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Le blog de Cédric Maisse

le club des assistés du CAC 40

23 Juillet 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

assistes-cac40.jpg

Voici ce que l'on peut trouver en page 25 du journal officiel de la mairie d'Amiens qui répond au titre d'Amiens-Forum (édition de juillet 2011). Le groupe Communistes et Citoyens n'hésite pas à s'afficher comme formant le club des assistés du CAC 40. Il a tellement besoin d'aide qu'il serait obligé de se tourner vers les patrons du CAC 40 ? En tout cas, encore un bel humour involontaire de la part de nos collègues...

Remarquons que sur le site officiel de la mairie d'Amiens, nous sommes, Fabienne Debeauvais, Maria-Helena Loew et moi-même, bien présents sur le trombinoscope du groupe. Au lieu de nous effacer de la photo comme cela pouvait se pratiquer par le passé, nos collègues ont préféré ne pas nous inviter du tout. Cela évite de recourir à la palette graphique. On gagne du temps !

grupe communistes013

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La rigueur à Amiens. Cela continue !

16 Juillet 2011 , Rédigé par Cédric Maisse


Le 6 juillet 2011, Gilles Demailly, président PS d'Amiens-Métropole, a lancé un débat sur le budget prévu pour l'année 2012. Les élus avaient un choix à faire : ou la rigueur ou l'austérité. Gilles Demailly a été soutenu dans son orientation budgétaire néfaste aux services publics et aux associations par le vice-président aux finances. Je me suis opposé à cette logique de repli et de désengagement qui se fera au détriment de l'ensemble des Amiénois.
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Précisions sur l'article du Courrier Picard de ce jour

15 Juillet 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

1) Je ne suis pas du tout opposé à ce que l'AC Amiens soit subventionné, au contraire. J'ai juste dit qu'il sera difficile de justifier des baisses envisagées pour certains clubs et une hausse pour d'autres.

 2) Ensuite, on parle bien trop du football. Par conséquent, les élus ont tendance à se focaliser sur ce seul sport censé être le seul à rendre attractif le territoire d'Amiens-Métropole.

3) En tant que citoyen, et accessoirement élu, je peux bien m'exprimer sur le sport. Je n'ai pas à demander la permission à qui que ce soit pour m'exprimer.

4) Si je n'ai rien compris (paraît-il...), c'est peut-être parce que ce n'était pas clair. Or que dit la chambre régional des comptes ? que les élus ne disposent que "d'informations incomplètes des participations financières" de la Métropole. On nous  annonce depuis 3 ans qu'il faut faire sans cesse des économies, toujours plus... On peut, à juste titre, s'inquiéter. A présent, je préfère prendre les devants. 

5) Tout doit se faire en confiance. Or elle n'existe plus. Il y a eu les assises du théâtre comme il y a eu celles du sport. Il y a eu, dans les deux cas, plein de bonnes intentions annoncées. Et qu'est-ce que cela a donné avec le théâtre ? Des compagnies n'ont plus rien eu à leur surprise la plus complète !

6) Lui "poser la question directement", dit M. Jauny. Pour nombre d'autres questions que le sport, faut-il que je lui énumère tous mes courriers restés sans réponse ? Est-il admissible que l'on laisse un élu sans réponse ? Pour rétablir une certaine confiance il faudrait être plus direct et plus clair.

7) Mon but est que l'on augmente les subventions pour le sport et la culture ! En réalité je veux aider M. Jauny à conserver son budget. J'en ai assez que l'on mette des millions d'euros dans le projet de la citadelle, en résumé dans le béton et non dans l'humain. 

 SPORT Tension autour des subventions (article du Courrier Picard du 15 juillet 2011)

La montée de l'AC Amiens en CFA nécessitera un budget plus conséquent mais à la Métropole la dotation globale pour le sport ne devrait pas augmenter ...

Alors que la nouvelle politique des sports d'Amiens Métropole devrait être annoncée à la rentrée, un élu d'Amiens crée la polémique sur les subventions.

La question des subventions d'Amiens Métropole aux associations sportives passionne depuis bientôt un an. Une nouvelle politique des sports, réfléchie notamment durant les Assises du sport en nombre dernier, s'élabore pour 2011-2014. Les grandes lignes ne devraient être dévoilées que le 17 septembre, à l'occasion du forum Agora.

Des critères revus

Toutefois une chose est sûre, les critères d'attribution des subventions vont être modifiés. Alain Jauny, vice président d'Amiens Métropole délégué aux sports, explique que « certaines associations ne sont plus en phase » au niveau des subventions. Depuis 2000, les associations sportives sont subventionnées par Amiens Métropole et non plus par les municipalités. Et apparemment aux yeux de l'élu, certaines associations reçoivent trop d'argent.

Un séminaire d'Amiens Métropole s'est tenu le 7 et 8 juillet avec, notamment au programme, une réflexion sur les sports. Cédric Maisse, conseiller municipal communiste, délégué à Amiens Métropole, présent à ce séminaire a réagi sur son blog le 9 juillet. Il fustige Amiens Métropole, qui selon lui, veut «revoir les critères d'attribution des subventions aux associations sportives afin d'en abaisser la globalité. Après le théâtre et la culture en général, victimes de l'austérité, voici le tour du sport ! » Il continue en affirmant qu'Amiens Métropole accorde trop d'importance aux grands clubs et au football. Le club visé est l'AC Amiens, qui monte cette année en CFA. Cédric Maisse insiste sur le «rôle social » de sports comme la boxe à Amiens-Nord. Ce serait aussi cela, «l'attractivité de la ville ».

«Cédric Maisse n'a rien compris»

Face à ces critiques, Alain Jauny est clair : «Cédric Maisse n'a rien compris. C'est inadmissible qu'un élu préfère écrire sur son blog et contacter la presse plutôt que de nous poser la question directement. » Il souhaite ensuite rassurer les associations : les subventions ne seront pas inférieures en 2012. Même si les critères d'attribution ne sont pas encore fixés, il y aura un soutien renforcé des associations ayant une section féminine et handisport. En ce qui concerne l'AC Amiens, Alain Jauny précise que le club demande 250 000€ (les subventions actuelles sont de 162 000€). Mais rien n'est décidé et Amiens Métropole ne va pas faire de «folies » même si l'enveloppe va augmenter. «Quel autre sport amène tous les 15 jours 5 000 à 6 000 personnes dans un stade ? » interroge l'élu.

Et toujours dans le domaine du football, la montée en Ligue 2 de l'Amiens SC devrait amener 3 000 personnes supplémentaires. Alain Jauny conclut en affirmant n'avoir jamais vu l'élu communiste sur une manifestation sportive. «Il est ignorant par rapport aux sports. »

Cédric Maisse considère pour sa part que même si les subventions se maintiennent, compte tenu de l'inflation, ce sera synonyme de baisse. Du côté des associations concernées, on se tient pour le moment à une prudente réserve. À l'image de François Joliveau, président d'Amiens voile, qui se dit «extrêmement confiant » mais aussi «attentif ».

LOUIS BONTE

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Est-il normal que l'on trouve à l'accueil de l'hôtel de ville, en accès libre, le journal gratuit "20 minutes" ?

12 Juillet 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

Cela fait une semaine que j'ai posé cette simple question au maire, à son cabinet et au vice-président à la culture Alain David.
Je n'ai eu aucune réponse à part celle d'Alain David qui m'a dit que cela ne concernait pas la culture (comme si la diffusion d'un journal et de ses idées sur Amiens n'était pas de nature culturelle...)
En tant que conseiller municipal, délégué à Amiens-Métropole, je demande instamment à ce que les services municipaux n'assurent plus la mission de diffusion d'un titre gratuit qui concurrence directement les autres publications comme le Courrier Picard ou même le JDA, qui est tout de même une  publication municipale ! (Car on annonce la sortie d'un "20 minutes" d'informations locales pour la rentrée de septembre).
La Mairie n'a pas le droit d'avantager un titre par rapport à un autre en lui donnant, en plus, la caution morale d'un servpresse01.pngice public répondant aux besoins de la population.
Ou alors, logiquement elle devrait assurer aussi la diffusion du Courrier Picard et pourquoi pas celle de l'Aube Nouvelle, publication dont je suis le directeur.
De plus l'agent d'accueil qui met à disposition la publication "20 minutes" sur son présentoir dispense ce journal de payer le salarié qui devrait être en permanence sur la place de la mairie en train de réaliser cette tâche.
La municipalité devrait, au contraire, encourager le maintien ou la création de cet emploi.
J'appelle également G. Demailly à organiser un débat public pour mesurer le problème démocratique posé par la presse gratuite qui tend à faire disparaître celle qui est encore indépendante grâce aux revenus qu'elle obtient par ses lecteurs et non pas par la seule publicité. La gauche amiénoise spresse02.png'honorerait de défendre le statut  des journalistes locaux qui ne souhaitent pas, j'en suis sûr, se réduire à faire de l'information sans analyse.
D'ailleurs une information sans une approche critique du fait rapporté est-elle une information ?
Manifestement la majorité municipale ne s'est pas posé ces questions fondamentales et semble avoir tranché, de fait, en faveur de la presse gratuite...

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Malaise dans la majorité municipale (à partir de minute 8 de la video) à la suite du débat sur le stationnement résidentiel payant.

11 Juillet 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

  
Il y a eu un débat assez houleux en commission à propos de cette délibération. Malheureusement nous n'étions que 4 à le mener alors qu'il y a beaucoup de choses à dire. De plus j'y ai entendu des absurdités si énormes que je ne les réfuterais pas ici, ce serait une perte de temps. Je m'attacherais à avancer nos arguments

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je vais rappeler certaines règles fondamentales concernant toute assemblée démocratique comme la nôtre.Quand un élu s'exprime en assemblée, ce n'est pas en son nom propre. Nous représentons une fraction du corps électoral. Donc, nous sommes tous à égalité et ma parole vaut autant que n'importe laquelle des élus ici présents.

Je m'exprime donc au nom des citoyens qui nous ont élus mais, sur le sujet plus spécifique du stationnement résidentiel payant, au nom des Amiénois qui ont signé la pétition que nous avons rédigée Fabienne, Helena et moi. Nous avons recueilli 155 signatures en septembre-octobre 2010 dans le quartier sainte Anne et 149 dans le quartier de la rue Riolan et gare-la-vallée. Soit en tout 304 personnes qui ont signé un texte s'opposant à la mise en place du stationnement résidentiel payant. On peut donc dire que nous avons vu autant, voire plus de personnes que vous dans les réunions de concertation que l'exécutif de la mairie a organisées.

 

  1. 1) Ce qui est le plus contestable, c'est d'imposer un prélèvement sur l'utilisation d'un espace public dont l'entretien et la gestion relèvent des impôts locaux. Ce prélèvement est loin d'être anodin : 50 € par an pour pouvoir garer sa 1ère voiture, 100 € pour la 2e et 150 pour la 3e, tout cela sans tenir compte des ressources des différents ménages concernés. La mairie fait un travail actuellement d'harmonisation des tarifs pour respecter le plus possible les revenus de chacun et, dans le cas présent, tout le monde paie la même somme. Ce n'est pas du tout de qui est préconisé par les partis de gauche en général pour ce qui est de la fiscalité. De plus, ceux qui peuvent se payer un garage ne seront pas taxés. Donc ils peuvent continuer à avoir une voiture. Ceux qui n'ont pas les moyens de garer la voiture sur leur parcelle seront donc soumis à la taxe ! On punit ceux qui ont le moins de patrimoine !
  2. 2) Ce prélèvement supplémentaire arrive au moment où la droite gouvernementale ne cesse d’augmenter les tarifs du gaz et de l'électricité. Elle parle aussi de rigueur et d'austérité. Et notre municipalité de gauche en rajoute dans ce sens. Cela a étonné beaucoup de personnes que nous avons rencontrées. J'appartiens également à un parti, le PCF, qui fait campagne depuis un bon mois contre la vie chère. J'appelle donc mes collègues du groupe communistes et citoyens à soutenir cette campagne en refusant de voter ce nouvel impôt qui ne dit pas nom. Il s'agit d'être cohérent et de lutter contre l'augmentation générale des prix. Et, ici, nous avons le pouvoir de l'empêcher, profitons-en !
  3. 3) La solution du stationnement résidentiel payant est une illusion. On fait croire aux riverains qu'en payant, ils auront une place devant chez eux. A saint Anne, on a vendu 900 macarons aux résidents pour 600 places environ. De plus ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas payer se garent plus haut dans le quartier. Le problème de stationnement se reporte sur les quartiers voisins. Cela nécessite donc une extension du stationnement résidentiel payant. Selon cette logique, toute la ville peut être concernée à terme !
  4. 4) Pour le quartier de la rue Jules Barni, on va supprimer 125 places de stationnement. Ici, en réalité, on crée le problème. Les riverains ne pourront plus garer leur voiture dans la rue Jules Barni (1 H 30 maximum). Après avoir créé le problème, on donne comme solution le stationnement résidentiel payant ! C'est absurde !
  5. 5) Qu'envisage-ton pour les salariés des commerces de la rue J. Barni ? Vont-ils devoir payer pour venir travailler ? Vont-ils payer pour apporter leurs outils de travail jusqu'à la boutique où ils exercent leur profession ? D'autre part, plusieurs commerçants m'ont dit qu'ils perdraient des clients qui ne pourront plus stationner à proximité de leur boutique. Quel est le but ? S'agit-il de faire en sorte que les Amiénois aillent dans les grandes surfaces là où il n'y a pas de problème de stationnement ? La réalité est bien plus complexe que ce que l'on veut bien nous dir dans le JDA. Revenons donc au but de la délibération. Normalement, il ne s'agit pas de remplir les caisses de la mairie mais bien de trouver des solutions pour que les Amiénois aient beaucoup moins de mal à se garer et qu'ils renoncent à utiliser de manière privilégiée leur voiture. Nous sommes d'accord avec cet objectif mais il ne faut pas l'aborder de façon moraliste ! On dirait que du jour au lendemain, les Amiénois devraient abandonner leur voiture. Et ce, dans une société où l'on ne peut pas se passer d'au moins une voiture pour aller faire ses courses ou pour aller au travail ! Dans une société où la publicité nous enjoint d'acheter une voiture pour être libre. Amiens n'est pas une île isolée du reste de la France !

Nous avons d'autres propositions :

 1) Déjà il faut respecter l'avis des Amiénois. Il y a ici notre pétition mais il y a aussi vos réunions de concertation dont nous n'avons pas de compte-rendus officiels. Mais certains participants nous ont dit que tout était décidé d'avance et que l'on ne tenait pas compte de leurs objections. Respectons l'avis majoritaire au lieu de passer en force !

 2) Nous pouvons trouver une solution sur le stationnement en mettant en place une zone bleue avec un macaron gratuit pour les résidents.

 3) Les impôts locaux doivent servir à la régulation du stationnement. Un problème qui concerne un quartier relève de la ville entière et non l'inverse. Ici on veut que tout service soit en autofinancement : si cela coûte 50 000 € de surveiller et de réguler le stationnement du quartier, il faut que les habitants paient ces 50 000 €. C’est une logique marchande qui nie celle des services publics.

4) On doit redynamiser les transports en commun. La gestion du réseau par la CFT est catastrophique. Il faut que notre collectivité gère directement les transports en commun pour les rendre attractifs. Aujourd'hui, Amiens propose une offre en transports en commun bien trop faible pour que l’on puisse se passer d’au moins 1 voiture. On nous parle de Paris, Lyon, Lille. Ce sont de grandes villes qui proposent métro, tramway, bus... Il faut comparer ce qui est comparable.

 

5) Nous ne nions pas qu’il y ait des problèmes de stationnement : il y a la proximité de la gare et la présence d’entreprises avec beaucoup de salariés (ex : Coriolis).  Nous avons déjà proposé en conseil municipal d’ouvrir des parkings relais à l’entrée de la ville. Nous demandons également à ce que l'on envisage de négocier avec les entreprises afin qu’elles trouvent des endroits où leurs salariés peuvent se garer (utilisation du parking souterrain de gare-la-vallée sous-utilisé aujourd’hui)

 

Tout cela est contraire à l’esprit du programme de la gauche pour lequel elle a été élue. C'est pourquoi nous votons contre cette délibération.
 
CONTRE : 3 (les communistes F. Debeauvais, M.-H. Loew et C. Maisse)
ABSTENTIONS : 12 (la droite)
Adopté
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Compte-rendu du séminaire d'Amiens-Métropole des 7 et 8 juillet 2011 à Forges-les-eaux

9 Juillet 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

Il était difficile pour Gilles Demailly de ne pas nous (M.-H. Loew et moi-même) inviter à ce séminaire qui était ouvert aux élus de droite de notre agglomération. Par contre, nous ne sommes toujours pas invités au séminaire de la majorité prévu au Cap Hornu les 30 et 31 août 2011...

J'ai décidé de rendre compte à ma manière de ces 2 jours passés à Forges-les-eaux, une façon de montrer aux Amiénois à quoi a servi une partie de l'argent public. Je vais donc remplir cette page au fur et à mesure. Je commence par la décision la plus anti-sociale : celle de revoir les critères d'attribution des subventions aux associations sportives afin d'en abaisser la globalité. Après le théâtre et la culture en général, victimes de l'austérité, voici le tour du sport !

jauny02.jpg La journée commence à 9 H avec un départ en bus de la mairie. A 11 H, nous sommes accueillis à l'hôtel dans une salle aménagée comme à la fac. J'ai l'impression d'être revenu à mes années d'études où on suivait des heures de travaux dirigés pendant lesquelles on écoutait les longs et ennuyeux exposés d'étudiants stressés.

 

DSCN2724

 

 

Pour passer le temps, je me mets donc à dessiner, le but étant d'arriver à saisir l'essentiel du discours qui nous est servi. On commence par Serge Pugeault, adjoint au maire de Reims en charge du développement économique, des grands projets et de la culture, vice-président en charge du développement économique à Reims Métropole (c'est dire s'il est important)reims01.jpgEnsuite c'est le tour de M. Benesteau :

benesteau01

Puis vient l'inévitable débat où l'on prend la parole juste pour dire qu'on est bien là, bien présent parmi les gens importants :lessard02.jpg

mercuzot03.jpg

Après un délicieux et fort copieux repas, le travail reprend vers 14 H 30. On nous met par atelier. Là, ce n'est plus la fac mais plutôt les activités ludiques que j'ai pu apprendre quand j'ai passé mon BAFA. Le but est de créer du lien social entre les élus d'Amiens-Métropole. On s'amuse donc à choisir des photos d'Amiens pour valoriser son patrimoine touristique ou pour "réfléchir" à son plan d'urbanisme.

fac02.jpg

16 H 30 : INTERLUDE (c'est écrit ainsi sur le programme !).

On nous fait tirer des cartes : problématique + objectif + action à mener. A nous d'imaginer des scénarios. Je rends ici hommage aux services qui ont tout fait pour nous motiver...

chapuis01.jpg

Bilan de la journée : pas grand-chose...

 

Le lendemain à 9 H, Alain David nous présente le projet culturel de notre métropole. Il nous lit un long texte où se cache un érotisme refoulé très intéressant, je cite :"C'est en ouvrant le regard, en se frottant aux autres, en découvrant des formes symboliques, des représentations inconnues, que l'homme cultive sa sensibilité, son désir de vivre et sa capacité d'être au monde."Maleureusement, le fond du discours est tout autre :david02.jpg

L'après-midi, on finit par le projet sportif. G. Demailly laisse libre cours au débat même si tout est pratiquement décidé. Les critères d'attribution des subventions aux associations sportives vont être plus durs pour que la somme totale de l'argent distribué baisse. Puis on passe un temps fou sur le football, le seul sport qui contribue, selon nombre d'élus, au rayonnement d'Amiens ! Je ne dis rien tant mes préoccupations sont loin de tout ce débat car l'enjeu est bien de limiter le sport spectacle et d'encourager la pratique sportive populaire.

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Point 29 du Conseil municipal du 30 juin 2011 – Déploiement du stationnement résidentiel quartier La Vallée et secteur Riolan Barni.

1 Juillet 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

stationnement01.jpgIl y a eu un débat assez houleux en commission à propos de cette délibération. Malheureusement nous n'étions que 4 à le mener alors qu'il y a beaucoup de choses à dire. De plus j'y ai entendu des absurdités si énormes que je ne les réfuterais pas ici, ce serait une perte de temps. Je m'attacherais à avancer nos arguments

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je vais rappeler certaines règles fondamentales concernant toute assemblée démocratique comme la nôtre.Quand un élu s'exprime en assemblée, ce n'est pas en son nom propre. Nous représentons une fraction du corps électoral. Donc, nous sommes tous à égalité et ma parole vaut autant que n'importe laquelle des élus ici présents.

Je m'exprime donc au nom des citoyens qui nous ont élus mais, sur le sujet plus spécifique du stationnement résidentiel payant, au nom des Amiénois qui ont signé la pétition que nous avons rédigée Fabienne, Helena et moi. Nous avons recueilli 155 signatures en septembre-octobre 2010 dans le quartier sainte Anne et 149 dans le quartier de la rue Riolan et gare-la-vallée. Soit en tout 304 personnes qui ont signé un texte s'opposant à la mise en place du stationnement résidentiel payant. On peut donc dire que nous avons vu autant, voire plus de personnes que vous dans les réunions de concertation que l'exécutif de la mairie a organisées.

 

  1. 1) Ce qui est le plus contestable, c'est d'imposer un prélèvement sur l'utilisation d'un espace public dont l'entretien et la gestion relèvent des impôts locaux. Ce prélèvement est loin d'être anodin : 50 € par an pour pouvoir garer sa 1ère voiture, 100 € pour la 2e et 150 pour la 3e, tout cela sans tenir compte des ressources des différents ménages concernés. La mairie fait un travail actuellement d'harmonisation des tarifs pour respecter le plus possible les revenus de chacun et, dans le cas présent, tout le monde paie la même somme. Ce n'est pas du tout de qui est préconisé par les partis de gauche en général pour ce qui est de la fiscalité. De plus, ceux qui peuvent se payer un garage ne seront pas taxés. Donc ils peuvent continuer à avoir une voiture. Ceux qui n'ont pas les moyens de garer la voiture sur leur parcelle seront donc soumis à la taxe ! On punit ceux qui ont le moins de patrimoine !
  2. 2) Ce prélèvement supplémentaire arrive au moment où la droite gouvernementale ne cesse d’augmenter les tarifs du gaz et de l'électricité. Elle parle aussi de rigueur et d'austérité. Et notre municipalité de gauche en rajoute dans ce sens. Cela a étonné beaucoup de personnes que nous avons rencontrées. J'appartiens également à un parti, le PCF, qui fait campagne depuis un bon mois contre la vie chère. J'appelle donc mes collègues du groupe communistes et citoyens à soutenir cette campagne en refusant de voter ce nouvel impôt qui ne dit pas nom. Il s'agit d'être cohérent et de lutter contre l'augmentation générale des prix. Et, ici, nous avons le pouvoir de l'empêcher, profitons-en !
  3. 3) La solution du stationnement résidentiel payant est une illusion. On fait croire aux riverains qu'en payant, ils auront une place devant chez eux. A saint Anne, on a vendu 900 macarons aux résidents pour 600 places environ. De plus ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas payer se garent plus haut dans le quartier. Le problème de stationnement se reporte sur les quartiers voisins. Cela nécessite donc une extension du stationnement résidentiel payant. Selon cette logique, toute la ville peut être concernée à terme !
  4. 4) Pour le quartier de la rue Jules Barni, on va supprimer 125 places de stationnement. Ici, en réalité, on crée le problème. Les riverains ne pourront plus garer leur voiture dans la rue Jules Barni (1 H 30 maximum). Après avoir créé le problème, on donne comme solution le stationnement résidentiel payant ! C'est absurde !
  5. 5) Qu'envisage-ton pour les salariés des commerces de la rue J. Barni ? Vont-ils devoir payer pour venir travailler ? Vont-ils payer pour apporter leurs outils de travail jusqu'à la boutique où ils exercent leur profession ? D'autre part, plusieurs commerçants m'ont dit qu'ils perdraient des clients qui ne pourront plus stationner à proximité de leur boutique. Quel est le but ? S'agit-il de faire en sorte que les Amiénois aillent dans les grandes surfaces là où il n'y a pas de problème de stationnement ? La réalité est bien plus complexe que ce que l'on veut bien nous dir dans le JDA. Revenons donc au but de la délibération. Normalement, il ne s'agit pas de remplir les caisses de la mairie mais bien de trouver des solutions pour que les Amiénois aient beaucoup moins de mal à se garer et qu'ils renoncent à utiliser de manière privilégiée leur voiture. Nous sommes d'accord avec cet objectif mais il ne faut pas l'aborder de façon moraliste ! On dirait que du jour au lendemain, les Amiénois devraient abandonner leur voiture. Et ce, dans une société où l'on ne peut pas se passer d'au moins une voiture pour aller faire ses courses ou pour aller au travail ! Dans une société où la publicité nous enjoint d'acheter une voiture pour être libre. Amiens n'est pas une île isolée du reste de la France !

Nous avons d'autres propositions :

 1) Déjà il faut respecter l'avis des Amiénois. Il y a ici notre pétition mais il y a aussi vos réunions de concertation dont nous n'avons pas de compte-rendus officiels. Mais certains participants nous ont dit que tout était décidé d'avance et que l'on ne tenait pas compte de leurs objections. Respectons l'avis majoritaire au lieu de passer en force !

 2) Nous pouvons trouver une solution sur le stationnement en mettant en place une zone bleue avec un macaron gratuit pour les résidents.

 3) Les impôts locaux doivent servir à la régulation du stationnement. Un problème qui concerne un quartier relève de la ville entière et non l'inverse. Ici on veut que tout service soit en autofinancement : si cela coûte 50 000 € de surveiller et de réguler le stationnement du quartier, il faut que les habitants paient ces 50 000 €. C’est une logique marchande qui nie celle des services publics.

4) On doit redynamiser les transports en commun. La gestion du réseau par la CFT est catastrophique. Il faut que notre collectivité gère directement les transports en commun pour les rendre attractifs. Aujourd'hui, Amiens propose une offre en transports en commun bien trop faible pour que l’on puisse se passer d’au moins 1 voiture. On nous parle de Paris, Lyon, Lille. Ce sont de grandes villes qui proposent métro, tramway, bus... Il faut comparer ce qui est comparable.

 

5) Nous ne nions pas qu’il y ait des problèmes de stationnement : il y a la proximité de la gare et la présence d’entreprises avec beaucoup de salariés (ex : Coriolis).  Nous avons déjà proposé en conseil municipal d’ouvrir des parkings relais à l’entrée de la ville. Nous demandons également à ce que l'on envisage de négocier avec les entreprises afin qu’elles trouvent des endroits où leurs salariés peuvent se garer (utilisation du parking souterrain de gare-la-vallée sous-utilisé aujourd’hui)

 

Tout cela est contraire à l’esprit du programme de la gauche pour lequel elle a été élue. C'est pourquoi nous votons contre cette délibération.
 
CONTRE : 3 (les communistes F. Debeauvais, M.-H. Loew et C. Maisse)
ABSTENTIONS : 12 (la droite)
Adopté

 

 

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