Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 18:50

L'équipe de l'Aube nouvelle et les communistes de la cellule Jean Petit d'Amiens condamnent avec la plus grande fermeté la décision des maires PCF de Camon (Jean-Claude Renaux) et de Longueau (Colette Finet) de rejoindre l'exécutif UMP d'Amiens-Métropole.

Ainsi Jean-Claude Renaux a tenté de justifier l'injustifiable à la radio ce jour :

« - Camon, troisième commune de l'agglomération, Longueau, deuxième commune de l'agglomération, donc, de ce point de vue là, en dehors de tout critère politique, c'est normal qu'elles aient leur place dans l'exécutif de la métropole. » (France bleu Picardie 18 avril 2014)

Jean-Claude Renaux fait partie de la direction départementale du PCF de la Somme mais il ne fait pas de politique. Pour lui, seuls les poids démographique et économique des communes détenues par des maires PCF comptent. Surtout pas de politique ! Participer à la gestion de notre agglomération sous la direction du député UMP, et maintenant président d'Amiens-Métropole, Alain Gest ne lui pose aucun problème ! Pour lui la gestion d'Amiens-Métropole ne relève que de décisions techniques. Pourquoi veut-il donc être élu dans ce cas ? Qu'il laisse faire les services qui appliquent bien sagement les directives européennes sur notre territoire...Par ailleurs a-t-il lu le programme politique de l'UMP ? Alain Gest a participé par exemple à la manif amiénoise s'opposant au mariage pour tous !

Mais Jean-Claude Renaux ne s'arrête pas là :

« - Quand on est dans un exécutif, c'est comme dans un conseil des ministres. Voilà on est partie prenante dans un travail d'équipe... » (France bleu Picardie 18 avril 2014)

 Les ministres d'un gouvernement sont nommés de façon cohérente à l'issue de la définition d'une majorité par un vote aux élections présidentielles et législatives. Ce n'est pas pareil à amiens-Métropole ! Jean-Claude Renaux a fait un choix qui ne respecte pas les objectifs ni de son parti le PCF, ni du Front de gauche ! Colette Finet s'est présentée aux électeurs comme tête de liste d'un rassemblement de la gauche à Longueau. Peut-elle représenter ses électeurs tout en siégeant dans un exécutif de droite ? Nous pensons qu'elle va trahir, à coup sûr, leurs intérêts de par le fait même de la cogestion avec l'UMP !

« Lorsqu'on a des désaccords, on les exprime là où il faut les exprimer, poursuit Jean-Claude Renaux, et puis ensuite, évidemment, on porte la parole commune une fois que les débats sont tranchés, on se doit de les porter. » (France bleu Picardie 18 avril 2014)

Que vont peser 2 vice-présidents PCF en face de 13 de droite. Jean-Claude Renaux nous explique donc qu'il va devoir approuver, mettre en œuvre et justifier une politique de droite ! C'est tellement inacceptable que le PS par la voix de Thierry Bonté en arrive à dire :

« - Je ne dirais pas qu'ils se vendent mais au fond il va bien falloir évidemment qu'ils votent les budgets parfois sans doute en contradiction avec ce qu'ils ont voté lors de la mandature précédente. » (France bleu Picardie 18 avril 2014)

Comme d'habitude, le PS n'ose pas dire franchement les choses. Les élections cantonales se préparent déjà avec un partage des candidatures entre le PCF et le PS, notamment en ce qui concerne le canton de Camon... Jean-Claude Renaux et Colette Finet font une politique de notables. Ils espèrent tirer des avantages de la majorité de droite pour leur commune respective. Ils veulent, au passage, continuer à toucher les indemnités de vice-président...

Les élus communistes et plus largement de la gauche à la métropole vont devoir entrer en contradiction avec ces vice-présidents s'ils veulent respecter leurs convictions notamment au moment du vote du budget. Ils n'en auront probablement pas le courage.

Tout cela est dans la continuité de la gestion du précédent président d'Amiens-Métropole, le "socialiste" Gilles Demailly. Colette Finet, qui reste donc vice-présidente à l'eau et assainissement, a augmenté les tarifs de l'eau chaque année (+ 8% sur 6 ans) et a supprimé une tournée de ramassage hebdomadaire des ordures ménagères. Elle a approuvé entre 2008 et 2014, avec Jean-Claude Renaux, toutes les privatisations, augmentations de tarifs, subventions aux entreprises... décidées par le PS.

À présent, ces deux dirigeants du PCF de la Somme vont pouvoir continuer la même politique d'austérité en compagnie de la droite. Pour eux, cette politique menée indifféremment par la gauche ou par la droite est la seule possible. Quelle imagination !

Nous avons dénoncé avec constance, entre 2008 et 2014, leurs options politiques antisociales. En acceptant d'entrer dans l'équipe d'Alain Gest, ils ne font que suivre leur pente naturelle.

Nous refusons donc d'être associés à cette hideuse dérive qui explique en partie pourquoi le Front de gauche ne parvient pas à convaincre les électeurs de le soutenir (car Jean-Claude Renaux et Colette Finet sont bien au front de gauche en tant que membre du PCF) Ce genre de compromission tend également à justifier le « tous pourris » tant entendu qui alimente une abstention grandissante ou même, malheureusement, le vote d'extrême-droite !

 

 

Par Cédric Maisse
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Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 16:57

Avant de commencer notre fête pour prolonger tous les bons moments de notre campagne des élections municipales, nous avons décidé de débattre sur l'Aube nouvelle et l'avenir de la gauche en général sur Amiens.

En tant que président de l'association des amis de l'Aube nouvelle, j'ai pris la parole le premier. J'ai fait le compte-rendu de notre rencontre avec le PS au soir du premier tour (le 23 mars 2014) avec plus de détails que je n'avais pu le faire sur mon blog. J'ai insisté sur le manque de réalisme des dirigeants du PS qui nous ont méprisés tout en maudissant notre existence politique.

J'ai insisté aussi sur le fait que certains anciens élus qui avaient participé à la politique d'austérité du PS au sein de l'ancienne majorité municipale (E. Desjonquères, I. Graux) investissaient déjà le Front de gauche. Pour quelles raisons ? S'agit-il d'opportunisme ? Surtout à un moment où le PS est en perte de vitesse... La question est de savoir si l'Aube nouvelle doit entrer dans le Front de gauche ou non, sachant qu'on ne peut pas laisser cet outil politique aux mains de ceux qui veulent déjà faire oublier la politique anti-sociale qu'ils ont menée entre 2008 et 2014.

Par ailleurs,si nous voulons continuer notre mouvement il est nécessaire que chacun adhère car nous n'avons plus d'élus pour constituer un noyau militant qui puisse s'exprimer en assemblée, apparaître dans les médias...

Pour l'Aube nouvelle, nous allons organiser notre habituel repas fin juin 2014, un dimanche. En septembre, faut-il tenir un stand à la fête de l'Humanité ? Nous l'avions fait en 2009 et 2010 mais nous avions arrêté faute de moyens humains et financiers. Mais il semble que la Fédération PCF de la Somme ou la section d'Amiens n'aient pas l'intention de se lancer dans cette entreprise. Il faudrait peut-être que l'Aube nouvelle relève le défi...

Autre perspective : relancer l'Aube nouvelle en tant que journal comme il l'était jusqu'au numéro 10. Son prix devrait passer de 0,50 € à 1 € car nous n'avons plus les indemnités de nos élus municipaux pour nous permettre de compenser un coût aussi modique. Faut-il revenir en kiosques ? Nous devons aussi envisager de refaire du porte-à-porte pour le vendre comme nous le faisions auparavant avec une pétition qui suscite échanges et débats avec les Amiénois rencontrés.

Après ce long préambule, la parole est donnée à l'assemblée.

Frédéric Damiens :

Il faudrait mettre en ligne le journal. Il ne s'agit pas de le mettre en accès libre mas de susciter l'intérêt. Cela serait en complémentarité avec le porte-à-porte.

Claude Chaidron :

L'Aube nouvelle doit devenir un support pour une expression de masse. Il n'est pas forcément nécessaire que le journal intègre le Front de gauche. On peut y être en tant que représentants du PCF ou du PG mais on peut préserver l'association et son journal du manque de lisibilité du Front de gauche.

Nous devons continuer à nous exprimer au quotidien, c'est sûr...

Le PS n'est pas mort (c'est en réponse à mon introduction où je disais que le PS n'avait plus rien à proposer, je parlais de mort idéologique pas de la structure). Les socialistes retombent toujours sur leurs pieds. Ils savent gérer les reflux électoraux pour revenir ensuite.

Le PS a déjà constitué des tickets pour les prochaines élections cantonales. Avec qui ? Avec le PCF bien sûr sous la houlette de Joël Carliez. Ils se sont déjà partagés les 7 cantons qui couvrent Amiens. Ce qui montre aussi la fébrilité du PS, c'est que ses élus ont redécoupé les cantons pour en préserver le plus possible.

Il faut que vous sachiez aussi que Gérald et moi avons quitté le groupe PCF-Front de gauche pour rejoindre le groupe des dissidents du PS présidé par Isabelle Demaison (groupe gauche solidaire). En effet, nous avons refusé de voter un redécoupage des cantons qui n'est destiné qu'à servir les intérêts électoraux du PS. Il se trouve que la droite a voté contre aussi. C'est alors que Laurent Beuvain, attaché du groupe PCF-Front de gauche, s'est exclamé alors qu'il fait partie du public et qu'il n'a pas le droit d'intervenir dans les débats :

« - C'est un vote rouge-brun ! »

Il nous a donc assimilés publiquement à des fascistes. Comme par hasard, ni Claude Jacob, président du groupe PCF-Front de gauche, ni Christian Manable, président du Conseil général de la Somme, n'ont rien entendu. J'ai demandé des excuses. Laurent Beuvain avait courageusement disparu. J'ai donc demandé à Claude Jacob de les faire puisqu'il est son employeur. Il les a faites mais je vais demander également à Christian Manable d'en faire puisque Laurent Beuvain fait partie de son cabinet au titre de chargé d'une mission pour laquelle il est rémunéré par lui directement.

Patrick Le Scouëzec :

Nous devons continuer sur la durée notre campagne pour la gratuité des bus.

Nous devons initier une pétition pour l'ouverture d'un centre médical public à Amiens-nord qui va devenir un désert médical quand l'hôpital sera transféré au sud. Notre but est de défendre les services publics en général.

En plus de sortir un journal, nous devons continuer à publier des bulletins de quartier comme je le faisais auparavant avec l'Impertinent, le journal de ma cellule. Il faut poursuivre selon la même méthode que celle que nous avons employée pendant les municipales.

En ce qui concerne le Front de gauche, le PCF sort affaibli de ces élections. Jusqu'à maintenant le Front de gauche était structuré par le PCF sur Amiens. Il en sort donc également affaibli. C'est pourquoi on ne sait pas trop où il peut aller à l'heure actuelle.

René Boutin :

Nous sommes obligés de continuer. Notre score de 9 % est honorable pour des inconnus. Il faut continuer à faire du porte-à-porte pour espérer mieux car il n'y avait que deux listes dans les médias. Ce qui compte, c'est le porte-à-porte. Les gens ne comprendraient pas que l'on ne continue pas. Nous ne devons pas devenir un groupe comme un autre. Il faut aller à la rencontre des gens pour recueillir leurs revendications et les porter sur la place publique.

À la suite de ce court débat, nous avons commencé notre fête en partageant ce que chacun avait rapporté à boire et à manger. Nous avons activement discuté tout en écoutant chants et musiques... La politique n'exclut pas la chaleur humaine, au contraire...

Par Cédric Maisse
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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 19:00

Nous allons tenter de répondre à la longue lettre ouverte que nous a envoyée un sous-groupe d'ensemble, un nouveau courant fondé récemment au sein du Front de gauche. Encore une fois nous voilà mis en accusation. Cette fois ce n'est plus le PS... Qu'est-ce que c'est que cette manière de faire ? Pourquoi devons-nous toujours nous justifier ? Qui sont-ils pour réclamer des comptes ? S'il y a discussion, elle doit avoir lieu à partenaires égaux et non sous forme de procès...

1) S'adresser aux « dirigeants de l'Aube nouvelle » montre que nos interlocuteurs ne savent pas comment nous sommes organisés. Je me suis demandé qui c'étaient ces dirigeants. Je suis directeur de publication et rédacteur mais ensuite... Nous avons l'habitude de décider en réunion avec l'ensemble de nos militants. Passons... J'ai beau dire cela, on m'imagine toujours en autocrate. Et plus je dirais le contraire, plus on le croira, alors je ne dis plus rien.

2) L'Aube nouvelle souhaite intégrer le Front de gauche en tant qu'association mais, en réalité, elle y est déjà puisque ceux qui en forment le noyau sont membres du PCF avec quelques adhérents du PG.

3) Notre démarche politique suit celle du Front de gauche. Sur notre liste, il y avait 4 membres du PCF et 2 du PG. Tous les autres candidats font partie d'association ou n'ont aucune affiliation. L'idée du Front de gauche n'est-elle pas de faire participer tous ceux qui adhèrent au projet de société de cette organisation politique ? Mais cela ne semble pas s'appliquer à nous car nous sommes a priori soupçonnés de manœuvres politiciennes.

4) Le bilan de la municipalité sortante n'est pas fait. On parle du PS comme d'une entité qui n'a pas d'actions politiques réelles. Nous ne raisonnons pas ainsi. Nous partons avant tout de nos convictions. Si le PS, le PCF officiel amiénois illégitime, les Verts, les radicaux... votent des privatisations, nous votons CONTRE sans autre considération que notre analyse rationnelle de la décision. Ainsi la privatisation complète des bus dès la fin 2008 a entraîné une baisse de la qualité du service et une augmentation des tarifs. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Selon la lettre d'Unitaire(s), nous aurions eu tort car selon ce courant politique, la débâcle du PS entraînerait celle du Front de gauche. Donc nous sommes selon eux responsables de la débâcle actuelle du PS à Amiens ! Une telle hypothèse est irrecevable. C'est l'austérité pratiquée par le duo Demailly-Lessard qui a entraîné l'impopularité de la gauche amiénoise qui n'a plus de gauche que le nom !

5) L' « enjeu n'est pas de porter le débat auprès des socialistes » qui nous méprisent et refusent de nous écouter en nous traitant d'irresponsables. Non il faut s'adresser aux électeurs et notamment à ceux qui s'abstiennent car ils sont insatisfaits du bipartisme promu pas les médias dominants.

6) Si nous avions été plus nombreux pendant la campagne nous aurions peut-être pu convaincre plus d'électeurs de sortir de l'abstention pour nous rejoindre. Nous aurions peut-être aujourd'hui un groupe Aube nouvelle, Front de gauche à la mairie, mais si cela avait été le vœu d'Unitaire(s) ses militants nous auraient rejoints. Or cela n'a jamais été le cas.

7) Le mot avant-garde est avancé. Qu'est-ce que cela veut dire ? Nous aurions ainsi des pratiques ringardes. Tout dépend du sens que l'on met dans le mot avant-garde. Que doivent faire ceux qui ont une conscience des inégalités et des injustices générées par le système capitaliste ? Ils doivent se taire pour ne pas être taxés d'avant-gardisme ?

8) Nous rejetons toute personnalisation du pouvoir. C'est le système politique et médiatique qui crée cela. Bien sûr que l'Aube nouvelle n'est pas le Front de gauche sur Amiens. Seulement nous avons créé une dynamique conforme à la philosophie du Front de gauche : indépendance par rapport au PS, propositions allant dans le sens du progrès social (bus gratuits, premiers mètres cube d'eau gratuits...) et participation de militants venus de tous horizons. Cela ne compte pour rien aux yeux d'Unitaire(s).

9) Tout ce que nous avons fait est méprisé. Les 14 numéros de l'aube nouvelle comptent pour zéro. Notre action est assimilée à un hold-up politicien sur le Front de gauche. Nous ne sommes pas dignes de faire partie du Front de gauche. Il est vrai que c'est mieux de travailler avec un premier adjoint qui n'a jamais pris position sur les mesures antisociales de la mairie de 2008 à 2014.

10) Qu'a fait la gauche unitaire pendant toutes ces années ? Jamais elle n'a aidé l'Aube nouvelle et les élus communistes qui dénonçaient les effets de la politique d'austérité sur notre Ville. Non il fallait garder le silence pour ne pas gêner les autres élus communistes qui n'étaient là que pour aller à la soupe ou pour prendre des poses de notable pétendûment sérieux.

En conclusion, nous ne refusons jamais de discuter mais il s'agit de définir les bases de cette discussion. Nous n'avons de compte à rendre à personne. Nous sommes libres. Et les membres de l'Aube nouvelle qui appartiennent au PCF sont au Front de gauche, il n'est donc pas besoin de discuter là-dessus.

Ce qui nous intéresse plutôt, c'est l'organisation de la campagne des élections européennes qui commencent tout de suite après celles des municipales. Créons les conditions pour travailler ensemble.

Par Cédric Maisse
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Vendredi 28 mars 2014 5 28 /03 /Mars /2014 16:32

Tandis que le PS et ses supplétifs continuent de m'insulter sur twitter sous couvert d'un courageux anonymat (exemple de Thierry M. : bref! je te répond, va te faire mettre gros blaireaux de gauchiste, pas capable de faire mieux que le FN ! perdant comme Mélanchon), quelques membres du Front de gauche amiénois appellent à voter pour Thierry Bonté au deuxième tour des municipales parmi lesquels se trouve l'encore premier adjoint de Gilles Demailly, le dénommé Etienne Desjonquères. Bien sûr leur tribune fait comme si la liste de l'Aube nouvelle n'avait jamais existé. ils adoptent donc la même attitude que le PS à notre égard au début de la campagne. Nous ne comptons pour rien à leurs yeux. Cela augure mal de la prochaine campagne pour les élections européennes...

Mais je laisse la plume à Patrick Le Scouëzec, 5ème de la liste de l'Aube nouvelle : Amiens combat l'austérité, qui répond à un des signataires de la tribune appelant à voter pour le PS qui s'est allié à la droite centriste (il faut toujours le rappeler !)

Bonjour,

Cet appel aurait été plus crédible si celles et ceux qui le lancent avaient manifesté publiquement leurs "critiques sur le bilan de la majorité sortante" et le fait qu'ils "ne partagent pas la totalité de son projet (de Demailly)", AVANT les résultats calamiteux du 23 mars de l'équipe Demailly-Bonté-Lessard.

La privatisation des services publics, l'aide aux multinationales, la hausse des tarifs municipaux, c'est aussi leur oeuvre depuis  ans. Et cela s'est fait avec l'aval de tous les élus de "gauche", sauf Cédric Maisse et ses deux collègues de groupe, mais avec l'appui sans faille de Desjonquères et autre Beuvain !

D'ailleurs, une partie de la Droite ne s'y est pas trompée puisque Grubis est sur la liste Bonté, soutenue par Oger et avec la bienveillance de de Robien et du Medef qui, lors de sa rencontre avec Bonté, s'est dit en plein accord avec lui.

S'ajoutent les échecs en terme de logement (Amiens perd des habitants car on n'a pas assez construit pendant 6 ans pour simplement maintenir la population !), d'emploi (des projets bien réels se sont perdus dans le bureaucratisme de l'équipe Demailly), de transport (Amiens est de plus en plus mal desservi)...

En plus, le programme de Bonté-Lessard est creux, vide qu'il a essayé de combler avec le tramway qu'il s'apprête à abandonner en homme de conviction qu'il n'est pas. Et ce duo savait parfaitement depuis décembre 2013 (source DREAL) qu'il n'était pas financé puisque les 50 millions demandés à l'Etat n'existent pas.

La réalité aujourd'hui, c'est que le Front de gauche à Amiens, c'est Cédric Maisse. Sa liste a fait près de 9% des voix, malgré le fait que l'équipe Bonté-Lessard ait passé plus de temps et d'énergie à la combattre qu'elle ne l'a fait contre celle de Fourré.

Par conséquent, cet appel n'est là que pour sauver le soldat Bonté d'une catastrophe qu'il a lui même créée, et en aucun cas pour défendre des valeurs de gauche. Il suffisait d'entendre les Bonté-Lessard-Boistard dimanche soir dans les locaux du PS proposer avec mépris quelques strapontins à la liste Maisse, tout en disant que leur programme était le seul possible, au nom de la rigueur et de l'austérité dont le gardien s'appelle Lessard.

 Bref, un "dialogue" à l'image de celui qu'a imposé pendant 6 ans le 1er adjoint chargé de la "démocratie locale", Desjonquères, c'est-à-dire à sens unique, où l'on s'écoute parler, mais sans jamais entendre les Amiénois(es).

C'est à nouveau tromper les électeurs que de faire croire que Bonté, c'est la gauche, et que le Front de gauche est présent sur sa liste. C'est aussi ce genre de manoeuvre, avec une forte odeur de magouille, qui favorise la crédibilité du discours du Front fasciste.

 Amitiés, Camarade, même si ce mot choque aujourd'hui plus d'un membre de la liste que tu soutiens.

 Patrck LE SCOUËZEC 

Par Cédric Maisse
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Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 15:29

Dolorès Esteban, deuxième sur la liste de l'Aube nouvelle, nous raconte les dernières démarches des plénipotentiaires du PS et de ses supplétifs juste avant leur meeting :

 

"Nous avons raconté lors de la dernière Assemblée Générale notre rencontre avec le PS la nuit de dimanche à lundi. Cédric l'a d'ailleurs relaté sur ce blog. Nous avons signifié clairement une fin de non recevoir au PS. Nous pensions "l'affaire" terminée, or, hier vers 15h30, je reçois un coup de téléphone de Frédéric Fauvet directeur de campagne de Thierry Bonté.

-" Ce soir il y a un meeting, différentes personnalités interviendront pour donner leur avis sur Gest et le FN.

- C'est à quel endroit et à quelle heure?

- 20h30 Valentin Hauy...

- c'est Bonté qui vous envoie?

- Oui."

il pensait ou désirait que... enfin je ne sais plus tant ma surprise était grande d'autant que je n'avais plus la tête dans les élections à ce moment là. Quand même Thierry Bonté envoie un de ses sbires : il n'a même pas le courage de faire cette démarche  lui même !

Je réponds :

" - Dites à Cardon de m'appeler.

 - Pourquoi Cardon ?

 - Car il était aux négociations le dimanche soir et c'est une personne que je connais bien. Il pourra me fournir plus d'explications."

3 minutes plus tard, mon téléphone retentit ! c'était Didier Cardon qui m'explique l'enjeu c'est à dire le danger représenté par Alain Gest et le FN, et que je représente une partie de ces gens qui sont navrés de ce qui se passe et qui hésiteront dimanche quant au bulletin à mettre dans l'urne.

"- je vais réfléchir, laisse moi une demi-heure!"

Trois quarts d'heure plus tard, je rappelle pour lui signifier que c'est impossible et que c'est une décision collective. Je lui rappelle le comportement méprisant de certains adjoints de sa liste ainsi que son éviction concoctée manière PS c'est à dire magouilles et compagnie pour placer Thierry Bonté en tête de liste. Il en était désolé ! Sur ce, je lui dis la nécessité de construire une vraie gauche et notre volonté de rester fidèles aux engagements pris devant nos électeurs.
Vous connaissez de plus mon caractère entier et mes positions parfois plus radicales que celles de Cédric, je retiens que jusqu'à la dernière minute Thierry Bonté aura eu tout faux !"

Par Cédric Maisse
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