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Le blog de Cédric Maisse

Sur le droit de retrait des salariés de la CFT et les rencontres avec les journalistes de l'audio-visuel

28 Juin 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

Les actes d'agression à l'égard des chauffeurs de bus se font de plus en plus fréquents depuis le mois de mars. Ceux-ci réclament d'abord qu'on les écoute. Ils demandent également que tous les moyens soient mis en place par la CFT et Amiens-Métropole pour faire de la prévention et qu'il y ait du personnel dans les bus pour dissuader ceux qui veulent entretenir l'insécurité dans les bus au détriment de l'ensemble des usagers.

D'autre part Amiens-Métropole doit faire en sorte de rendre le service des transports en commun plus efficace afin que notre collectivité réponde aux besoins de la population, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

DSCN2704.jpgJ'ai assisté à la rencontre entre les salariés de la CFT et Thierry Bonté, vice-président aux transports d'Amiens-Métropole. Il les a bien écoutés mais il renvoie l'essentiel de la responsabilité sur la CFT, le délégataire, qui, lui, renvoie sur Amiens-Métropole. Quelque peu énervé par les demandes pressantes des salariés, Th. Bonté s'en est pris à moi en affirmant "que Cédric Maisse est aux côtés des salariés simplement pour faire sa campagne électorale". Cette brusque charge n'a pas été comprise des chauffeurs présents qui ne parlent pas politique mais conditions de travail. J'étais d'ailleurs là pour remplir mon mandat d'élu municipal délégué à la métropole qui veut comprendre ce mouvement social et qui va émettre des votes concernant le transport public amiénois.

Après le départ de Th. Bonté, arrive France 3 Picardie. L'équipe présente a demandé s'il y avait des élus représentant Amiens-Métropole. Je m'avance en disant :

"- Oui, moi.

- Qui êtes-vous ? me demandeDSCN2710.jpg Yolande Malgras, journaliste à France 3, je ne vous connais pas.

- Je suis Cédric Maisse, élu municipal délégué à Amiens-Métropole."

Lit-elle le Courrier Picard ? S'intéresse-t-elle à la vie municipale ? Sait-elle que j'interviens régulièrement en conseil ? On ne le dirait pas. Elle me confie ensuite qu'elle est ennuyée car elle ne peut interroger Th. Bonté qui est aussi journaliste à France 3 Picardie : il est à la fois vice-président et journaliste. Il y a là un problème :  Th. Bonté pourrait à la limite s'interviewer lui-même (en remarque, ce serait plus net...). En tout cas, j'avais des choses à dire concernant la politique de G. Demailly sur les bus. Un chauffeur demande à ce que la journaliste m'interroge. Je le demande aussi. Aucune réponse. Un refus silencieux. Est-ce parce qu'il ne faut pas déplaire à Th. Bonté ou est-ce parce que je suis communiste ? Ou les deux... Au moins, je propose à la journaliste de prendre le numéro 9 de l'Aube nouvelle dans lequel j'ai fait une interview de Toufik Halaimia, le délégué CGT élu au CE. Nouveau refus. Cela ne l'intéresse pas. C'est tout simplement du mépris. Je ne représente rien à ses yeux, ni en tant qu'élu, ni en tant que rédacteur d'un trimestriel local. Les journalistes ne sont-ils pas censés rendre compte de la réalité du terrain ? Ou d'avoir un peu de curiosité sur le sujet qu'ils traitent ? Non, en réalité, madame Malgras avait déjà en tête ce qu'elle allait dire et mon propos n'allait pas dans le sens qu'elle voulait. Gageons que si j'avais été dans l'opposition de droite à la présente municipalité, elle m'aurait interrogé...

Ensuite arrive France bleu Picardie. Le journaliste accepte tout de même de prendre mon journal mais ne fait pas preuve de plus de curiosité à mon égard. Il ne cherche pas vraiment à savoir qui je suis et ce que je fais là. Je dois faire partie du mobilier urbain.

Il est donc plus que jamais nécessaire que l'Aube nouvelle paraisse pour donner son mince filet d'informations alternatives sur Amiens...

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Lettre ouverte à Gilles Demailly, maire d'Amiens.

25 Juin 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

Le 12 juin 2011, vous avez prononcé des propos à mon égard à l'adresse d'un habitant d'Etouvie qui était venu plusieurs fois pour que je demande un rendez-vous auprès des élus en charge du dossier des compteurs d'eau. En l'occurrence, il s'agissait de vous et madame Colette Finet. Je n'ai jamais eu de réponse aux courriers que je vous ai adressés.

Vos propos étaient les suivants : « Monsieur Maisse m'insulte à longueur de journée, donc je ne reçois plus Monsieur Maisse. »

sens du mot insulter : Proférer des paroles, avoir un comportement (interprétables comme) portant atteinte à la dignité de quelqu'un. Synonymes : offenser, outrager, injurier.

Monsieur le Maire,

vous manquez singulièrement d'humour. De simples caricatures de vous paraissant dans le journal l'Aube nouvelle (car il s'agit sans doute de cela) vous semblent être des insultes, c'est-à-dire des images qui porteraient atteinte à votre dignité. Je rappelle qu'en France, on reconnaît le droit à la caricature et on a droit d'utiliser l'humour pour exprimer des idées. C'est le principe de la liberté d'expression. Et, pour rappel, c'est à l'incarnation de la fonction de maire que l'on s'adresse et non à la personne elle-même (apprenez à faire la différence entre le corps politique et le corps de la personne en tant que simple particulier)

D'autre part, dans la dernière parution de l'Aube nouvelle, il n'y a aucune caricature de votre image politique (dont vous faites la promotion sans vergogne dans le JDA) car, de manière inquiétante, cela ne suscite plus que de l'indifférence chez nos lecteurs.

Ce qui est inquiétant également, c'est que vous dites à qui veut l'entendre que je vous insulte (cela suggère l'utilisation agressive d'injures et, par là, que je n'ai aucun argument rationnel à vous opposer) et que c'est la raison pour laquelle vous ne me recevez plus. Je suis en droit, par conséquent, de vous poser la question suivante :

« - Suis-je encore membre de la majorité municipale ? »

Cette question concerne aussi F. Debeauvais et M.-H. Loew qui signent avec moi les éditoriaux de l'Aube nouvelle. Car, aux propos tenus ci-dessus, s'ajoute le refus de nous inviter à différents séminaires de la majorité et de nous donner accès au local de notre groupe politique.

En outre, je tiens une permanence le vendredi à Etouvie, que dois-je dire aux Amiénois qui viennent me voir ? Que vous avez décidé de ne plus me recevoir ? Que vous avez décidé de mettre de côté toutes les demandes que je pourrais vous adresser en leur nom ?

Je vous prie, Monsieur le Maire, de bien vouloir agréer mes salutations distinguées tout en espérant avoir une réponse claire dans les meilleurs délais.

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Tout problème différé est un problème réglé...

25 Juin 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

  
Et voici la vidéo originale publiée par les locataires en colère :

 

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Le conseil d'administration de l'IUFM d'Amiens vote une motion refusant en l'état le projet de transfert vers la citadelle.

20 Juin 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

Remarques sur le projet Citadelle

 

iufm.jpgA l’attention de M. le président de la Région Picardie, M. le président de l’Université de Picardie Jules Verne, M. le Président d’Amiens-métropole,

Suite aux réunions sur le projet Citadelle et en particulier sur le «fonctionnement de l’IUFM» et sur la «mutualisation des espaces», il a été proposé une rencontre ave Mr Ribard pour étudier les plans. Elle a eu lieu le lundi 6 juin 2011 et a permis une explication du plan à la direction de l’IUFM.

Plusieurs remarques méritent d’être portées à votre connaissance, suite à l’étude du plan et aux explications données.

L’IUFM avait élaboré un projet pédagogique mettant en relation un centre de ressources pédagogiques avec des espaces de formations et de productions. Nous ne reviendrons que partiellement sur notre motivation en indiquant que les constructions de compétences professionnelles impliquent d’utiliser tout un ensemble de productions pédagogiques dans le cadre des enseignements ou en autonomie. Nous avions expliqué aux programmistes qu’un lieu de formation n’était pas une succession de salles, mais un ensemble d’espaces de formation, de vie, de travail et de culture articulés autour de jeux de relations à construire.

Cela implique en particulier une localisation de notre centre de ressources au coeur du bâtiment et non sous les salles de cours (ex 1er ou 2ème étage).

Les espaces de formation qui seront utilisés par l’IUFM sont éclatés sur 4 bâtiments et sur 4 niveaux différents. Il est difficile de comprendre les choix qui ont été fait par l’architecte d’éclater les espaces, car aucun motif pédagogique ne semble les avoir contraints. Il est donc souhaitable qu’il y ait une réunion des espaces sur deux bâtiments identifiés.

Les bureaux de l’administration sont isolés dans un seul bâtiment sans lien avec les locaux d’enseignement et de travail autonome des étudiants et des professeurs. La salle de présentation des projets d’enseignement, lieu de mutualisation essentiel pour les étudiants et formateurs de L’IUFM est reléguée à l’extrémité d’un bâtiment sans accès direct depuis l’accueil.

L’IUFM avait indiqué lors de la réunion avec les architectes qu’il souhaitait transformer les deux salles de préparation de sciences en une salle d’enseignement. Le plan remis n’a pas pris cette demande en considération. La motivation est liée à notre organisation qui prévoit un fonctionnement en barrette horaire de notre master. Avec les effectifs actuels, il n’est pas possible de faire fonctionner les deux années de master au regard des contraintes d’emploi du temps. Nous avons donc besoin de 4 salles de sciences et technologie.

La mutualisation est régulièrement évoquée. Elle apparait comme un moyen d’optimiser l’espace. Cependant, les règles de cette mutualisation ne sont pas à ce jour discutées ou négociées. Le fonctionnement de notre master et de la formation continue implique une souplesse hebdomadaire dans la gestion des espaces. Les options, dédoublements, montages de projets en équipes, travaux de présentations impliquent que les emplois du temps soient fixés chaque semaine en fonction des modalités de formation et de l’avancée des travaux. La coexistence de trois modalités d’alternance dans le même master complexifie l’organisation si nous souhaitons mener les projets à bien en optimisant l’espace. L’IUFM n’a pas de mode de fonctionnement semestriel avec un emploi du temps reconduit de semaine en semaine. Il est donc nécessaire que nos contraintes de formation soient reconnues et prises en compte dès maintenant pour une application future.

La modularisation des espaces est une des conditions de l’optimisation. Selon la période de l’année, nous n’utilisons pas les mêmes volumes. Il est donc nécessaire d’avoir des salles qui puissent être scindées par des cloisons mobiles. Lors de la première réunion avec le cabinet d’architecte, Mr Vincent représentant R Piano nous en avait fait l’offre estimant cela tout à fait intéressant au regard de nos contraintes. Mais l’accueil fut plus réservé de la part de la mairie mercredi dernier. Il est aujourd’hui nécessaire de maintenir notre demande.

L’espace sport n’a pas été présenté. Nous avions donné nos attentes au regard des pratiques pédagogiques actuelles. Elles correspondent à des salles polyvalentes de motricité et non des terrains de sports couverts. Il est nécessaire que nous ayons des informations pour pouvoir améliorer le cas échéant l’usage de l’espace et sa fonctionnalité.

Il est important qu’un projet pédagogique guide la réflexion sur l’espace et son organisation. Nous quitterons un bâtiment de plus d’un siècle, nous souhaitons avoir un espace permettant de concevoir la formation des maîtres de demain et de nous mettre en capacité de suivre les évolutions qui ne manqueront pas de se produire. Le projet souffre déjà de manques autour des questions de déplacements, de stationnement, de restauration, de logement. Si les formateurs ne trouvent pas une réelle amélioration des qualités de travail, de vie et d’accueil des étudiants, nous aurons échoué.

En l’état actuel des informations et options choisies, il apparait que le projet ne peut être accepté.

Motion adoptée par le conseil d’école de l’IUFM de l’académie d’Amiens du 9 juin 2011

pour : 16

contre : 0

absent : 0

refus de voter : 4

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Une promesse de réponse dans les meilleurs délais de la part du maire d'Amiens

13 Juin 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

lettre-riffeaudaux.jpg

Bienvenue dans le monde kafkaïen de la mairie d'Amiens : le cabinet du maire m'envoie une réponse pour me dire que je vais avoir... une réponse et cela dans "les meilleurs délais". Que veut dire "meilleurs délais" ? Cela fait un mois que j'attends. Je suis peut-être trop pressé. Ou bien le maire a une technique particulière consistant à parier sur les mécanismes de l'oubli... Si jamais je reçois un jour sa réponse, j'aurais oublié depuis longtemps l'objet de ma demande. L'adage de Gilles Demailly pourrait être : "Tout problème différé est un problème réglé."

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DSK est la cause d'une plainte à Amiens (article du Courrier picard du 12 juin 2011)

12 Juin 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

cp12-06-11

  Une précision qui a son importance : F. Debeauvais, M.-H. Loew et moi-même faisons toujours officiellement partie du groupe communistes et citoyens. Le président du groupe, L. Beuvain, a décidé de demander au maire PS, Gilles Demailly, de désactiver les cartes qui nous permettaient d'entrer dans le local du groupe communistes et citoyens. La faute du maire est d'avoir accédé à cette demande car, ainsi, il nous empêche de remplir convenablement notre mandat d'élu. Il y a bien un seul groupe communiste à la mairie...

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M. Laurent Beuvain, secrétaire de la section PCF d'Amiens, a décidé de porter plainte pour diffamation contre moi !

11 Juin 2011 , Rédigé par Cédric Maisse

M. Laurent Beuvain a décidé de porter plainte pour diffamation contre moi hier à 13 H 15 à propos de mon interprétation de ses propos concernant l'affaire Dominique Strauss-Kahn sur France-bleu Picardie le 6 juin 2011.

1) La justice est de plus en plus débordée aujourd'hui. Est-il utile de la solliciter au sujet de quelques commentaires et de leurs interprétations ? Doit-on transformer les tribunaux en lieux de débat sur la sémantique ? Les magistrats ont des affaires bien plus importantes et bien plus urgentes que de s'intéresser à un débat de politique locale portant sur le sens des mots et les interprétations que chacun peut en faire.

2) Mon blog, comme tout lieu de publication, peut être soumis à un droit de réponse. Pourquoi Laurent Beuvain n'a-t-il pas demandé à exercer son droit de réponse ? Je me serais fait un devoir de publier son point de vue. Cela aurait eu la vertu d'alimenter le débat démocratique.

3) Je ne suis pas élu à plein temps comme L. Beuvain. Je travaille. Son ultimatum est publié à 9 H 10 sur mon blog alors que je partais sur mon lieu de travail. Il dépose plainte à 13 H 15 sans même avoir cherché à me joindre directement. Ne chercherait-il pas à se servir de la justice à des fins politiques pour restreindre mon droit de libre d'expression ? Car, tout de même, je peux dire ce que je pense de ses propos. C'est le propre de la démocratie.

4) Recourir à la justice n'est pas une action favorable au débat nécessaire à notre démocratie. Toute discussion pourrait alors se finir devant les tribunaux. On n'oserait plus rien dire. Il faudrait vérifier non seulement le sens des mots que l'on emploie mais aussi examiner de près toutes les interprétations que pourrait en faire chaque personne. Autant se taire...

5) Tout cela est bien disproportionné. Comme le dit le Courrier Picard sur Twitter, il s'agit de bisbilles ( Courrier picard  AMIENS Bisbilles entre communistes sur l'affaire DSK. Une plainte pour diffamation déposée ).

En conclusion, L. Beuvain devrait sortir de son bureau de la mairie pour aller à la rencontre des Amiénois qui se plaignent de plus en plus de la politique municipale (mais ai-je le droit de le dire ?). Il devrait aussi faire le travail de secrétaire du PCF d'Amiens pour lequel il s'est fait élire de manière très contestable à 2 reprises : aux dernières nouvelles, il y aurait moins d'adhérents à Amiens que dans certaines sections de petites villes de la Somme (selon J. Carliez, secrétaire départemental du PCF)

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