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Le blog de Cédric Maisse

Point 6 du conseil municipal du 15 octobre 2009 – Autorisation donnée au maire à signer les marchés.

31 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

Gestion et exploitation de 6 parcs de stationnement public en ouvrage : Amiens 2, Centrum, Jacobins, Trois Cailloux, Saint Leu, Perret : Appel d’offres ouvert VINCI PARK 1 276 328,00

92000 NANTERRE prix annuel forfaitaire
Le marché est passé pour une durée de trois ans, il est renouvelable deux fois pour une durée d’un an. Le prix annuel forfaitaire est révisable chaque année à la date anniversaire du marché.

 Cédric Maisse :

Je voudrais intervenir brièvement sur cette autorisation de marché. C'est un vaste gâchis, la SAGS n'a pas rempli toutes les obligations qu'elle devait. Alors revenir à Vinci alors que pendant longtemps, on m'a répondu à chaque fois que je disais que la SAGS cela n'allait pas, on me disait : « Vous êtes pour Vinci », alors que je n'étais pas du tout pour Vinci, j'étais pour défendre les droits des salariés et garantir l'usage qui était fait des parkings.

Ensuite, revenir à Vinci alors que l'on n'a pas arrêté de taper dessus, c'est un petit peu bizarre.

Ce qui m'interroge aussi : « quelles conditions vont avoir les salariés ? ». La plupart d'entre eux sont plutôt contents que Vinci revienne puisque cela leur permet de retrouver des avantages qu'ils avaient avant, leurs acquis sociaux en somme, sauf que maintenant il faudrait savoir sous quelles conditions : on ne sait dans quelles conditions revient Vinci. Vinci revient peut-être avec des exigences qu'il n'avait pas avant.

Ensuite, j'en reviendrai, et on va me dire que je me répète tout le temps, mais ce n'est pas grave, on pourrait envisager une régie directe c'est-à-dire avoir la pleine responsabilité de la gestion des parkings et, éventuellement, même créer des emplois.

Et ce que je demanderai, c'est d'avoir un vote séparé sur Vinci park parce que mon vote ne doit pas intervenir sur les autres lots comme « atelier et paysage »


Gilles Demailly au moment du vote :

Non je ne sépare pas. Je demande un vote. Vous ferez ce que vous voudrez, Monsieur Maisse, assumez vos responsabilités.

Commentaire : le refus de séparer un vote est incompréhensible. N'importe quel conseiller peut le demander. seulement Gilles Demailly manque extraordinairement de souplesse. Il refuse de s'adapter à une nouvelle situation.

F. Debeauvais, M.-H. Loew et C. Maisse
s'abstiennent.
ADOPTE

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Soutien aux grévistes de Dunlop à Amiens

30 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Amiens, le 30 octobre 2009

 Les conseillers municipaux communistes F. Debeauvais,M.-H. Loew et C. Maisse sont allés à la rencontre des salariés en grève de l'usine Dunlop d'Amiens pour les soutenir dans leur lutte qui vise à obtenir de meilleures conditions de travail dans le cadre de la renégociation des 4X8.

  Ils appellent le maire d'Amiens, Gilles Demailly, à venir les soutenir lui aussi comme il l'a fait pour les grévistes de l'usine voisine, celle de Goodyear.

  Ils lui demandent aussi de faire en sorte que la maison de la culture et l'ASC refusent l'argent proposé par le groupe Dunlop-Goodyear, une opération juste destinée à redorer le blason d'une firme qui cherche, au final, à fermer les deux usines de la zone industrielle. Ce qui aurait pour grave conséquence d'affaiblir le tissu économique de notre ville.

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Point 25 du conseil d'Amiens-Métropole du 22 octobre 2009 - Amiens Métropole attribuera à la Jeune Chambre Economique une subvention de 10 000 €.

28 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Cédric Maisse :

Je souhaite intervenir à propos de la jeune chambre économique. Leur projet c'est quand même « rêve de gosse... rêve de boss ». On se retrouve encore dans un système idéologique et là, j'emploie le terme parce qu'idéologie, cela veut dire avoir des idées...


interruption confuse de J.-F. Vasseur qui ne supporte pas l'idée que l'on remette en cause la toute-puissance du marché.


Et je pense que là on est dans l'application... (du libéralisme)


encore une interruption de J.-F. Vasseur


Gilles Demailly :

je vous propose de régler ça dehors


Cédric Maisse :

On se trouve dans la continuité du concours challenge campus, c'est toujours la même chose, toujours des concours de créations d'entreprises ou des choses comme cela...

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Point 20 du conseil d'Amiens-Métropole du 22 octobre 2009 – Jardin Archéologique de Saint-Acheul. Modification tarifaire. Groupes.

27 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 

 


Tarifs actuels

Tarifs 2009

Aug (%)

Groupes adultes




- Groupe de 16 à < ou = à 35 personnes

99.00

101.00

+2,02%

- Groupe > à 35 : supplément par pers

3.50

4.00

+33,33%

Groupes scolaires




- Groupe < ou = à 30 enfants

71.00

73.00

+2,82%

- Groupe de 31 à < ou = 60 enfants

136.00

140.00

+2,94%

Groupes / tarifs privilégiés




- Groupe < ou = à 30 personnes

66.00

68.00

+3,03%

- Groupe de 31 à < ou = à 60 personnes

130.00

134.00

+3,08%

Supplément aux visites




- Par heure supplémentaire et par guide

35.00

36.00

+2,86%

- Dim. et jour férié (par heure et par guide)

25.00

26.00

+4,00%

- Pour une visite en langue étrangère

25.00

26.00

+4,00%

Ateliers pédagogiques

Groupes scolaires




- Atelier ½ journée : < ou = à 15 enfants

59.00

61.00

+3,39%

- Atelier ½ journée 16 à < ou = à 35 enfants

90.00

92.00

+2,22%

- Atelier 1 journée : < ou = à 30 enfants

163.00

167.00

+2,45%

- Atelier 1 journée : 31 à < ou = 60 enfants

309.00

318.00

+2,91%

Cédric Maisse :
Il s'agit encore d'augmentations de tarifs pour la fréquentation d'un équipement culturel. Elles sont assez importantes : + 2% en moyenne et je vois même pour les groupes supérieurs à 30 adultes + 33,33 %. Je vois que pour les groupes scolaires + 2,82 ou + 2,94 % quand on sait que l'Éducation nationale, de plus en plus, restreint les budgets pour les collèges et les lycées, on peut s'étonner que l'on ne fasse pas d'efforts là-dessus.

En plus, et cela je l'ai déjà dit en assemblée, si on augmente les tarifs, cela va avoir un effet dissuasif sur la fréquentation.

Enfin, et cela, je l'avais signalé en commission au mois de juin dernier, il me semble. J'avais posé la question de l'entretien du jardin archéologique puisqu'il a 10 ans maintenant je crois... Il faudrait maintenant le moderniser et le remettre en état. Il y a une coupe stratigraphique qui est de réputation mondiale et qu'il faudrait la restaurer puisqu'il y a des plantes qui ont poussé dessus.

Je préférerais que l'on fasse un effort de remettre en état cet équipement plutôt que de faire des augmentations.


CONTRE : 2 (Cédric Maisse et Maria-Helena Loew)

ADOPTÉ

Ni le président d'Amiens-Métropole, Gilles Demailly, ni le vice-président à la culture, Alain David, n'ont répondu à cette interpellation. L'effort de remise en état va-t-il être fait ?

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Point 12 du conseil d'Amiens-Métropole du 22 octobre 2009 – Desserte du centre ville d’Amiens par les transports collectifs urbains

26 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Cédric Maisse :

C'est une bonne nouvelle puisque les bus vont revenir en centre-ville. C'était dans notre programme, nous avions été mandatés pour cela. Leur retour permet la cohésion de la ville, c'est-à-dire de réunir les quartiers entre eux. C'est le centre, géographiquement, qui permet cette cohésion.

J'ai deux problèmes tout de même :

- Le premier est celui de la place des voitures en centre-ville. J'ai l'impression que l'on veut absolument que les voitures quittent le centre-ville. Je ne dis pas que je suis contre. C'est le processus qui est en jeu. Je pense que c'est en ayant une plus grande offre de transports que ce soit les bus ou peut-être un jour le tramway qui permettra de faire en sorte, au fur et à mesure, que les voitures ne viendront plus au centre-ville. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que les gens vont de plus en plus en périphérie pour y rejoindre les hypermarchés. Et donc on ne ferait que déporter une partie du flux automobile du centre-ville vers les périphéries. Donc, là, il n'y aucune proposition alternative à la pollution.

- Ensuite, je m'étonne en ce qui concerne la ligne 58 (qui va être supprimée). Je ne comprends pas. J'ai vu quelques chauffeurs qui m'ont dit que la ligne 58, on pourrait au contraire la développer, c'est-à-dire la faire aller un peu plus vers le sud pour irriguer la ville en périphérie de ce côté là.

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Point 14 du conseil d'amiens-Métropole du 22 octobre 2009 – Délégation de service public. Centre d’exposition et de congrès MégaCité. Choix du délégataire.

25 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 INTERVENTION DE M.-H. LOEW


Je voterai contre cette délibération. Et pourquoi ?

 

Trois raisons fondamentales me conduisent à cela :

 

D’abord la question des emplois au sein de cet équipement :

 

Le groupe GL Events est tenu de reprendre l’ensemble du personnel aujourd’hui affecté à Mégacité, mais nous savons d’ores et déjà qu’il ne reconduira pas la majorité des contrats à durée déterminée et qu’il ne remplacera pas les personnels partant en retraite.

Il est écrit sur le rapport : « La nécessité de réduire des effectifs pour atteindre une rentabilité normale.»

« Le projet du candidat s’appuie sur une réduction de la masse salariale qui se limitera au non remplacement des départs en retraite et à la non reconduction de certains CDD naturels ? »

« Naturel » : ce qui est conforme aux lois de la nature.

Donc, vous pensez que se faire jeter de son travail, même quand on est employé en Contrat à Durée Déterminée depuis un certain temps est une chose naturelle !! Les contractuels qui travaillent pour Amiens Métropole depuis 8 ou 9 ans, vont apprécier de savoir que mettre fin à leur contrat est conforme aux lois de la nature. Comment pouvez-vous cautionner cela???

 

« Le candidat reste néanmoins attentif aux conditions nécessaires à une gestion saine de l’équipement » dit le rapport. Ses conditions passeront-elles par une réduction du personnel par la suite ?

 

Et comment devons-nous interpréter « les possibilités de mobilité des salariés sur l’ensemble du territoire » ?

Cette mobilité sera-t-elle vraiment volontaire comme indiqué dans le rapport ou sommes nous devant les mutations géographiques forcées, imposées par France Telecom et qui est à l'origine du malaise des salariés de cette ancienne entreprise publique ?

 

Ensuite la question des tarifs de location des espaces

 

Concernant l’augmentation de ces tarifs, je fais deux propositions :

 

  • En premier je propose que la ville d’Amiens puisse utiliser gratuitement les espaces de Mégacité dans une limite accordée, évidemment.

  • En second, que les associations puissent accéder gratuitement ou bénéficier de tarifs préférentiels sous réserve que Mégacité soit ouvert et que les espaces souhaités soient disponibles, car si Amiens Métropole doit attribuer des subventions supplémentaires aux associations pour compenser l’augmentation du prix de location, nous tournons en rond !!

Dans d’autres villes avec des équipements de la même envergure gérés par GL Events, certaines manifestations ont disparu car le coût de location est devenu prohibitif pour les associations organisatrices; ainsi, le National de Pétanque qui se déroulait dans la ville de Troyes depuis 18 ans a été définitivement annulé. Le coût de la location du parc, géré par GL Events, pour la réalisation de cette compétition est passé de 7.000 € à 50.000€, 30.000 après négociation.

 

Et enfin le problème des relations avec le ZENITH.

 

Risques de concurrence, organisation d'événements parallèles pouvant mettre en difficulté le Zénith, c'étaient celles-ci les questions que je me posais avant d'avoir compris que dépourvue de ses missions, objectivement Sagacom ne pourra plus continuer à gérer le Zénith.

Alors, tout se prépare pour que GL Events devienne aussi gestionnaire du Zénith?

 

Vous avez été ébloui par:

« l’efficacité prétendue de l’effet réseau du groupe »

« l’ambition de développement »,

« l’analyse fine du marché »

« la bonne maitrise du marché »

« la bonne analyse de la concurrence »

« et le dossier limpide »

 

« Il est clair que GL Events a un projet, une ambition, et souhaite réussir », parce que c’est un groupe « dont c’est la finalité ». Quelle finalité ?

Avoir le monopole de la gestion des grands équipements en France et ailleurs et dégager du profit ! Je crois qu’entre nos objectifs et ceux de GL Events de grandes divergences devraient exister.

 

Pour finir, je reviens sur la proposition que j’ai émise au conseil du 15 décembre 2008 et aussi à la Commission de délégation de service public, c'est-à-dire, prenons la gestion de Mégacité en régie directe et on se donne le temps de réfléchir à une stratégie de développement de l’équipement Mégacité, respectueuse des personnels et d’un vrai service public, soutenue par les 10 M€ de travaux en cours.

Résultats du vote :
CONTRE : 20

ABSTENTION : 7
POUR : 43

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Point 14 du conseil d'amiens-Métropole du 22 octobre 2009 – Délégation de service public. Centre d’exposition et de congrès MégaCité. Choix du délégataire.

24 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 GL events a pour objectif de faire un chiffre d'affaire de 590 millions d'euros cette année alors que son activité se tasse. Son chiffre d'affaire est en baisse de 11,5 % ce trimestre par rapport au 3° trimestre 2008.

GL events est un géant mais n'aurait-il pas des pieds d'argile ? La crise financière décourage les entreprises de de créer des événements. La promesse de réaliser plus d'événements à Amiens n'est-elle pas illusoire ? N'était-ce pas une simple promesse pour emporter la délégation de service public ?

Ensuite, à une autre échelle, GL events ne peut plus arrêter sa course en avant, on pourrait même parler de fuite en avant. Pour se développer, ce genre de grand groupe, je rappelle que GL events est implanté partout dans le monde (Rio, Barcelone, Padoue, Budapest, Shanghai, etc.) mais également au plus près des grands donneurs d’ordre (Lyon, Paris, Nice, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Toulouse, Metz, etc.), pour se développer, donc, ce grand groupe a besoin de générer toujours plus de profits. C'est une roue qui tourne de plus en plus vite jusqu'à l'emballement ? Ne serait-on pas arrivé au point où GL events a atteint ses limites?

Son CA était de 605,7 millions d'euros en 2008. Il ne serait plus que de 590 millions en 2009.

Amiens-Métrople pourrait entrer dans un engrenage qu'elle ne pourra pas contrôler.

Car il s'agit bien de cela.


Est-ce la puissance publique, en l'occurrence Amiens-Métropole, qui doit décider de la gestion de son territoire, ce qu'elle faisait en partie avec la société d'économie mixte ?

Ou cette gestion doit-elle être déléguée à des entreprises privées dont le but est de faire toujours plus de profits ?

Le choix politique a été fait : Amiens-Métropole va se dessaisir d'un équipement très important. La philosophie générale du rapport en témoigne très clairement. Elle fait ce constat à 3 reprises dans le rapport : « GL events a une stratégie claire fondée sur une connaissance du marché » ou bien à cette phrase finale : « il est clair que GL events a un projet, une ambition et souhaite réussir, parce que c'est un groupe dont c'est la finalité, Amiens métropole, le territoire, les usagers en bénéficieront directement. » On croirait entendre le théoricien du libéralisme Adam Smith selon lequel il faut laisser faire le marché et tout ira bien. Tout finira par s'équilibrer grâce au marché, la fameuse main invisible. Or on sait depuis longtemps, depuis au moins la crise de 1929, qu'il faut des régulations extérieures au marché. On l'a encore vu il y a un an ... (avec le renflouage des banques par les pouvoirs publics, ce que j'aurais dû dire sans l'interruption inopportune de Gilles Demailly)


Interruption de Gilles Demailly :

Monsieur Maisse, je vous rappelle le règlement intérieur, vous devez rester en rapport effectivement avec le projet de délibération. Vous êtes en train de nous faire un cours d'économie politique.


Cédric Maisse :

Mais je suis en train d'analyser la philosophie générale du rapport. Donc je suis dans le sujet...


Gilles Demailly :

Je crois qu'il m'appartient de contester ce genre de propos et je vous demande de conclure.


Cédric Maisse :

Il n'y a que moi que vous interrompez ici.


Gilles Demailly :

Monsieur Maisse, c'est un rappel au règlement. Il m'appartient de juger du rapport qu'il y a entre vos propos et le projet de délibération. Bon je vous demande de revenir à l'objet de la délibération.


Cédric Maisse :

je suis en plein dedans

Je m'étonne que des élus de gauche adhèrent à une telle philosophie... surtout qu'ils luttent en même temps contre la privatisation du service public de la poste en disant que la recherche du profit va nuire à la qualité du service rendu. Et cela nos concitoyens le savent bien.


Même un député centre-droit s'est inquiété de ce qu'Acropolis, la salle des congrès de Nice, soit confiée à GL events, il dit ceci :

« Ainsi quand les commerciaux de GL events démarcheront des clients potentiels pour Acropolis, si le client n’est pas très intéressé, au lieu de se battre pour décrocher le contrat, ils seront enclins de proposer une autre destination. »

Voilà à quoi se réduit l'effet réseau de GL events. Peu importe l'endroit où va se passer la manifestation. L'effet réseau va banaliser les événements sur toute la France. Les territoires ne pourront plus faire la promotion de manifestations conçues à leur échelle. Tout viendra d'en haut, tout sera fait en fonction de la rentabilité.


Lors d'un conseil municipal à Paris, un adjoint socialiste a fait la réponse suivante à un élu UMP qui défendait le choix de GL events pour la gestion du palis omnisports de Bercy :

« Oui, certes, le groupe GL Events est plus performant sur la redevance mais l'objectif de notre société d'économie mixte est-il de dégager de la valeur ? Parce que si on veut dégager de la valeur, il y a un moyen très simple. On ne fait plus de compétitions sportives fédérales, on ne fait que des concerts, du sport spectacle. L'objectif de cet équipement qui fait l'objet d'une délégation de service public est-il de dégager de la valeur ? Non, ce n'est pas l'objectif.

Que cela ne coûte pas à la Ville, c'est une chose. Qu'on arrive, progressivement, à un contrôle politique et à la définition de ce que l'on appelle un prix d'équilibre, c'est une chose, mais que, par contre, on dégage de la valeur et qu'on considère que c'est un critère, non, ce n'est pas l'objectif. »

Cette déclaration modérée, d'un élu qui fait partie de l'exécutif parisien, nous la faisons nôtre pour nous opposer au choix de GL events pour gérer Mégacité.

 

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Communiqué sur la privatisation de Mégacité

19 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

     Le mercredi 14 octobre 2009, la commission chargée du développement économique d'Amiens-Métropole a connu de vifs débats à propos de la privatisation de mégacité. Les conseillers municipaux communistes F Debeauvais, M.-H. Loew et C. Maisse s'opposent aux conclusions du rapport qui confient la délégation de service public à GL events, une société cotée en bourse qui cherche à s'emparer d'un maximum de salles de congrès en France et ailleurs depuis 2 ans. Dans toutes les municipalités, la gauche, qu'elle soit au pouvoir ou dans l'opposition, a défendu les sociétés d'économie mixte. Pourquoi est-ce impossible à Amiens ? Comment les élus de la gauche amiénoise peuvent-ils opter pour une privatisation de mégacité alors qu'ils ont appelé à voter le samedi 3 octobre contre celle de la poste ? Comment peuvent-ils accepter les réductions d'emploi qui seront le résultat de cette même privatisation ? Jusqu'où Amiens-Métropole va-t-elle aller dans l'abandon de sa gestion au privé ?

    Les conseillers communistes délégués à la métropole, M-H Loew et C. Maisse voteront contre un tel abandon qui est une décision politique qu'il faut assumer sans se cacher derrière une fausse objectivité reposant sur des arguments juridiques prétendument neutres.


Fabienne Debeauvais, Maria-Helena Loew, Cédric Maisse

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Point 59 du conseil d'Amiens metropole du 1° octobre 2009 – Compagnies théâtrales. Subventions année 2009.

17 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

INTERVENTIONS :


Mme LOEW Je pense que, par modestie, M. Alain DAVID n’a pas parlé du grand travail qu’il a mené pendant un an autour d’une nouvelle politique culturelle en faveur des compagnies de théâtre, professionnelles et amateurs. Je tiens à dire que ce travail a été très positif et très intéressant. Si j’ai une chose à ajouter, ce n’est pas une gratuité mais une augmentation que je propose...


M. le Président Une augmentation des dépenses ?


Mme LOEW Laissez-moi aller au bout de mon propos.


Ce que nous allons faire dans l’avenir avec les troupes de théâtre est un programme très juste mais très ambitieux.


C’est pourquoi je propose qu’au prochain budget nous puissions augmenter de quelques dizaines de milliers d’euros les subventions au théâtre. En fait, aujourd’hui, nous distribuons au total environ 230 000 €. Porter l’enveloppe à 300 000 € faciliterait l’application de ce programme.


M. le Président Je vous remercie de votre soutien à Alain DAVID et à sa politique. Mais votre proposition est bien, comme je le disais, d’augmenter les dépenses.


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Point 57 du conseil d'Amiens-Métropole du 1° ocobre 2009 – Musées. Tarification. Actualisation.

10 Octobre 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Cédric Maisse

On a eu un débat sur ce sujet de la tarification du musée, dans la commission culture. Cela appelle différentes remarques. Je rappelle que dans notre programme il y a : favoriser l'accès à la culture. Alors on va me répondre que l'on est à Amiens Métropole et que le programme n'est pas important mais je rappelle que nous sommes représentants au deuxième degré des Amiénois. On pourrait envisager quand même, une baisse des tarifs : en 2005 l'entrée était de 4,50 € tarif plein pour entrer au musée. Là on fait 5 € alors qu'une bonne partie du musée est fermée. Cela fait, au final, une sorte d'augmentation.

Et, ensuite, j'ai des propositions, et je reviens à ce que je disais tout à l'heure. Si on baissait les subventions par emploi de 4 000 € à 3 000 €, je suis sûr...


Interruption de Gilles Demailly :

il est inutile de refaire le débat. Vous renvoyez sur d'autres dossiers avec ce type d'argument.


Cédric Maisse :

C'est cela la politique


Gilles Demailly :

C'est politique bien sûr


Cédric Maisse :

c'est une histoire de choix


Gilles Demailly :

Vous avez voté, vous même la délibération de tout à l'heure. C'est que vous avez considéré comme primordial de créer des emplois. Je rappelle que ous sommes dans des contraintes budgétaires, on aura un D.O.B. Au mois de novembre [...]. On peut toujours rêver de baisser tous les tarifs, de tous les services, la gratuité de tout, moi je vote des deux mains la gratuité de tous les services publics, je crois que ce serait totalement démagogue de notre part. Vous savez très bien que les tarifs en question sont des tarifs qui permettent de donner une participation symbolique bien souvent et qu'il n'y a pas de volonté d'augmenter les tarifs pour ce type d'accès [...]


Cédric Maisse :

Oui, mais je peux quand même finir parce que confisquer la parole comme cela ce n'est pas très cordial. Je pense que l'on peut financer la baisse des tarifs ou la gratuité de tous les dimanches et j'en ai parlé en commission de cela. Alors il faut bien que je rende compte de ce qui se passe en commission sinon à quoi servent-elles ?


Gilles Demailly :

Il serait intéressant de savoir quelle est la position de votre propre majorité au niveau amiénois. Cette question a été débattue, il y a eu un arbitrage [...] Ne vous considérez pas comme représentant la majorité amiénoise.


Cédric Maisse :

L'arbitrage, il n'est pas très clair. J'ai posé une question et je me fais porte-parole d'une collègue, est-ce que l'accès est gratuit pour les enseignants qui sont des personnes qui permettent le développement du musée en faisant venir des élèves pour qu'ils le découvrent pour que plu tard ils puissent y revenir...


Gilles Demailly à Alain David :

Est-ce que c'est gratuit pour les enseignants ?


Alain David :

Oui, c'est gratuit pour les enseignants. Je voudrais simplement dire à Monsieur Maisse que cela fait quand même suffisamment de commissions culture dans laquelle ce sujet revient systématiquement sur la gratuité. Quand il sera maire d'Amiens, je suppose que les bus seront gratuits, les musées seront gratuits, la totalité des services publics sera gratuite et cela s'appellera le joli pays de Candy mais aujourd'hui on n'en est pas là. Toute gratuité est quelque part payante. J'espère qu'il va le comprendre un jour parce que je ne sais plus dans quelle langue lui expliquer.


Gilles Demailly :

Voilà, Monsieur Maisse, vraiment je vous demande de conclure parce que je crois que nous connaissons tous votre position ici mais nous avons encore une vingtaine de points à évoquer. Je sollicite une intervention qui devrait se terminer, voilà...


Cédric Maisse :

Juste pour finir. Je suis content d'entendre que c'est gratuit...


Gilles Demailly :

...pour les enseignants.


Cédric Maisse :

je suis même content d'apprendre que c'est gratuit pour les moins de 26 ans. Il ne faut pas non plus estimer qu' a priori que ce que je vais dire sera une critique. Je terminerai en disant que je voterai cette délibération (exclamations venant des fauteuils de l'exécutif). Je pense que l'on peut encore faire un effort pour aller un petit peu plus loin et que ce n'est pas être du pays de Candy ou d'Amélie Poulain que de faire avancer ce genre de choses.


Gilles Demailly :

Monsieur Maisse, je pense qu'il y a des lieux qui sont des commissions où vous pouvez largement débattre, je pense qu'ici on a tous un peu l'impression que cela allonge un peu le débat de façon inutile compte tenu que les discours sont un peu convenus.


Cédric Maisse :

La démocratie, ce n'est pas une question de rapidité.


Gilles Demailly :

Maintenant, on délibère...


Le président d'Amiens-Métropole, G. Demailly, m'a interrompu à 4 reprises. À la suite de quoi, j'ai envoyé le communiqué suivant à la presse et à tous les délégués de la métropole :


« Ne pas railler, ne pas déplorer, ne pas maudire, mais comprendre. » (B. Spinoza)


Jeudi 1er octobre, lors du conseil d'Amiens-Métropole, Monsieur Alain David a jugé bon d'utiliser le personnage fictif de Candy et de son monde pour tenter de disqualifier mes propos.

Faut-il rappeler que l'art de l'animation n'est plus considéré depuis longtemps comme un art mineur ?

Ainsi certains spécialistes des mangas pensent que Candy, une orpheline, symbolise le traumatisme vécu par le peuple japonais à l'issue de la seconde guerre mondiale, celui d'un peuple hégémonique orphelin de sa puissance après la défaite, abandonné et trahi par le "père" Hiro-Hito. Candy doit se relever et se reconstruire, seule et sans se plaindre tout comme le Japon. Donc, rien n'est gratuit dans le monde de Candy.

Il serait bien plus intéressant que l'on considère les propositions que je fais en assemblée avec sérénité et bienveillance.

 

 

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