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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 20:59

Début juillet 2015, le bâtiment C du collège Jules Verne de Rivery a commencé à être détruit. Il laisse la place à un nouveau collège à haute qualité environnementale.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 15:00

"Quand le peuple ne rêve pas la nuit, les exploiteurs peuvent dormir tranquille."

Robert Desnos

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 11:20

L’absence d’opposition crédible au sein des conseils d’Amiens et d’Amiens-Métropole ferait presque penser que la vie des Amiénois s’améliore depuis l’arrivée de l’équipe Fouré-Gest. Il n’en ait pourtant rien, tant leur bilan est mauvais.

En un an, la crise du logement à Amiens est toujours aussi importante et rien n’est prévu pour y remédier. La culture et les associations, qui contribuent à la qualité de vie de la population, sont sacrifiées au profil d’événements

La réforme des rythmes scolaires n’a toujours pas été accompagnée par des mesures permettant de créer des activités pédagogiques et récréatives pour les enfants, afin de contribuer à leur développement. A ce propos, l’Aube nouvelle soutient pleinement la lutte des animateurs et des personnels de cantine qui réclament à juste titre des moyens humains et matériels pour accomplir leurs missions et offrir un service de qualité aux enfants.

C’est d’ailleurs une des caractéristiques de cette année de gestion par le couple Fouré-Gest : l’absence de volonté d’écouter et de travailler avec le personnel municipal !

De même, la municipalité ne soutient pas l’emploi à Amiens. Rien n’est fait pour aider les Goodyear à créer leur SCOP, alors qu’il y a 400 emplois en jeu. Aucun engagement politique non plus pour s’engager à garantir l’emploi public à Amiens en cas de suppression de la capitale régionale à Amiens. D’ailleurs, en ce domaine, la droite comme le PS soutiennent Lille comme centre administratif et politique de la future grande région et ils s’inscrivent tous deux dans cette logique de réduction de l’emploi dans la Fonction publique à Amiens. Vouloir qu’Amiens soit capitale régionale ne suffit pas. Le véritable enjeu est de maintenir le nombre de fonctionnaires et leurs missions à Amiens. C’est pourquoi nous exigeons que ces partis s’engagent aussi, comme nous le faisons, à maintenir le niveau d’effectif actuel aujourd’hui et au-delà de 2017 !

Au-delà de ce constat, l’Aube nouvelle, en tant que représentant de l’opposition résolue à combattre l’austérité, forte de ses 9% aux municipales et 13% aux Départementales sur Amiens avec le Front de Gauche, est aussi force de propositions.

Ainsi, sur le terrain, dans les quartiers, nous sommes présents pour rappeler l’exigence des 6.000 Amiénois qui ont signé la pétition pour obtenir la gratuité des bus. Cela existe ailleurs, cela crée de l’emploi, cela fait gagner du pouvoir d’achat. Face à cette forte demande, Mme Fouré et M Gest s’étaient même engagés à « envisager la gratuité partielle ou totale des transports ». Nous avons repris une campagne d’information et de pétition pour leur rappeler leurs promesses. Nous ne lâcherons rien…jusqu’à satisfaction.

De même, notre campagne pour obtenir la création d’un centre de santé municipal et donc public, à la différence de la mairie qui va le confier au privé, se poursuit, rencontrant un large écho.

Enfin, nous appuyons toutes les démarches visant, comme nous le proposions aux Municipales de 2014, à créer dans chaque quartier un poumon économique, alliant commerces de proximité, services publics et privés et activités artisanales. C’est pourquoi nous avons relancé la campagne pour un supermarché aux Coursives d’Étouvie. C’est possible si la mairie s’engage dans ce projet, en particulier si, comme cela s’est fait ailleurs, on confie son développement à une marque filiale de l’autre supermarché déjà existant (note :Netto avec Intermarché », cela s’est fait à Roye !). De même, nous demandons que le centre commercial Pierre-Rollin devienne une priorité pour qu’il soit rénové et étoffé dans le cadre des crédits de la politique de la ville.

Enfin, l’Aube nouvelle entend bien jouer un rôle dans les prochaines élections régionales. Dans sa tradition de défendre une opposition à toutes les politiques d’austérité menées tant par la Droite que le PS, elle appelle l’ensemble des forces refusant les politiques actuelles et passées à se regrouper hors du PS et ses alliés. C’est dans la suite logique de son engagement aux Municipales, Sénatoriales en 2014 et Départementales en 2015. Elle continuera résolument dans cette voie aux Régionales, fort de sa représentativité sur Amiens. Á noter également que l'équipe de l'Aube nouvelle soutient les efforts du Comité Action Picardie pour offrir une alternative à la « réforme territoriale » décidée de manière arbitraire par le président de la République. Il s'agit de défendre les services publics de proximité mais de valoriser aussi notre culture picarde en ce qu'elle a de spécifique, ce qui, par là même, lui permet de conribuer à l'universel.

 

Patrick Le Scouëzec                                                                        Cédric Maisse

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 23:06

 

Chaque année, au mois de juin, le MEDEF de la Somme organise une garden party. Cette année était particulière, M. GATTAZ était invité. Les gendarmes ont fait exprès d'étrangler un de nos camarades pour déclencher la colère, utiliser leur gaz pour qu'ensuite la voiture du patron en chef puisse passer...La violence dite légale au service du capital.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 18:30

Introduction

À l'échelle municipale, la droite pratique une politique d'austérité. Les associations voient leurs subventions s'amoindrir considérablement au point de remettre en cause leur existence. La fausse gauche (les conseillers municipaux PS, les Verts et PCF) font feu de tout bois. Ils sont aux côtés des associations et des animateurs en grève. Pourtant, du temps de G. Demailly, ils gardaient le silence voire soutenaient la politique antisociale de la mairie. Ils désapprouvaient notre action quand nous dénoncions la politique d'austérité de G. Demailly. Aujourd'hui, ils tentent de faire oublier tout cela, c'est écoeurant et cela risque de marcher car les Amiénois vont se raccrocher à toute forme d'opposition politique...

À l'échelle régionale, le PS et l'UMP sont déjà partis en campagne depuis longtemps. Que fait le Front de gauche ? Que fait le PCF ? On n'entend parler de rien. Pierre Laurent semble défendre mollement une alliance avec le PS dès le premier tour. Un débat interne devrait avoir lieu en juin. En tout cas il ne se passe rien à la gauche du PS. Cependant une liste citoyenne s'opposant à la réforme territoriale est en cours de constitution. Nous participons à cette dynamique qui s'amorce.

À l'échelle départementale, un groupe Front de gauche s'est installé, c'est une bonne nouvelle. Ils ont deux élus, le groupe PCF en a trois mais ce dernier groupe ne va pas avoir un discours distinct de celui du PS.

 

Premier intervenant :

le gouvernement socialiste attaque trois secteurs fondamentaux : l'éducation, l'entreprise et la santé. Cela pourrait être décourageant mais on voit qu'il y a des perspectives avec le succès de Podemos en Espagne. C'est pourquoi il est nécessaire de se rassembler. Les problèmes de personne ne sont pas essentiels. Sinon on risque de se trouver en décalage et de ne pas répondre aux exigences des gens.

 

Deuxième intervenant :

Nous devons inscrire notre action politique dans la durée. Il faut continuer la pétition pour un centre médical public à Amiens nord. Il n'est pas normal que la mairie ait dépensé 2 millions d'euros et que ce centre ne soit pas public.

Et, il faut que l'on reparle publiquement de la gratuité des bus. Ainsi, récemment, Amiens-Métropole a fait circuler gratuitement 100 personnes. Où est l'évaluation de cette expérience ? Lors des assises des transports, les usagers ont insisté sur la nécessité de rendre gratuits les transports. De plus il faut développer le bus,est-ce une volonté réelle de la droite municipale ? Il faut programmer une action à la gare.

 

Troisième intervenant :

nous devons renouveler les adhésions afin que l'association se renforce et soit plus cohérente.

 

Une discussion s'engage sur les différentes initiatives à prendre. En voici le résultat.

 

Décisions prise à l'issue des débats :

  1. Distribution de bulletins d'adhésions, poursuivre et renforcer l'Aube nouvelle

  2. Programmer un point presse pour faire le bilan d'un an d'action de la nouvelle municipalité.

  3. Distributions d'un numéro spécial de l'aube nouvelle relançant la campagne pour la gratuité des bus le vendredi 12 juin à la gare à 17 H

  4. Préparer la fête de l'Humanité.

 

Prochaine réunion à DEWAILLY fin juin

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 18:20

Je vous écris au moment même où cela fait une demi-heure que la course est partie. Le départ a été donné sans que je puisse rejoindre les autres coureurs. En effet, les personnes chargées de remettre les dossards n'ont pas retrouvé l'enveloppe numérotée 2884 qui correspondait à mon nom. Une organisatrice part, je ne la reverrai jamais. Aucune nouvelle.

18 H 25, un organisateur vient me remettre le dossard 2001, celui qui appartient à un des 70 absents.

« - Je note votre nom et on corrigera demain. »

Un autre ajoute :

« - Dépêchez-vous de rejoindre le départ, ça vous fera un échauffement. »

Pas un mot d'excuse. Rien. Je pars vite mais les minutes passent trop rapidement et il y a plein de monde partout. J'entends le commentateur qui annonce le départ. C'est fichu. Cela me scie les jambes.

C'est la première fois que cela m'arrive. J'espère que c'est simplement un malencontreux hasard et que cela n'a rien avoir avec moi spécifiquement. Je me prends aussi à souhaiter que les organisateurs de la transbaie à laquelle je me suis inscrit ne feront pas une telle erreur.

Que puis-je ajouter ? J'aimerais que l'on me rembourse mes 13 euros d'inscription. Cela pourrait effacer quelque peu mon amertume. Je m'étais quand même préparé à cette épreuve, elle faisait partie d'un programme sportif que je m'étais conçu pour cet été.

Je n'ai absolument rien à me reprocher, j'avais mon certificat médical et je n'appartenais à aucun club ou entreprise parce qu'on laissait entendre que quelqu'un aurait pu prendre mon dossard à ma place...

Il semble que je sois le seul à avoir été dans l'impossibilité de partir. Cela n'a suscité qu'une certaine désinvolture de la part des organisateurs. Vraiment j'espérais autre chose d'autant qu'il faisait beau, toutes les conditions étaient réunies pour faire une belle course et je me retrouve à écrire cette réclamation...

 

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 17:35

Le 19 mai dernier, lors de la journée de grève et de manifestation des professeurs contre l'agression faite au collège du gouvernement Hollande-Valls, je suis allé à la rencontre de Philippe Fluckiger, journaliste au Courrier picard qui était là pour couvrir l'événement. J'entame une discussion avec lui au sujet de l'emploi du mot « orthodoxe » qu'il avait fait dans son article du 29 avril 2015 à propos de Claude Chaidron élu sous l'étiquette Front de gauche lors des dernières élections départementales.

« - Bonjour, je voudrais vous parler de l'emploi que vous faites du mot orthodoxe dans vos articles. Je ne comprends pas pourquoi vous employez ce mot.

- Avec vous, c'est compliqué. On ne va pas rentrer dans les détails des divisions.

- D'accord, je comprends. J'ai déjà eu cette discussion avec votre collègue Benoît Delespierre qui me qualifie de «communiste dissident ». La simplicité de la lecture n'excuse pas un certain schématisme. Pourquoi ne dites-vous pas que claude Chaidron est communiste ou qu'il a été élu avec l'étiquette Front de gauche ce qui est la nomenclature de la préfecture.

- Oui mais après les communistes du PCF officiel vont protester.

- Oui, mais le mot « orthodoxe » a une connotation négative.

- Non, ce n'est pas comme cela que je le vois.

- En tout cas, dans l'esprit des lecteurs, ça l'est. Le mot « orthodoxe » est employé de manière très péjorative dans l'ensemble des médias. Et puis étymologiquement orthodoxe veut dire qui « pense correctement », cela devrait donc plutôt s'appliquer à quelqu'un comme Jacques Lessard qui suit strictement la ligne de la direction.

- J'aurais pu employer le terme de gremetzien.

- C'est complètement dépassé.D'autre part le mot « orthodoxe » renvoie à quelque chose de religieux. Comme si nous étions des fanatiques obnubilés par un rigorisme idéologique quasi-religieux. »

Monsieur Fluckiger n'a plus rien dit. Au moins le Courrier picard pourrait faire le point sur la situation politique à gauche du PS. Je crois que ce n'est pas possible car le quotidien régional a choisi depuis la campagne des élections municipales de mettre plutôt en valeur dans ses pages une gauche qui se disait rassemblée au mépris de la réalité amiénoise.

Enfin, on ne peut qu'encourager les journalistes à respecter les étiquettes politiques que l'État a lui-même reconnues. En schématisant à l'excès, ils manifestent leur volonté de jeter le discrédit sur nous, soit en minorant notre existence politique, soit en tentant de rendre a priori notre discours politique inintéressant et confus. En cela, ils ne rendent pas service à la vie politique locale.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 02:58

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 21:06

Le 2 avril 2015, Laurent Somon (UMP) était élu président du département de la Somme avec 26 voix, la candidate PS Zohra Darras en a obtenu 17, Patricia Wybo pour le FN 2, et Hubert de Jenlis 1 (même s'il ne se présentait pas).

Pourquoi nos deux élus du Front de gauche n'ont-ils pas voulu se présenter ? Il s'agissait ainsi de marquer sa différence avec le PS et ses supplétifs. Pourquoi avoir mêlé ses voix à celles de ceux qui soutiennent Macron, Valls, Hollande ? Certains me répondront que cela ne sert à rien, autant s'unir au reste de la gauche pour qu'elle apparaisse plus forte. Cela va évidemment à l'encontre de nos efforts pour convaincre  de ne pas nous mettre dans le même sac que le PS et que nous nous opposons vraiment à lui.

Je ne voulais pas commenter ce vote car, après tout, on savait dès la fin du premier tour que le département allait basculer à droite. Le reste n'est plus qu'une question de personnes.

Mais le vote des deux élus Front de gauche en faveur du PS annonce une suite... Vont-ils constituer un groupe avec les conseillers départementaux socialistes ? N'est-ce pas là la signification de leur vote ? Ne vont-ils pas nous expliquer qu'ils ont besoin de moyens pour exercer leur mandat et que, donc, il leur est indispensable d'appartenir à un groupe de gauche élargi ? En politique, il paraît qu'il faut être sérieux, responsable et pragmatique (c'est pourquoi notre pays est si bien dirigé).

De toute façon il y a trois possibilités :

  • - Constituer un groupe avec toute la gauche dite « rassemblée ». Cette option donnerait raison au PS et à tous ceux qui se sont alliés avec lui.Cela nous rendrait inaudibles, nous qui affirmons que c'est en proposant la diversité à gauche que l'on fait reculer l'abstention, nous qui insistons sur le refus de la politique d'austérité menée par le PS au quotidien.

  • - Constituer un groupe à cinq avec les trois élus du PCF. Ce serait quand même aller très loin... Je n'ose imaginer cette hypothèse d'un groupe avec pour membre l'exemplaire JC Renaux qui est vice-président à Amiens-Métropole aux côtés d'Alain Gest (UMP).

  • - Constituer un groupe Front de gauche avec deux élus. C'est la voie la plus claire politiquement mais qui réduit les moyens à disposition. C'est celle qui est la plus porteuse d'avenir...

Ne pas savoir laquelle de ces options va être choisie n'est guère rassurant en tout cas.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 09:14

L'équipe de l'Aube nouvelle se réjouit de la victoire du Front de gauche dans le canton d'Amiens 1. Dans les autres cantons, les résultats confirment ceux des élections municipales. Nous avons ouvert des perspectives pour le développement d'une dynamique de progrès social à Amiens et dans une partie du département. Les médias locaux se sont empressés de nous noyer dans le fourre-tout de la gauche rassemblée pour réduire le paysage politique à un triptyque PS-UMP-FN. Ils ne veulent surtout pas mettre en valeur notre succès et les idées que nous défendons en bon relais de la stratégie gouvernementale. Le PS fait une politique de droite tout en exigeant l'union de la gauche sous sa direction. Il utilise le FN pour nous forcer à se grouper derrière lui. Ainsi il se dispense de justifier sa politique d'austérité. Il compte sur le sursaut républicain des citoyens pour le deuxième tour. C'est un jeu très dangereux. Le PS a connu un échec dans le canton de Corbie et gagne à 163 voix près dans celui de Montdidier. Ce n'est qu'en faisant une vraie politique de gauche que l'on fera reculer la droite et l'extrême-droite et non en nous forçant à une unité factice.

Le dimanche 22 mars, au soir du premier tour, a eu lieu une assemblée générale pour analyser les résultats. A l'Aube nouvelle, nous tenons à ce que chacun puisse s'exprimer et participer au processus de décision. C'est un principe démocratique essentiel. En effet, notre république souffre du fait que les processus de désignation des candidats par les partis n'obéissent que très rarement aux principes essentiels de la démocratie. Il y a là une contradiction qui affaiblit la légitimité des candidats. Et, non seulement, nous tenons à débattre mais nous voulons aussi en rendre compte. Nous en publions donc ici la synthèse que nous n'avons pas pu rédiger tant nous étions pris par la campagne d'entre deux tours.

Nous avons d'abord confiance dans l'intelligence des électeurs. Nous ne sommes pas propriétaires de leur voix. Les électeurs ne suivent plus trop les indications données par les candidats. Nous menons une lutte à la fois contre le FN et contre la finance. Le Front de gauche a fait surtout face au PS car c'est ce parti qui gouverne. Nous incarnons une dynamique qui ouvre des perspectives pour l'avenir.

Le FN fait 34 % dans le canton Amiens 1 mais ce n'est pas insurmontable. Il faut s'adresser aux abstentionnistes. Nous devons lutter contre le FN et éviter qu'il obtienne des points d'appui locaux. Il faut appeler à ce qu'il n'y ait pas une seule voix pour lui. Il faut éviter qu'il gagne du terrain...

De nombreux électeurs expriment leur ras-le-bol du PS et l'UMP. Ils veulent les punir en votant FN mais ils n'adhèrent pas au discours de ce parti. Ils manifestent leur rejet de la politique et, parfois, on nous met dans le même sac que le reste de la gauche. Du fait de sa politique rétrograde, il est difficile de voter PS au deuxième tour. En plus le PS se sert du FN pour faire voter pour lui sans avoir d'autre programme que celui de Hollande-Valls-Macron.

Après cette discussion, nous adoptons le texte qui a été publié le lendemain.

C'est alors que le mercredi 25 mars un tract de deuxième tour est édité par Claude Chaidron et Dolorès Esteban sur lequel figurent les soutiens de la fédération du PCF de la Somme (à qui l'on reconnaît à présent la qualité de Front de gauche alors qu'on la contestait juste avant le premier tour), de celles du PS, du PRG et d'EELV avec en prime ceux plus personnels des députés B. Pompili et P. Demarthe. Un camarade intervient pour montrer l'incohérence de ce tract. Il avait, la veille encore, fait du porte-à-porte, pendant lequel il avait critiqué le FN mais aussi le PS qui était responsable du succès de l'extrême-droite du fait de sa politique antisociale. Et brusquement, sans explication, les candidats titulaires lui demandaient de distribuer un tract laissant croire à notre quasi-ralliement à cette gauche qui se dit « rassemblée » qui n'a pas cessé de nous mépriser. Nous avons souligné alors que ce tract avait été rédigé sans tenir compte des discussions de l'assemblée générale du dimanche précédent. Au moins, on aurait pu consulter les militants et les candidats suppléants. Nous allions obtenir une révision du tract quand on nous a dit qu'il n'y avait plus assez d'argent pour la campagne. Le temps et l'argent ne font rien à l'affaire face à l'importance politique du message. Nous sommes confiants dans notre capacité à convaincre les électeurs sans recourir à des soutiens que nous récusons. Faut-il croire que nos candidats ne pensent pas que nos idées soient en mesure de susciter l'adhésion des habitants du canton ? Le communisme serait-il donc vieillot et ringard au point que l'on ait besoin de le cacher ? Dans ce cas pourquoi ne pas s'être rallié au PS dès le premier tour ?

Mais l'essentiel est bien qu'une décision prise démocratiquement en assemblée générale n'a pas été respectée.

Cette rupture du lien démocratique entre ceux qui dirigent la campagne et les militants a pour effet de disloquer notre mouvement et amoindrit le sens de notre victoire électorale. Personne ne se pose jamais cette question hormis les membres les plus conscients de l'Aube nouvelle : des élus pour quoi faire ? Ce n'est pas une simple question de parti, ni d'étiquette.

Il est nécessaire de faire le bilan de cette étrange campagne et de redéfinir de la manière la plus rationnelle possible le projet de l'Aube nouvelle.

Les fondements en ont déjà été exprimés dans le numéro 32 de l'Aube nouvelle du 12 novembre 1921, par Paul Hévin : « Au groupe communiste d'Amiens, nous entendons imposer un mandat impératif rigoureux à tous nos candidats et nous entendons que tous nos élus, si élus il y a un jour, ce qui ne nous enthousiasme pas outre mesure, restent nos camarades, ne deviennent pas nos maîtres. »

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