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Le blog de Cédric Maisse

Point 16 du conseil d'Amiens-Métropole du 19 novembre 2009 – Exercice 2010. Débat d’orientation budgétaire.

22 Novembre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

Cédric Maisse :
La semaine dernière, un élu municipal de droite nous a dit qu'une ville qui vit c'est une ville qui investit. Je suis d'accord sauf que cet élu de droite fait partie de ceux qui soutiennent la suppression de la taxe professionnelle. C'est une contradiction que de dire qu'il faut investir tout en supprimant les sources d'investissement.

Je voudrais revenir sur la notion de dépenses de fonctionnement. Aujourd'hui on dit qu'il faut faire des économies sur les dépenses de fonctionnement et les maîtriser. Il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège de l'austérité qui nous est posé par Nicolas Sarkozy et son gouvernement. C'est la notion même de dépenses de fonctionnement qu'il faut discuter. Cela peut être aussi un investissement c'est-à-dire qu'embaucher du personnel, c'est aussi un investissement. C'est une logique économique qui est connu depuis longtemps. Si on embauche des gens, ces personnes vont travailler, vont produire et dépenser sur notre territoire. Cela va nous rapporter en impôts mais aussi en consommation.

Embaucher nous permet d'éviter de faire des délégations de service public et j'ai passé beaucoup de temps ici à dire que les délégations de service public coûtent plus chers que de passer par une régie puisqu'il faut rémunérer les actionnaires.

Au mois de septembre, vous m'avez dit, Monsieur le Président, que je devais intervenir lors du débat d'orientation budgétaire au sujet de l'aide aux emplois. J'avais fait la proposition de baisser l'aide aux emplois aux entreprises, voire même de les supprimer pour les très grandes entreprises comme Procter & Gamble et d'affecter les sommes résultant de ces baisses de subvention à d'autres postes comme la culture.

Et puis, on pourrait créer nos emplois nous-mêmes plutôt que de les faire créer par les autres, surtout que, souvent, ces entreprises ont du mal à créer ces emplois ou n'y arrivent pas du tout, et on a du mal à avoir les remboursements ensuite.

Sur les équipements, on a parlé de la citadelle. Je pense qu'il y a d'autres équipements qui peuvent être mis en valeur notamment la 4ème piscine à l'ouest d'Amiens. J'ai calculé la construction d'une piscine, ce serait à peu près un coût de 5 millions d'euros. Avec le budget qu'on a là, on pourrait construire une piscine et la faire vivre pendant 40 ans. On pourrait faire le centre social sur Amiens-Métropole et lancer aussi le tramway qui est un projet urbanistique très important.

Enfin, je pose juste une question, quelles sont nos priorités puisque, finalement, le budget c'est une histoire de choix politiques. Est-ce que la priorité, c'est de mettre les étudiants en centre-ville, ou plutôt à la citadelle puisqu'elle n'est pas située au centre-ville, est-ce que c'est une priorité ou est-ce faire une piscine ou un tramway n'est pas une autre priorité.

Avec la disparition de la taxe professionnelle, il va falloir faire des choix. Est-ce que l'on ne peut pas discuter des priorités puisqu'en plus l'enseignement supérieur ne fait pas partie expressément des compétences de la métropole alors que la piscine, le centre social et le tramway en font partie.

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le projet du mandat de Gilles Demailly : le transfert des étudiants du campus vers la citadelle.

21 Novembre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

Courrier Picard du samedi 21 Novembre 2009

 «Y'a pas mieux à faire à la Citadelle ? »

Le projet d'université à la Citadelle tient à cœur le président Gilles Demailly. On ne saurait l'être plus que lui surtout quand on sait qu'il est l'ancien président de l'université. Tant pis, l'élu communiste Cédric Maisse n'est pas fan de ce dossier. Pour lui, ce projet est « trop lourd » financièrement. Il s'étonne du montant des études, des cavités et anciennes carrières sur le site qui risquent d'engendrer un surcoût de 5 millions d'€ « juste pour stabiliser le sol avant de commencer les travaux ». Et voilà même qu'il évoque « trois espèces de chauve-souris protégées qui vivent dans ces souterrains ».
Il est convaincu qu'un projet moins coûteux pourrait y avoir sa place « comme aménager un espace dédié aux associations de création artistique et culturelle ». Avant de revenir sur son discours habituel : « Il n'est pas dans les compétences de notre collectivité de financer les équipements pour l'enseignement supérieur. »

Rappelons qu'Amiens Métropole va dégager 35 millions d'euros pour déménager l'université à la Citadelle. Une opération qui se soldera par un investissement total de 154 millions d'euros.

Pour Gilles Demailly, « il faut apporter son soutien à des projets créateurs d'emplois, à la recherche, à la formation ». Tout comme il maintient son soutien à l'enseignement supérieur dans la capitale régionale. « Pour moi, c'est nécessaire. Les entreprises sont conscientes que pour se développer, elles ont besoin de partenaires universitaires ». Projet qui avait d'ailleurs les faveurs de ses prédécesseurs, n'en déplaise à Cédric Maisse.

Avant de lui lancer : « M. Maisse, rapprochez-vous des universitaires et ils vous diront combien ils sont reconnaissants que la ville d'Amiens ait participé au financement de l'enseignement supérieur depuis 30 ans. »

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Point 5 du conseil d'Amiens-Métropole du 19 novembre 2009 : décisions d'attribution des marchés

20 Novembre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Nous allons dépenser 147 000 euros pour des études dont près de 45 000 euros pour une étude patrimoniale et analyse des besoins. Nous avons un service du patrimoine, pourquoi ne pas l'avoir sollicité ? Nous avons une personne qui connaît très bien le site... A-t-on besoin de faire appel à un cabinet d'experts qui ne connaissant peut-être même pas les particularités de la citadelle.

En quoi consiste cette étude patrimoniale ? Est-ce pour préserver le patrimoine ?

  Je rappelle qu'il y a beaucoup d'éléments architecturaux à sauvegarder et même à mettre en valeur.

Il y a le ravelin de Montrescu, une porte datant de François I° ornée de bas-relief de la Renaissance, époque peu représentée à Amiens.

Il y a les écuries avec une remarquable charpente.

Il y a aussi un lieu de mémoire très important : celui du poteau des fusillés dans les fossés de la citadelle.

Les services d'Amiens-Métropole, les élus et les Amiénois peuvent contribuer à la mise en valeur de ce patrimoine. On peut développer de manière intelligente sans dépenser des fortunes ce site afin de la rendre attrayant que ce soit pour les Amiénois ou pour les touristes. Le chemin de ronde peut devenir un lieu de promenade agréable par exemple.  

Ensuite peut-on avoir des précisons sur l'ampleur du projet ?

Il a été voté en février 2008. Nous inscrivons-nous dans la continuité avec Gilles de Robien ?

Dans la 1° phase du projet 2007-2013, il est prévu de dépenser 119 millions d'euros (total de l'opération : 192 millions d'euros). Amiens-Métropole s'est engagée à hauteur de 23 millions d'euros. Est-ce encore le cas aujourd'hui ?

La phase pré-opérationnelle, c'est-à-dire les études diverses et variées vont revenir à 4 millions d'euros (contrat de projet de 2007). Quelle est la part d'Amiens-Métropole ?  

Diverses études montrent que le sous-sol de la citadelle est constellée de cavités, les anciennes carrières... Cela engendrerait un surcoût de 5 millions d'euros juste pour stabiliser le sol avant de commencer les travaux. De plus il y a, paraît-il, 3 espèces de chauve-souris protégées qui vivent dans ces souterrains... Que va-t-on en faire ?

Ne peut-on pas imaginer un projet moins lourd et moins coûteux ? On pourrait, par exemple, y aménager un espace dédié aux associations de création artistique et culturelle qui ferait le lien entre le centre-ville et le quartier d'Amiens-nord. Encore et toujours on nous dit qu'il n'y a pas d'argent en caisse. Et tout à coup, pour ce projet, on en trouve sans problème...  

L'espace qui doit accueillir l'IUFM, les facultés d'histoire-géographie, de lettres et de langue, la présidence et la bibliothèque universitaire n'est-il pas trop exiguë ? Nous avons affaire à un projet pharaonique qui n'a pour but que de vouloir paraître moderne... On retrouve ici l'effet vitrine comme avec l'ASC... ainsi on prévoirait de combler l'énorme fossé situé entre la citadelle et l'hôpital nord !

Enfin, il n'est pas dans les compétences de notre collectivité de financer les équipements pour l'enseignement supérieur. Vous accusez l'Etat de ne pas remplir son rôle et, dans le cas présent, vous vous substituez à lui, pour une bonne part en tout cas. Et surtout comment allons-nous faire avec la disparition de la taxe professionnelle ? Demandons par conséquent à l'Etat d'augmenter sa part de financement, par compensation...

Comme il s'agit d'étude nous nous contenterons de nous abstenir mais il serait tout de même intéressant que nous soyons mis au courant, les élus comme les amiénois du résultat de ces études... Cela peut toujours être intéressant.

 

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Peut-on accepter le mécénat d'une entreprise qui veut licencier ?

16 Novembre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

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