Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Cédric Maisse
Lire la suite

Communiqué sur le projet en cours d'aménagement de la citadelle d'Amiens (transfert d'une partie des étudiants du campus vers la citadelle)

21 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 Par le présent communiqué, je vous invite à regarder attentivement le plan suivant mis en ligne (http://www.assises-patrimoine.fr/2010/res/WADLOW.pdf) par V. Wadlow, adjointe à l'urbanisme, lors des ateliers concernant le patrimoine (les assises du patrimoine du 11 septembre 2010). On peut y remarquer qu'une nouvelle porte va être percée dans le mur nord de la citadelle.

En tant qu'élu, mais aussi en tant que professeur d'histoire, j'avais interrogé G. Demailly au sujet du percement d'éventuelles nouvelles portes dans les murs de la citadelle. C'est une décision qui n'est pas anodine. La citadelle est un monument historique. Elle a déjà perdu deux de ses bastions dans les années 1950 pour y faire passer une pénétrante permettant de rejoindre la route de Doullens, cela a déjà fortement dénaturé le site.

Il faudrait qu'il y ait un débat sur cette décision ou tout au moins que l'on informe les Amiénois sur ce projet de percer une porte. Est-ce indispensable ? Cela ne va-t-il pas encore dénaturer la citadelle ? Ou bien est-ce justifié selon quels arguments ? Et comment va-t-on procéder ? À quoi va ressembler cette nouvelle porte si jamais elle est réalisée ?

De plus certains professeurs d'université pensent que la superficie à l'intérieur de l'université est trop restreinte et qu'il faudra réduire l'épaisseur des murs de la citadelle. On leur a répondu que le projet allait respecter le patrimoine historique. Seulement réduire les épais murs de briques n'a pas de sens au niveau de la conservation. Le but des architectes militaires était d'amortir l'impact des boulets de canon avec la plasticité de la brique et la largeur des murs. On risque de dénaturer complètement un ouvrage d'art que l'on pourrait plus modestement mettre en valeur avec des projets moins ambitieux mais peut-être aussi utiles (mais c'est une autre question).

Après avoir examiné la carte du projet, je vous invite à lire l'extrait du procès-verbal du conseil d'Amiens-Métropole du 3 juin 2010 où Gilles Demailly me « rassure » en me certifiant que le terme de percement ne concerne que la mise en service de portes déjà existantes. Il est vrai que nous l'avons cru, d'où nos abstentions. Et je découvre, à la vue des documents mis en ligne par V. Wadlow, que nous n'aurions pas dû.

 

projet-citadelle01 

 

 

Extrait du procès-verbal du conseil d'Amiens-Métropole du 3 juin 2010

Point 66 – Citadelle. Etude de prescriptions architecturales, paysagères et patrimoniales. Avenant n°1 au marché 2009 00399

 

INTERVENTIONS :

M. DEMAILLY : Tout à l’heure j’évoquai Colette FINET, Didier CARDON doit aussi subir une légère intervention et donc en son absence j’ai demandé à Marie-Hélène LUCZAK qui représente notre agglomération dans le Conseil d’Administration de l’Université de présenter les avenants aux différents dossiers qui concernent l’Enseignement Supérieur.

Mme LUCZAK : Il s’agit d’une proposition d’avenant n° 1 au marché 2009 concernant la Citadelle. A l’issue d’un appel d’offres ouvert, le Conseil d’Agglomération du 19 novembre 2009 a autorisé le Président à signer le marché relatif à l’étude des prescriptions architecturales paysagères et patrimoniales sur le site de la Citadelle.

La passation d’un avenant s’avère nécessaire car les cotraitants identifiés dans la lettre de candidature n’ont pas été déclarés dans l’acte d’engagement. Je vous invite donc à approuver l’avenant n° 1 au marché 2009 399 au mandataire commun GRAHAL I-PAT.

M. DEMAILLY : Précision complémentaire sur ce dossier, en dehors de l’avenant que vient de présenter Marie-Hélène LUCZAK, je souhaitais rappeler qu’il y a un jury de concours qui se déroule le 22 juin il me semble, je crois que ma mémoire n’est pas totalement défaillante, que 150 dossiers avaient été retirés, les gens ont étudié les dossiers et en fait il y a 72 candidatures, et de plusieurs pays d’origine, sur le dossier Citadelle. On aura l’occasion de débattre très largement de ces dossiers dans les mois voire les années qui viennent mais je voudrais simplement dire par ces chiffres qu’il y a un grand intérêt pour les plus grands cabinets d’architectes en France voire en Europe pour ce dossier qui est effectivement exceptionnel à plus d’un titre : la qualité et l’histoire du site, la place de site au sein de notre agglomération et bien entendu le fait qu’il s’agit d’un projet qui va structurer et donner un réel dynamisme à notre agglomération.

M. MAISSE : Ce serait plutôt des demandes de précisions. Quels sont les projets au niveau de la mise en valeur du patrimoine, et notamment de l’architecture, comment va-t-on allier la venue des étudiants à la Citadelle et le potentiel touristique éventuel ? J’ai appris par exemple que peut-être, je ne sais pas où en sont les études, mais on dit que l’on va percer des portes alors j’aimerais bien savoir si on va percer des portes dans les remparts ou pas ? Ensuite une question plus générale qui porte sur une rumeur ou un ressenti des personnels : on ne ferait que la première phase, la 2ème phase n’aurait peut être pas lieu du fait d’un manque de financement ou d’un manque de projection dans l’avenir. Voilà mes deux questions.

M. DEMAILLY : Concernant la 1ère question, il y a un certain nombre de visites qui sont organisées pour l’ensemble des élus, c’est important de le signaler, vous pourrez avoir des présentations globales du projet tel qu’il est présenté aux différents candidats au niveau du concours mais juste pour répondre dans l’esprit, quand on parle de percements de portes, il s’agit de remettre essentiellement en valeur les portes historiques de la Citadelle, en clair, ce sont les différentes portes qui existaient dans l’histoire de la Citadelle donc François 1er, la porte d’Abbeville et la porte qui est au Sud plus éventuellement un endroit d’accessibilité au Nord mais qui effectivement est à niveau donc il ne s’agit pas de mettre en cause l’aspect historique.

Je rassure aussi l’Historien que vous êtes sur ce dossier, je l’ai dit publiquement, je suis très attaché à ce que l’on prenne le temps de bien faire sur ce dossier, de respecter un lieu qui est millénaire en terme d’histoire parce qu’avant qu’il y ait la Citadelle, il y avait aussi une voie romaine, c’est toute l’histoire de cette ville et donc c’est avec beaucoup de modestie qu’on s’attache à ce projet puisqu’il y a déjà de grands noms, de grands architectes qui ont déjà agi dans ce domaine là. C’est pour cela aussi qu’on a lancé un concours international, on va travailler pendant des mois et des mois avec eux et vous serez informés.

Je rappelle aussi que le dossier est maintenant public, vous pouvez également le consulter, le télécharger et avoir ainsi une idée très précise des conditions qu’on a posées, vous citez par exemple l’histoire des portes mais je peux citer bien sûr le respect de toute l’histoire du site y compris, parce que certains s’étaient interrogés, y compris les années douloureuses qui ont été vécues pendant l’occupation, la place et la mémoire de ces lieux est très forte vis-à-vis de tous les résistants, tous ceux qui ont été torturés et qui ont été fusillés dans ces lieux et nous avons la volonté de mettre en valeur cette histoire, y compris cette histoire récente particulièrement douloureuse. C’est un dossier sur lequel nous sommes très attentifs et toutes les informations sont disponibles, je vous invite à les consulter.

 

ABSTENTIONS : 2 (M.-H. LOEW et C. MAISSE)

ADOPTÉ

Lire la suite

Point 56 du conseil d'Amiens-Métropole du 16 décembre 2010 – Parc zoologique. Actualisation de grilles tarifaires.

19 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

31logo.jpgLes tarifs haute saison augmentent de 10 % [comme ceux de basse saison] et cette augmentation ne se justifie pas parce que les recettes augmentent avec les tarifs actuels grâce, notamment, à la modernisation du zoo. On risque de remettre en cause ce développement en faisant en sorte que les tarifs augmentent. En plus, on met de nouveaux produits sur le marché [dans la boutique] à la sortie.

On disait dans le programme que l'accès à la culture devait être facilité.

Le principe est toujours le même : on peut éventuellement compenser la hausse des tarifs [que l'on ne ferait pas] par une hausse de la fréquentation.

 

CONTRE : 2 (M.-H. LOEW et C. MAISSE)

Lire la suite

Point 8 du conseil d'Amiens-Métropole du 16 décembre 2010 – Impôts directs locaux. Fiscalité additionnelle. Année 2011.Avec les interruptions de G. Demailly destinées à faire obstruction.

18 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 seigneur01

Cédric MAISSE :

- Je voudrais m'exprimer sur la fiscalité additionnelle parce que j'ai voté le budget mais j'aimerais expliquer mon vote là.

 

Gilles DEMAILLY :

- Donc, je vous en prie. Explication de vote.

 

Cédric MAISSE :

- J'ai écouté les réponses de l'exécutif. J'ai entendu que des vice-présidents se contredisaient. Il y en a qui disent qu'on a le choix d'autres que l'on n'a pas le choix. Je trouve que cela manque de cohérence.

Parlons de l'esprit métropolitain. On disait qu'un coup de couteau avait été porté dans le dos de l'esprit métropolitain. Je signale que je n'ai pas pu participer aux discussions sur le budget lors des séminaires.

Il faut tenir compte que le pouvoir d'achat a baissé de 0,4 % globalement en France cette année. On sait que, comme vous l'avez dit tout à l'heure, l'effort va porter sur les classes moyennes. Presque la moitié des gens vont être plafonnés dans le versement de leurs impôts. Je rappelle que la population de la zone d'emplois d'Amiens est jeune, elle a des revenus moindres que la moyenne. L'augmentation des impôts va avoir un impact sur l'attractivité de notre métropole. Notre solde migratoire est négatif. L'augmentation peut remettre en cause notre attractivité. On fait en sorte d'attirer les entreprises et on remet en cause cet effort de notre collectivité.

Amiens est une ville beaucoup moins riche que les autres. Sa population est beaucoup plus touchée par le chômage. Amiens a 1 % de chômeurs en plus que la Picardie qui, elle-même, a 2% de plus par rapport à la moyenne nationale. Tout cela rejaillit sur l'ensemble des familles. Pour moi, c'est un problème d'augmenter les impôts dans un contexte de difficultés financières accrues pour nos concitoyens. On ne se différencie pas de ce qui se passe ailleurs en France mais aussi en Europe. Dans beaucoup de pays européens, on augmente les impôts.

Il y a aussi le problème de la cohérence politique. Je rappelle que la gauche, quand elle était...

 

Gilles DEMAILLY :

- Monsieur Maisse, je suis désolé, je souhaite que... Cela fait plus de Trois heures et demie que l'on débat sur cette question là. Je souhaite que votre intervention soit courte. Je rappelle qu'il y a énormément de points à l'ordre du jour. Je vois un certain nombre de gens qui quittent la salle. Il y a des choses que l'on doit absolument voter cette année sous peine de perdre un certain nombre de subventions de la part de l'État, donc je demande que vous soyez bref.

 

Cédric MAISSE :

- Je suis d'accord, vous m'avez cité donc il faut bien que je vous réponde à un moment donné.

 

Gilles DEMAILLY :

- Je vous ai...

 

Cédric MAISSE :

- Hé bien oui, je peux répondre quand même. Je disais donc que la gauche avait lutté en son temps contre la taxe additionnelle et que je m'étais abstenu [ensuite, en décembre 2008,] sur le principe de cette taxe. Et je tiens à expliquer pourquoi.

Gilles de Robien avait mis en place cette taxe. Il l'avait mise à 0 % notamment à cause d'une opposition de la gauche.

En plus on me taxe assez souvent, quand je fais des propositions alternatives d'être démagogue, irresponsable et tout cela et vous, vous avez promis, à un moment donné, de ne pas augmenter les impôts et peu importe que ce soit au niveau d'Amiens ou d'Amiens-Métropole. Moi je demande qui est démagogue parce que je commence à en avoir marre d'être traité comme cela.

Ensuite la taxe professionnelle : sa suppression est remplacée par plusieurs impôts. On ne sait pas trop ce qu'ils vont rapporter et ça...

 

Gilles DEMAILLY :

- Monsieur Maisse, je suis désolé mais on ne va pas refaire le débat sur le budget...

 

Cédric MAISSE :

- Non, je tiens à répondre. Donc il est sûr...

 

Gilles DEMAILLY :

- Mais vous pouviez intervenir au moment du budget. Vous ne l'avez pas fait.

 

Cédric MAISSE :

- C'est pareil. C'est une délibération, je tiens à m'exprimer. Je n'ai plus grand-chose à dire. Vous pourriez au moins avoir la patience d'écouter. C'est toujours à moi que vous coupez la parole.

 

Gilles DEMAILLY :

- Il y a une cohérence, Monsieur Maisse, il y a le vote du budget... La question de la fiscalité, on en a débattu.

 

Cédric MAISSE :

- Attendez que j'ai fini.

 

Gilles DEMAILLY :

- Je vous demande de respecter l'ensemble des membres.

 

Cédric MAISSE :

- Moi, je vous ai respecté, je vous ai écouté pendant plus d'un quart d'heure, c'est bon !

Les grandes entreprises vont être moins taxées. La taxation est injuste car ce sont les grandes entreprises qui vont être exonérées alors que les petites entreprises vont être plus mises à contribution.

Et j'avais posé comme question au débat d'orientation budgétaire, des impôts pour quoi faire ? Et on a parlé beaucoup de la citadelle. Pour moi, c'est toujours un projet qui est risqué et qui est de la compétence de l'État. Pourquoi faire ce que ne fait pas l'État alors qu'il restreint toujours plus ses moyens [aux collectivités]. Dire que le transfert des étudiants à la citadelle peut contribuer à sauver l'université [à Amiens] est un argument valable. Je veux bien entendre cet argument et je veux bien entendre qu'investir dans ce projet est intéressant. Sauf que je m'étonne que l'on ne l'ait utilisé que maintenant. On aurait pu me l'opposer bien avant. Mais c'est un argument à double tranchant. Pourquoi investirait-on dans un projet que l'État peut remettre en cause à tout moment ? Et comme il a été rappelé : il y a 11 pôles universitaires et Amiens n'est pas compté dedans. Pourquoi faire autant d'investissements dans ce projet ?

Quant à l'autofinancement, c'est la réduction de l'endettement mais remplir les caisses pour 2014 pour un potentiel successeur, est-ce que cela vaut le coup ?

Au sujet du désengagement de l'État, Nicolas Sarkozy a décidé d'étouffer financièrement les collectivités car elles ne sont pas de sa couleur politique...

 

Gilles DEMAILLY :

- Monsieur Maisse, je...

 

Cédric MAISSE :

- Je finis, je finis...

 

Gilles DEMAILLY :

- Je peux vous demander pour combien de temps vous en avez encore. Je crois que...

 

Cédric MAISSE :

- Je finis.

 

Gilles DEMAILLY :

- On connaît largement vos arguments. Concluez !

 

Cédric MAISSE :

- Laissez-moi finir... La volonté du pouvoir central de Nicolas Sarkozy est d'imposer sa politique de rigueur et d'austérité. Et le piège est de suivre cette politique sans avoir la volonté d'y résister sauf que l'augmentation des impôts peut renforcer les services publics et [permettre de] réaliser certains de nos projets. On ne nous laisse pas le choix. Il y aussi le problème des compétences. Un argument de Jean-François Vasseur disait que [Gilles de Robien] a pris toujours plus de compétences sans en prévoir le financement me paraît un argument convainquant qui a été développé ici comme au débat d'orientation budgétaire. C'est pourquoi je m'abstiendrai.

Et j'aimerais bien pouvoir m'exprimer jusqu'au bout sans être interrompu !

 

Gilles DEMAILLY :

- Je dis simplement que, dans une assemblée, il doit y avoir davantage de cohérence car lorsqu'on vote le budget, on vote les recettes y compris on a le courage de voter la taxe additionnelle. Si, effectivement, on est contre, certains l'ont fait. On vote contre le budget, on vote contre la taxe. Je crois que les deux doivent être cohérents. Donc je ne comprends pas votre vote.

 

Cédric MAISSE :

- je fais ce que je veux !

 

Gilles DEMAILLY :

- Exactement (rires dans l'assemblée). Vous faites ce que vous voulez avec votre propre cohérence. Je ne dis pas le contraire.

 

CONTRE : 22

ABSTENTIONS : 2 (M.-H. LOEW et C. MAISSE)

POUR : 65

 

j'ai mis entre crochets des éléments destinés à préciser le propos et que je n'ai pas pensé à dire. En effet, en plus d'être interrompu par G. Demailly, des élus d'Amiens me lançaient des piques, entièrement ineptes, pour tenter de me déstabiliser. Belle mentalité pour des gens qui s'affichent à gauche...

On peut voir les débats en vidéo sur le site officiel de la mairie d'Amiens.

Lire la suite

Point 20 du conseil d'Amiens-Métropole du 16 décembre 2010 – Tarifs 2011 Eau Assainissement.

18 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 INTERVENTION QUE GILLES DEMAILLY A INTERROMPUE. IL NE RESPECTE PAS LES USAGES INDISPENSABLES DE LA DÉMOCRATIE. ON RESPECTE ET ON ECOUTE LA PAROLE DE L'AUTRE MÊME SI CELA NE FAIT PAS PLAISIR. ET APRÈS, ON PEUT RÉPONDRE. GILLES DEMAILLY NE RESPECTE PAS MON TRAVAIL TOUT CELA PARCE QU'IL EST PRESSÉ QUE LE CONSEIL SE FINISSE. CE N'EST PAS CORRECT, NI DEMOCRATIQUE...LE BUT EST DE ME RENDRE INAUDIBLE ET INCOHÉRENT. CETTE ATTITUDE EST INADMISSIBLE D'AUTANT PLUS QUE C'EST UNE TENTATIVE D'INTIMIDATION...

 

Je précède le contenu de mon intervention par la mise à disposition de graphiques destinées à rendre plus claire l'exposé. VOIR LES GRAPHIQUES ACTUALISES POUR L'ANNEE 2012.

 

pourcentage1 Les augmentations d'une année sur l'autre semblent négligeables mais, sur 3 ans, depuis que la gauche dirige Amiens-Métropole, les augmentations deviennent conséquentes. Précisons qu'Amiens-Métropole n'a pas de pouvoir de décision sur la part de l'agence de l'eau. 

Après les pourcentages, il convient d'examiner ce que cela représente en données brutes pour chacun des postes les plus iportants dans ce qui fait le prix de l'eau :

 

eau01-copie-1.jpg 

assainissement1

abonnement1.jpg

agence-eau.jpg

 

Il est très difficile de savoir exactement le prix de l'eau et la façon dont il est déterminé. La plupart des sondages montrent que les usagers se plaignent de cet état de fait. Il y a indéniablement une opacité au sujet des tarifs de l'eau.

Au passage je tiens à signaler qu'il y a très probablement une erreur, je l'espère en tout cas, dans le prix qui nous est donné pour la redevance annuelle de l'assainissement non collectif qui serait de 0,28 plutôt que de 28 euros par m3.

Je vais tenter ici de faire l'analyse du prix de l'eau et, à partir de cette analyse, faire des propositions.

Depuis les années 1990 le prix de l'eau ne fait qu'augmenter, ce qui conduit les usagers à se poser des questions sur son prix.

1° remarque, tout cela est bien difficile à comprendre. Il y avait 6 tarifs qui se cumulent, depuis 2010, il y en a 7. Et cet argent va à des organismes différents sans compter les délégataires privés.

2° remarque, le traitement de l'eau, sa purification revient plus cher que l'eau elle-même.

 

Ensuite si on prend tarif par tarif, tout augmente. Il ne s'agit pas seulement de savoir d'une année sur l'autre où tout paraît négligeable mais aussi entre 2008, année où nous avons été élus (l'année de référence donc) et l'année 2011 dont il est question aujourd'hui.

Le tarif du m3 d'eau non traitée augmente et passe de 0,76 euros à 0,77. Cela fait peu au premier abord, 1,36 % sur un an mais cela représente 2,7 % entre 2008 et 2011.

La part fixe, l'abonnement donc, augmente de 1 % entre 2010 et 2011 mais il augmente de 13,5 % entre 2008 et 2011. L'abonnement, c'est justement là-dessus que l'usager n'a aucune prise. Il peut éventuellement économiser l'eau en limitant sa consommation mais il ne peut intervenir sur l'abonnement. Cela s'appelle une rente. Personne ne peut résilier son abonnement à l'eau. L'usager est captif et ne peut rien faire. En face les organismes peuvent toucher cette rente sans rien faire. Le système encourage l'immobilisme.

La part de l'assainissement augmente de 1 % entre 2010 et 2011 mais elle augmente de 9,7 % entre 2008 et 2011.

Cette part ne va pas cesser de croître à l'avenir. L'agence nationale de sécurité sanitaire des aliments a constaté que chaque personne absorbe par jour 3 fois plus d'arsenic que la dose virtuellement sûre. Et 30 % de cette arsenic ingéré vient de l'eau. Cet arsenic vient des fongicides, insecticides dont il est un des composants (canard enchaîné du 8 décembre 2010)

C'est une course sans fin. Plus on pollue, plus on doit traiter l'eau et plus cela va revenir cher à l'usager.

Globalement la facture augmente de 1,7 % entre 2010 et 2011 mais la hausse est de 7,23 % entre 2008 et 2011. Alors que 64 % des Français n'ont eu aucune augmentation de salaire depuis 3 ans.

 

Comment peut-on éviter l'augmentation que l'on nous propose aujourd'hui ?

  1. 1) Appliquer le principe du pollueur-payeur. Ceux qui polluent le plus ne sont pas les ménages. Ce sont les industriels et les agriculteurs. En plus ce sont eux qui utilisent l'eau et dans des quantités si grandes qu'elles ne sont pas comparables à celles des ménages. Ceux qui polluent le moins et qui consomment le moins la ressource paient de manière inversement proportionnelle le traitement et la consommation de l'eau. C'est une injustice.

  2. 2) Réduire de manière drastique les fuites d'eau. Il serait bon d'avoir un rapport officiel sur l'état du réseau. Lors du conseil d'amiens métropole de juin dernier, nous avons eu un échange à ce sujet. Les chiffres évoquaient 30 % de perte d'eau. On m'a répondu que l'on était plutôt entre 20 et 22 %. J'ai proposé que l'on fasse des embauches pour réparer et surveiller le réseau. Vous m'avez répondu, monsieur le président, que cela allait alourdir la facture de l'usager. Or, que fait-on dans le cas présent ? On augmente les tarifs sans pour autant vouloir régler ce problème des fuites d'eau. Au bout du compte qui paie les pertes en eau ? C'est bien l'usager qui paie les équipements de captage et leur entretien. Donc c'est lui qui paie une partie des pertes. Le reste est gâché gratuitement, c'est absurde...

  3. 3) Aujourd'hui, le tarif de l'eau est dégressif. Plus on consomme, moins le prix de l'eau est élevé. C'est un principe qui vient du XIX° siècle. On voulait encourager l'usager à utiliser l'eau des nouveaux réseaux de distribution plutôt que d'utiliser celle des rivières. On commençait aussi à transformer l'eau en une marchandise comme les autres au lieu de la considérer comme un bien commun de l'humanité. evolution-prix-m3.jpgOn pourrait inverser cette logique. Une révolution au sens propre du terme. Au lieu de pratiquer un tarif dégressif, on pourrait pratiquer un tarif progressif. Ainsi, comme l'eau est une ressource vitale, comme l'air, on pourrait faire un tarif très faible pour les 40 premiers m3 d'eau. Ensuite, au-delà, de 1500 m3 on pourrait fortement augmenter les tarifs. Cela compensera une partie des baisses de tarifs mais cela encouragera les plus gros consommateurs à limiter leur usage. Il n'est pas normal qu'une entreprise paie l'eau moins cher qu'un particulier juste parce qu'elle consomme énormément. Cela encourage le gaspillage.

Donc la coupe est pleine. Nous votons contre les augmentations de tarifs proposées aujourd'hui.

 

CONTRE : 2 (M.-H. LOEW et C. MAISSE)

prix20m3.jpg

prix120m3.jpg

prix200m3.jpg

Lire la suite

Point 11 du conseil d'Amiens-Métropole du 16 décembre 2010 – Transports Urbains. Lancement de la procédure de délégation de service public.

17 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 Le rapport fait un bilan en 3 points très contestables.

 1) conservation par la collectivité de la maîtrise du service public

on peut légitimement contester cette phrase. Si on confie un service public à une entreprise extérieure c'est que justement on ne veut pas maîtriser le service public. C'est un choix politique : on n'assume ou pas de prendre en charge un service public. Le but est bien de faire retomber les responsabilités d'un échec éventuel sur le délégataire. Quand il y a un problème, cela permet à la collectivité de mettre en cause son délégataire. On l'a vu lors du conflit social en mai-juin derniers. Et qu'est-ce qu'on nous propose ? De perdre le peu d'emprise qu'il y avait paraît-il encore ! Le texte le dit lui même en ce qui concerne l'AFFERMAGE : La maîtrise du service par la collectivité s’en trouve quelque peu amoindrie. (Page 3 du rapport)



2) externalisation de la gestion quotidienne à un professionnel de l’activité

On a vu ce que cela donne avec la CFT mais aussi ce que cela a donné avec la SAGS. Ce n'est pas parce que ce sont des entreprises privées que c'est mieux. Il y a certes des entreprises qui font bien leur travail mais, à Amiens, cela n'a pas été une réussite. Est-ce la faute au manque de chance ? Non, car on a toujours décidé de prendre le moins cher. Or, je l'ai déjà dit, des entreprises essaient par tous les moyens de remporter les marchés même en remettant en cause leur viabilité économique.



3) durée courte permettant une plus meilleure réversibilité du mode de gestion

on avait décidé une délégation de service public courte pour savoir quel type de gestion adopter. L'argument était que l'on était pris par le temps. On se donnait 3 ans pour réfléchir. A présent on va signer pour 6 ans. C'est normal du point de vue du marché. Quelle entreprise va faire prendre des risques sur une durée aussi courte que 3 ans ? On a à peine le temps d'avoir un retour sur investissement. C'est pourquoi il y a eu si peu concurrents pour briguer la DSP en 2008. Avec 6 ans, on aura plus de candidats et des plus sérieux comme Veolia, Keolis ou même la RATP. Quant à la SEMTA, elle ne peut pas être un candidat sérieux face à de telles entreprises. Ce n'est pas honnête de tenter de nous faire croire le contraire.

 

La reprise d’un service aussi complexe nécessite un temps de préparation important que n’offre pas l’échéance du contrat de DSP actuel, à moins d’envisager la prorogation du contrat d’un an maximum. (page 3)

bien sûr qu'il faut du temps pour passer en régie directe. Il faut au minimum 2 ans pour fonder ses bases matérielles et juridiques. C'est justement pourquoi on avait voté une DSP pour une durée de 3 ans, le temps de réfléchir au mode de gestion puis éventuellement d'en constituer un. Donc, demander une prorogation c'est de la mauvaise foi. C'est exactement ce que l'on nous a refusés en décembre 2008 quand nous avons voté contre le fait que l'on confie la DSP à la CFT.

Je rappelle tout de même qu'en mai 2008, nous avons voté POUR la DSP en espérant qu'au bout de ses 3 ans, on pourrait envisager des choix qui permettent une amélioration. On était loin de se douter que la SEMTA serait évincée...

 

J'émets différentes demandes :



1) il faut réunir la commission de contrôles des comptes au sujet de la CFT. Je l'ai demandé à différentes reprises, jamais je n'ai eu de réponses. Comment peut-on faire un bilan, évaluer l'impact d'une DSP sans avoir un bilan comptable au préalable ?



2) si on perd un peu plus le contrôle, il faut renforcer les clauses de protection sociale des salariés. Au bout de 15 mois, la réglementation permet d'opérer des licenciements sur le personnel repris. La CFT a pris la délégation en janvier 2009, les licenciements des cadres chargés du planning ont eu lieu en mai 2010. Ce n'est pas un hasard. Cela risque de se reproduire.

De plus l'atmosphère est délétère au sein des différents délégataires : il y a des grèves sur les conditions de travail mais il y a aussi un problème de « management » : des salariés subissent des violences de la part d'autres salariés à la CFT comme chez Vinci. Nous nous devons de garantir la sérénité des salariés sur leur lieu de travail.



3) l'affermage porterait sur une somme de 27 millions d'euros. Le but d'une entreprise qui prendrait la délégation serait de dégager un bénéfice de 3 à 4 millions. Comment va-t-elle faire ? Augmenter ses tarifs ? Continuer à faire des économies sur la masse salariale ? Faire des économies sur l'entretien du matériel roulant ? C'est toujours le même système.

 

Pourquoi ne pas envisager au moins de relancer la société d'économie mixte ? Pourquoi ne pas envisager de faire une régie directe ? Je vote contre cette délibération mais sachez que je suis prêt à travailler pour l'amélioration de l'offre de transports sur l'agglomération aménoise.



CONTRE 3 : M. HERNOUT, M.-H LOEW et C. MAISSE


Commentaires :

Aucune réponse satisfaisante n'a été donnée. Les Verts ont tenu à manifester leur soutien à cette délégation de service public.

 

Lire la suite

Point 21 du conseil d'Amiens-Métropole du 25 novembre 2010 – Débat d’Orientation Budgétaire au vote du Budget Primitif 2011.

10 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 EXTRAITS DU PROCES-VERBAL

M. MAISSE : En préambule, je dirais qu’on n’a pas eu la chance, nous, de participer au séminaire sur le débat d’orientation budgétaire comme certains de nos collègues qui ont pris la parole avant, je trouve ça bien dommage.

Ensuite, je fais un rappel sur la Loi de 1992 qui impose de faire un débat d’orientation budgétaire. Le but est que ce soit présenté clairement, que ce soit expliqué, pédagogique, or je reprendrai ce que j’ai dit la semaine dernière, les documents qui nous sont proposés, par exemple sur l’emprunt, utilisent un jargon qui n’est pas à la portée de tout le monde et en plus un jargon qui, à mon avis, ne fait pas sens, « pentification » je ne vois vraiment pas ce que ça veut dire.

Donc, en fait, le problème c’est qu’on ne se met pas à la portée du simple citoyen pour qu’il puisse comprendre comment on va organiser le budget puisque le but, quand même, d’un débat d’orientation budgétaire, c’est de présenter clairement les choses aux citoyens.

Ensuite, une autre remarque. J’ai lu au passage une phrase, c’est « la normalisation du marché financier », je me demande comment on peut savoir ce qu’est la normalisation du marché financier, surtout en ce moment, quand on voit que les banques appellent au secours un peu partout, en Irlande, au Portugal et en Espagne, je ne vois pas ce que ça veut dire « normalisation du marché financier », on est plutôt en ce moment en train de se demander ce qui va se passer du jour au lendemain.

Donc, en fait, on se cache derrière un jargon pour se rassurer. On m’a dit la semaine dernière que c’était une nécessité technique de passer par ce genre de vocabulaire, moi je crois que la compétence, c’est plutôt de savoir expliquer, d’avoir la capacité de se faire comprendre même quand c’est du langage difficile. Je crois que le but était aussi de rester obscur.

Ensuite, je voudrais intervenir sur le personnel. Des choses ont déjà été dites, moi ce qui me gêne fortement, c’est qu’on présente le personnel comme une charge or, par définition, une charge on veut l’alléger et ça on l’entend tous les jours à la radio et à la télé alors qu’en fait, le personnel, c’est un investissement, un investissement social. Il n’y a qu’à voir ce qu’à dit aussi l’économiste KEYNES, à savoir que finalement, avoir du personnel dans la fonction publique peut relancer l’économie, ils payent des impôts, ça relance aussi toute l’activité du Pays.

On découvre qu’il y a 0 % d’augmentation (enfin, ce n’est pas une augmentation, c’est 0% pour la masse salariale), on n’a donc plus vraiment de volonté de développer les services publics. Je veux bien comprendre que l’État nous restreigne, qu’on a des pertes de recettes (ça c’est clair) mais ça ne justifie pas, à mon avis, une politique aussi austère.

Dans le document, il y avait aussi le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux en départ à la retraite et on considère ça comme brutal, on fait à peu près la même chose en ce moment, je prendrai juste un exemple : il y avait 6 gardiens pour surveiller la Mairie et la salle Dewailly il y a 2 ans, maintenant il n’y en a plus que 4.

Je me suis renseigné auprès des syndicats, aujourd’hui il y a quand même 200 postes vacants, est-ce que c’est une façon de faire des économies ? En tout cas, ça remet en cause le fonctionnement des services publics.

On parle aussi de ralentir l’évolution des carrières des fonctionnaires territoriaux et on va limiter les dépenses de fonctionnement de 5%, ce qui risque aussi de remettre en cause la qualité du service public. Donc, on remet en cause la qualité du service public par deux biais : par le biais de la compression des salaires, du non remplacement des départs et par les économies sur le fonctionnement.

Pour passer à un autre thème, c’est le thème de l’autofinancement, j’ai posé la question suivante la semaine dernière : « Pourquoi l’autofinancement est un but en soi ? » et on m’a répondu que cet autofinancement, c’était pour dégager des capacités d’investissement pour plus tard, pour 2014, mais en 2014 on ne sera peut être plus là. Est-ce qu’on travaille pour des successeurs potentiels ? (RIRES DANS LA SALLE) Ce n’est pas une politique de faire de l’autofinancement, ça parait marrant comme ça mais on travaille pour ceux qui viendront plus tard.

Je reviendrai aussi sur le problème de l’investissement parce qu’on dit qu’il ne faut pas investir, qu’on investira plus tard, mais l’investissement n’est jamais conçu comme quelque chose qui rapporte de l’argent. Je reprendrai le même exemple que Monsieur NEMITZ sur le tramway, j’ai bien vu le cas du MANS, c’est vrai, on voit sur les tableaux que c’est une ville qui est très endettée sauf que le tramway apporte forcément des recettes, on peut attirer des entreprises grâce au tramway et on peut limiter des dépenses, par exemple en réorganisant les lignes de bus et puis c’est toute une opération d’urbanisme qui peut rapporter de l’argent. Donc, finalement, les investissements, ce n’est pas le mal, ce n’est pas le démon qu’il faut chasser absolument.

En fait, ma question principale, et on le voit bien dans les projets qui nous ont été exposés, le premier évidemment, c’est encore et toujours l’Université qui doit aller à la Citadelle. Ça mériterait qu’on ait des explications puisque j’ai posé des questions tout à l’heure auxquelles on ne veut pas répondre et pourtant c’est le grand projet, à mon avis, du mandat mais ce grand projet, il faut l’assumer et expliquer comment il se mène, comment on fait et quels sont les objectifs. Moi, je crains fortement que l’investissement qui va être fait pour le transfert des étudiants à la Citadelle va assécher le financement de tous les autres projets.

J’étais content de voir noté le projet de la 4ème piscine mais est-ce que le financement est prévu ? On ne le voit plus trop apparaître après.

Une autre question relative à l’augmentation des impôts, on peut comprendre qu’on ait besoin de recettes mais pour faire quoi ? J’avais déjà posé la question il y a un an de cela quand on pouvait encore participer au séminaire. Je ne suis pas spécialement contre une augmentation des impôts mais tout dépend des projets, or si c’est juste pour financer la Citadelle, je ne suis pas trop d’accord.

 

ENFIN UNE REPONSE DE GILLES DEMAILLY :

 

 J’entends se développer un certain nombre d’argumentations et je constate que, quand ce n’est pas le tramway, c’est l’Université. Je voudrais juste rappeler une fois pour toute que d’abord c’est un engagement qui a été pris par notre Collectivité et qu’ensuite, le montant de l’engagement pour la partie universitaire, c’est 23 M€ pour la Métropole. 23M€ sur l’espace de 4 ou 5 ans, ça représente moins de 10% des investissements qui seront faits, Ville et Métropole, dans cette période là. Donc, ne laissons pas entendre dans des discours simplistes, dans des images qui seraient réductrices, que ça serait uniquement pour ça. Si vous regardez les investissements qui sont prévus cette année, uniquement sur Amiens Métropole, ce n’est qu’une faible partie, ça représente chaque année 4 à 5 M€, soit 10% des investissements globaux de la Métropole et si j’ajoutais les investissements de la Ville d’AMIENS, cela serait encore inférieur donc qu’on arrête de nous faire de type de procès. Nous en avons débattu ici, nous avons voté, nous avons même voté les conventions avec les autres Collectivités et avec l’État, donc assumons nos votes, assumons nos choix. Ce débat a eu lieu, je crois que 2 ou 3 ont voté contre mais nous avons estimé collectivement, à une écrasante majorité, à une quasi unanimité, que ces dépenses, comme d’autres, étaient des dépenses porteuses d’avenir pour le développement économique et l’attractivité de notre Métropole. Donc, ce choix, nous sommes très nombreux ici, sur les 92 membres de ce Conseil, à l’assumer comme nous assumerons d’autres propositions de dépenses d’investissement dans les années qui viennent.

 

 DIDIER CARDON, vice-président à l'éducation :

 Monsieur MAISSE était très honnête, il nous dit qu’il faudrait ne pas faire l’Université. Malheureusement, je pense qu’il n’a pas compris qu’une Université, c’était un élément décisif de l’avenir d’un territoire et, ce que je pourrais partager avec lui, c’est que là aussi il y a un désengagement massif des financements de l’État. Il est effectivement, et ça je le partage avec Cédric MAISSE, inacceptable que, sur les 106 millions d’investissement qui sont projetés, près de 70% vont provenir des Collectivités Territoriales de ce territoire. C’est inacceptable parce que l’Université, c’est de la responsabilité de l’État. Ces 70 M€, si on n’avait pas à les payer, si l’État les payait à notre place, nous permettraient d’avoir finalement une autre vision des investissements.


COMMENTAIRES :

J' invite le lecteur intéressé par le sujet à consulter cette intervnetion au sujet du plan UNIVER-CITE : http://cedric.maisse.over-blog.fr/article-point-62-du-conseil-d-amiens-metropole-du-16-decembre-2009-plan-univer-cite-contrat-de-projet-etat-region-de-picardie-2007-2013-contrat-complementaire-n-2--41351805.html où, après lecture des documents soumis au vote, il apparaît que le plan de financement prévoit qu'Amiens-Métropole dépense 35 millions d'euros et non 23 comme le prétend Gilles Demailly. Maîtrise-t-il vraiment le projet ? On peut s'inquièter, en tout cas, de cette erreur de chiffrage surtout en ce qui concerne le seul projet qui lui tienne à coeur et qui engage une grosse part des ressources publiques pour des années.

De plus, ce n'est pas parce qu'une délibération est votée qu'elle n'est pas contestable. Gilles Demailly ne conçoit pas la démocratie comme une dynamique. Sinon cela laisse à penser que, parce qu'elle est adoptée, la "réforme" sur les retraites ne doit plus être contestée. Gilles Demailly cherche toujours à se dérober au débat démocratique. Il faut qu'il assume son grand dessein. On dirait qu'il n'y croit pas lui-même alors que, de son point de vue, il devrait être fier de ce qui est le projet phare de son mandat.

Quant à 'intervention de Didier Cardon, elle est étrange. Il semble me donner raison. C'est l'Etat qui a toute compétence sur l'Université. Or celui-ci enlève des moyens financiers à Amiens-Métropole. Et on devrait en plus faire des investissements à sa place ? La Région Picardie où D. Cardon est également vice-président à l'éducation va-t-elle vouloir financer ce projet jusqu'au bout au moment où elle restreint ses investissements partout ailleurs ?

Lire la suite

Quelques questions sur la citadelle restées sans réponse... (conseil d'Amiens-Métropole du 25-11-10)

10 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 Quand on lit le procès-verbal de la séance, j'ai encore du mal à y croire... Gilles Demailly ne semble pas préparer ses conseils. A plusieurs reprises il a montré qu'il ne savait pas de quoi je lui parlais. Et puis, il ne répond pas aux questions. Il fait mine de nous ignorer... Veut-il mener un tel projet à terme sans en informer les Amiénois ?

  

EXTRAITS DU PROCES-VERBAL DU CONSEIL D'AMIENS-METROPOLE DU 25-11-10

 

INTERVENTIONS :

 

M. MAISSE : J’ai plusieurs questions à propos du point 20 qui porte sur la maquette de la Citadelle. J’ai eu quelques informations et j’aimerais avoir des précisions. Il s’avère que l’on construit actuellement le Pôle Santé sur le Campus. Théoriquement, dans l’opération, il était prévu, en tout premier lieu, de construire la Citadelle, ensuite de déménager le Campus puis de construire le Pôle Santé. J’aimerais donc savoir ce qu’il en est.

Ensuite, j’ai appris que la construction de ce Pôle Santé coûtait 11 M€ à la Région. Est-ce que ces 11 M€ sont englobés dans les 44 M€ que la Région doit donner pour la réalisation de ce projet ?

 

M. DEMAILLY : Excusez-moi mais par rapport à la décision, quel point d’information souhaitez-vous ?

 

M. MAISSE : Il s’agit de la mise au point d’une maquette, j’aimerais donc avoir des informations sur le projet (une maquette suppose projet).

 

M. DEMAILLY : Nous avons déjà délibéré plusieurs fois à ce sujet et nous avons procédé à un vote. Il s’agit de la présentation d’une maquette de l’existant qui nous permettra de mieux situer les projets qui seront présentés par les 4 candidats retenus et de comprendre les enjeux de leurs propositions.

Le dossier ayant déjà été débattu, je ne vais pas rediscuter de l’ensemble du programme de l’Enseignement Supérieur à l’occasion d’une décision prise sur la simple réalisation d’une maquette de la Citadelle.

Lire la suite

Précisions au sujet de l'article du Courrier Picard du vendredi 3 décembre 2010

4 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 

eviction01-copie-2.jpg

La seule argumentation opposée par Laurent Beuvain consiste à dire que nous sommes contre le Front de gauche. Il adopte évidemment une position simpliste pour créer un clivage lui permettant de nous rejeter. Nous sommes, au contraire, pour un élargissement du Front de gauche. Nous souhaitons que l'on analyse le succès du Front de gauche lors des dernières régionales en Limousin. Le Front de gauche ne peut fonctionner que s'il est une alliance entre partis ne remettant pas en cause leur identité propre. Jamais les communistes n'ont été oposés aux alliances électorales à la conditon que cela ne compromette pas leur projet politique. Nous sommes pour un élargissement du front de gauche au NPA sur Amiens mais jamais les dirigeants du PCF local n'ont envisagé avec sérieux cette hypothèse.

Or que se passe-t-il à la mairie ? Les acquis sociaux du personnel sont attaqués. On privatise...

Pour Laurent Beuvain et Jacques Lessard, le Front de gauche est un moyen d'effacer le projet politique communiste. D'ailleurs, petit rappel : Laurent Beuvain a démissionné le 17 décembre 2009 de son poste de secrétaire de section car il défendait, en sourdine (car il a du mal à assumer ses idées) la position d'Olivier Chapuis-Roux consistant à se présenter dès le 1er tour aux côtés des socialistes pour les dernières élections régionales. Nous avons défendu une ligne d'indépendance du Front de Gauche à l'égard du PS. Il a été mis en minorité et nous avons repoussé la candidature d'Olivier Chapuis-Roux. De dépit, L. Beuvain a démissionné.

Aujourd'hui le voilà à nouveau secrétaire. Il va pouvoir rester assis, seul, dans son bureau à la mairie (comme sur la photo ci-dessus) en attendant les prochaines élections. Il passera le plus clair de son temps à manoeuver pour garder un mandat. Cela implique de courtiser en permanence les décideurs du PS. Il faut une certaine souplesse de l'échine : courber la tête devant le PS et la redresser en manif pour faire illusion et passer pour quelqu'un de radical et d'indépendant. Parfois, il se crispe et se démet une vertèbre. Mais cela fait tellement d'années qu'il se prête à l'exercice qu'il se remet vite...

Pendant ce temps, nous ferons des enquêtes pour donner des informations aux Amiénois dans les pages de l'Aube Nouvelle, nous ferons du porte-à-porte... le travail normal de tout vrai militant communiste. C'est ringard, paraît-il... Mais comment faire autrement quand  la plupart des médias nationaux nous ignorent ? Et puis rien ne vaut le contact direct avec la population...

 

Lire la suite

Gilles Demailly a sonné la charge. Ses vassaux du PCF veulent nous faire taire !

3 Décembre 2010 , Rédigé par Cédric Maisse

 Laurent Beuvain et Jacques Lessard ont renoué avec un PCF que l'on croyait oublié, celui des années 1950 pendant lesquelles la direction proclamait que  « le parti se renforce en s'épurant. » On sait ce que cela a donné historiquement...

 

Voici les principaux points de ma contestation :

 

1) Le rapport d'activité fut long et laborieux avec toujours les mêmes promesses qui ne sont jamais réalisées (faire un journal, des films ce que l'Aube Nouvelle fait déjà). Aucun bilan de trésorerie précis n'a été soumis à l'examen des adhérents.

2) Comme il y a 2 ans, la liste des inscrits pour le vote est extraordinairement bizarre. Françoise Dheilly-Fontaine, jusque là membre de la section de Longueau où elle est tout de même conseillère municipale, est à présent dans la section d'Amiens ! On nous a fait le même tour qu'avec Olivier Chapuis-Roux en 2008. Il était conseiller municipal à Ham et il est venu à la section d'Amiens car c'est son lieu de travail. On utilise les statuts du parti encourageant la fondation de sections d'entreprise à des fins bassement politiciennes pour conserver le pouvoir en interne en modifiant artificiellement le nombre d'adhérents sur Amiens.

3) Nous avons vu arriver des personnes inconnues comme il y a 2 ans. De plus elles ont été élues au comité de section.

4) Sur la convocation, il était question de renouveler le secrétariat de section et non tout le comité de section. Nous ne pensions pas devoir constituer une liste. Le procédé est non seulement déloyal mais surtout anti-démocratique. Nous n'avons pas pu faire un programme comme en 2008.

5) Une liste avait été préparée en amont sans que nous ayons été mis au courant. On nous a enjoints de rejoindre cette liste qui se voulait «ouverte » à la diversité. On veut constituer un comité de section de diversité et la première chose que l'on fait, c'est de constituer une liste sans nous prévenir. Laurent Beuvain et Jacques Lessard sont des adeptes de la novlangue inventée par Orwell où un mot veut dire son contraire. Ici, diversité veut dire sectarisme.

 

La conséquence de cette assemblée est l'éviction du comité de section d'Amiens de 10 militants communistes dont 3 élus municipaux qui sont ceux qui déplaisent au maire PS Gilles Demailly, qui avait annoncé en quelque sorte cette opération le 6 novembre 2010 lors de l'émission « voix publique » où il disait en parlant de moi :

« - Je pense que les communistes eux-mêmes ne vont pas le reproposer »

On peut supposer que Jacques Lessard, adjoint au maire aux finances, s'est fait le bras armé du maire pour juguler toute contestation... De plus il valide ainsi, en interne, sa ligne politique de soumission totale à la politique de Gilles Demailly tel qu'il le fait depuis 2008.

 

Je trouve dommage que François Auguste, représentant de la direction nationale, ait donné une caution morale à cette manoeuvre sans même connaître la réalité du terrain. Jean-Claude Renaux n'a trouvé rien à redire à la procédure non plus.

Je saisis donc la commission des conflits, comme il y a 2 ans, afin qu'elle examine la possibilité qu'un vote honnête et démocratique soit garanti à Amiens. Mais comme elle n'a rien fait dans le précédent de 2008, on peut douter de l'utilité de cette commission...

Lire la suite