 150 euros à Amiens

26 Février 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Fabienne Debeauvais a tenté en vain de faire retirer de l'ordre du jour cette délibération. Elle a essayé d'avoir au téléphone L. Beuvain, président du groupe communistes et citoyens. Elle lui a laissé un message. Il n'a pas répondu. Elle a contacté le cabinet du maire. Il n'a pas répondu. Quand, en conseil municipal, elle a pris la parole, elle a commencé par signaler ces faits très importants. Le maire ne respecte pas toutes les composantes de sa majorité.

Ensuite, c'est Maria-Helena Loew qui a mis en lumière la manœuvre du maire. Le budget des chèques naissance représente la somme de 300 000 euros par an. Ces chèques sont donnés sans conditions. Tout le monde peut le toucher, même les sans-papiers. Il a un montant de 150 euros ce qui n'est pas du luxe quand on sait ce que coûtent les articles de puériculture. En plus, Amiens n'est pas une ville riche. La plupart de ceux qui touchent ce chèque en a bien besoin. Il a aussi l'avantage que l'on n'a pas à le demander au titre d'une aide d'urgence, ce que beaucoup de monde renonce à faire, par ignorance du dispositif, par fierté ou pour toute autre raison...

300 000 euros par an, 150 euros par naissance, cela fait 2 000 naissances par an à Amiens. « L’humain d'abord » avait proclamé la gauche unie et solidaire à Amiens aux élections municipales de 2008. Et là, elle se met à mépriser les plus jeunes d'entre nous. Accueillir les plus petits d'entre nous avec un chèque, quelle idée ! L'an prochain, Gilles Demailly, pour faire encore des économies, supprimera peut-être les paniers de Noël destinés aux Amiénois de plus de 75 ans... Mais, chut, ne lui donnons pas cette idée !

En conseil municipal, la mesure a été annoncée comme progressistes. Les 300 000 euros vont être versés au CCAS. Nous avons regardé le budget du CCAS pour l'année 2012 : il gagne 89 000 euros seulement :

« - Oui, j'ai décidé, a dit la maire, de verser 1/3 de la somme seulement. »

Où va le reste ? Il ne nous l'a pas dit. En tout cas il nous a pris pour des niais incapables de mettre à jour ses petites manœuvres destinées à faire des économies de bouts de chandelle sur le dos des petits Amiénois de 2012 et des années suivantes.

Les élus communistes F. Debeauvais, M.-H. Loew et C. Maisse ont voté CONTRE la fin des chèques naissance. Les 2 groupes de droite aussi.

Le Courrier Picard n'a rien dit de tout cela. Sans doute que pour ce quotidien, la somme de 150 euros est négligeable. Parler de cela, c'est faire beaucoup de bruit pour rien. On se demande parfois pourquoi un journaliste vient passer sa soirée sur les bancs du public. On ne vit pas du tout les mêmes choses. Mais, tout de même, une délibération qui rencontre l'opposition de 15 conseillers municipaux ! Et sur une question qui concerne de près la natalité des Amiénois ! Que dira la gauche amiénoise si la droite gouvernementale veut soumettre les allocations familiales à la fiscalité ou les donner en fonction des revenus des ménages ? Elle pourra seulement dire :

« - Nous, c'est plus simple, on a tout supprimé ! Et cela, sans débat et sans que la presse locale n'en dise un mot !»

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Intervention sur le ccadeau de 105 000 euros fait à la CFT

19 Février 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Samedi 19 Novembre 2011

 

MÉTROPOLE Bus: les élus lavent le linge sale

Plusieurs prises de paroles ont précédé le vote sur la proposition de reconduire la CFT de janvier à fin mai pour la gestion des bus.

Plusieurs prises de paroles ont précédé le vote sur la proposition

de reconduire la CFT de janvier à fin mai pour la gestion des bus.

Avant-hier soir, le conseil d'Amiens Métropole a connu des moments houleux, lors du volet consacré à la CFT, délégataire de la gestion des bus de ville.

Place aux explications franches. Avant-hier soir, les élus d'Amiens Métropole ont écouté les rapports d'activité de la CFT, délégataire de la gestion des bus de ville, pour les années 2009 et 2010.

Rapports sur la base desquels, l'élu en charge des transports, Thierry Bonté, a proposé l'octroi de 105 000 euros à la CFT. Ce au titre de l'intéressement auquel ce prestataire peut prétendre, en vertu d'accords passés avec la collectivité.

Si cette somme a été votée, elle ne doit pas masquer les vives critiques émises à l'encontre de la CFT. Et l'exécutif de la Métropole s'est fait reprocher le choix de cet opérateur. Cédric Maisse, conseiller municipal communiste d'Amiens a ouvert le feu en rappelant les doutes émis en 2008. Avant de se lancer dans un argumentaire sans concession. « Problème de gestion du personnel, problèmes d'encadrement » et manque de contrôle de l'argent ont fait partie des reproches.

«En 2008, avec le précédent délégataire, les frais de bouche s'élevaient à 12 000 euros. On est passé à 95 000 euros en 2009. Pour les heures supplémentaires, on est passé de 290 000 euros en 2009 à 480 610 en 2010. Ce qui était l'équivalent de 16 postes », s'est ainsi insurgé l'élu.

Un élu réclamant pour la future gestion des bus, une société d'économie mixte. Deuxième salve avec le maire de Dury, Benoît Mercuzot. Celui-ci parlera à propos de la CFT, de «choix catastrophique et d'échec ».

Sous le feu des critiques, Thierry Bonté a rappelé qu'il n'était pas délégué aux Transports lors du choix de la CFT. Il a par ailleurs rétorqué : «Cette société est filiale d'un grand groupe espagnol. Elle n'a pas été dotée des moyens suffisants pour sa mission ici. » Il a également rappelé que face aux mauvais résultats et dysfonctionnements, la CFT a été pénalisée de 85 000 euros en 2010.

Mais déjà, d'autres reproches s'élèvent. Certains veulent savoir combien la CFT touchera pour avoir accepté d'assurer la soudure jusque juin, avec le prochain délégataire (sa mission devait s'arrêter fin 2011). Enfin, une inconnue demeure sur la façon dont sera absorbé un passif estimé, selon les sources, entre 1 et 2 millions d'euros.

FRÉDÉRIC PETRONIO

 

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Contre l'augmentation générale des tarifs municipaux à Amiens.

4 Février 2012 , Rédigé par Cédric Maisse

Jeudi 2 février 2012, nous nous sommes opposés, M.-H. Loew et moi-même, à l'augmentation des tarifs. Gilles Demailly n'est pas l'ami du pouvoir d'achat des Amiénois. La droite est contente, elle vote tout et soutient sans réserve cette augmentation des prélèvements !

Nous avons refusé de voter l'augmentation des tarifs de l'eau et nous avons demandé un tarif modique pour les premiers mètres cubes d'eau qui sont vitaux. Coltte Finet, vice-présidente en charge de l'eau, maire PCF de Longueau, a dit que c'était "trop compliqué" à mettre en place !

 

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