Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 17:19

Pascal Rifflart, nouveau vice-président aux transports, a choisi d'imiter Thierry Bonté. Comme son prédécesseur, il augmente les tarifs de bus en prétendant que « c'est une obligation ». Donc il abdique toute action politique volontariste tout comme le faisaient Thierry Bonté et Gilles Demailly. C'est l'austérité : des tarifs en augmentation avec un service qui ne s'améliore pas. Pour la droite, comme pour le PS, seuls les profits de Kéolis sont au centre de leur préoccupation. Car ils refusent tous de prendre en compte les coûts environnementaux : par exemple la pollution issue de la circulation automobile est responsable de maladies respiratoires qui ont des conséquences économiques dont personne ne se soucie à part nous.

Pascal Rifflart devrait étudier ses dossiers. Il se trompe en affirmant : « nous avons dû augmenter parce que les prix n'avaient pas été ajustés entre 2008 et 2012. » En effet le groupe communistes en action avait voté contre deux augmentations de tarifs, l'une décidée le 4 juillet 2013 (+ 14 % pour l'abonnement annuel par exemple), l'autre le 7 janvier 2014. Nous avions, au contraire, demandé à ce que les bus deviennent gratuits. Qu'en est-il d'ailleurs de la promesse électorale de Brigitte Fouré ? On peut lire page 6 de son programme qui mentionne en page de garde de le conserver car il l'engage pour 6 ans : « la gratuité partielle ou totale des transports en commun sera envisagée si les finances nous le permettent. » Tous les Amiénois vont vite comprendre : jamais, selon la droite, les finances ne vont permettre une quelconque gratuité sur le réseau. Ce n'était qu'une promesse électorale du même acabit que celles du PS aux élections municipales de 2008.

Pourquoi augmenter les tarifs en juillet ? Déjà cela intervient pendant les vacances ce qui permet d'éviter d'attirer l'attention sur une décision antisociale. Ensuite, comme nombre d'usagers sont des jeunes, on leur prépare une rentrée scolaire un peu plus cher...

 

Le Courrier Picard de ce jour a le mérite de nous informer sur cette augmentation injustifiable mais nous commençons en avoir assez que son interlocuteur soit le seul Michel Vidal, président d'un comité d'usagers dont on ne connaît pas le nombre d'adhérents. Pourquoi dénonce-t-il des augmentations de tarifs en juillet 2014 sans l'avoir fait en 2013 ? La réponse est simple. Il a toujours cherché à jouer le rôle de conseiller de Thierry Bonté. Une augmentation de tarifs décidée par le PS est légitime, celle décidée par la droite ne l'est plus. Il souhaite mieux défendre les usagers mais il n'a même pas cherché à comprendre les mécanismes du contrat liant Amiens-Métropole à Kéolis. Nous avons tout exposé dans le numéro 11 de l'Aube nouvelle qui résume mon intervention contre la délégation de service public confiée à Kéolis décidée le 18 avril 2012. Le but de Kéolis est de générer des profits en augmentant constamment les tarifs tout en baissant le nombre de salariés pour accroître la productivité et donc l'exploitation des salariés. Mais cela il ne peut ni le dire, ni même le penser, puisqu'un de ses principaux soucis est l'établissement du service minimum en cas de grève. Pour lui, les grévistes des transports (à Kéolis mais sûrement à la SNCF aussi) ne défendent pas la qualité du transport ni la sécurité en revendiquant de meilleures conditions de travail. Non, il préfère hurler avec les loups en réclamant des dispositifs afin que les grèves ne permettent plus d'établir un rapport de force favorable aux salariés. Il est bien du côté du manche. Ce serait donc bien qu'un jour le Courrier Picard diversifie son approche en allant voir d'autres personnes que le seul Michel Vidal dont l'opinion est systématiquement relayée par ce quotidien régional... Sans doute parce que cela correspond très bien à sa ligne éditoriale. Mais ne rêvons pas, sur la question des bus, on aura toujours droit à la pâle opinion conformiste de Michel Vidal qui était bien le seul à défendre le calamiteux nouveau réseau de bus déssiné par Kéolis en 2012...

Par Cédric Maisse
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 26 juin 2014 4 26 /06 /Juin /2014 10:26

Les intermittents du spectacle ont occupé les locaux de la Direction régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) pour protester contre l'agression qui leur est faite par le MEDEF et le PS, des ennemis avérés de la culture et non de la finance.
Par Cédric Maisse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 17 juin 2014 2 17 /06 /Juin /2014 19:29

 Débat sur les élections européennes et municipales.

Introduction de Cédric : Le faible résultat du Front de gauche aux élections européennes doit nous inciter à en analyser ensemble les causes. Cela vient d'abord d'un discours peu audible du candidat tête de liste Jacky Hénin. C'était un discours euro-constructif et productiviste auquel peu de monde croyait. L'équipe de l'Aube nouvelle avait proposé de faire une campagne sur Amiens avec un meeting, la distribution de 40 000 tracts locaux et du porte-à-porte. Nous étions allés voir Jacky Hénin à Montdidier le 20 avril dernier. Il n'a jamais daigné nous répondre. Il lui a manqué, paraît-il, que peu de voix pour être réélu. S'il s'est conduit ainsi dans toute sa circonscription, il n'est pas étonnant que la réussite n'ait pas été au rendez-vous. En tout cas, on peut imaginer que l'Aube nouvelle demande à ce que se tienne une assemblée citoyenne et pas seulement la traditionnelle réunion des 3 composantes du Front de gauche : le PCF, le PG et Ensemble.

D'autre part, la gauche amiénoise commence à vouloir se refaire une virginité. Elle a initié une pétition pour défendre la gratuité des activités périscolaires. Elle espère profiter du retour du balancier à gauche. J'en ai fait une critique sur mon blog mais cette posture ne peut pas durer.

En tout cas il devient absolument nécessaire qu'il y ait une assemblée citoyenne du Front de gauche pour parler de tout cela. Tout ne peut pas être cantonné à des discussions entre ses 3 composantes : PCF, PG et Ensemble. 

Jean-Michel : j'alerte depuis longtemps au sujet de la réforme des rythmes scolaires. Il faut maintenir le principe de la gratuité de l'école. Il y a aussi la montée programmée des effectifs d'élèves par classe.

Fabienne  : Le vote FN aux dernière élections n'est pas vraiment un vote d'adhésion. Le FN n'a pas fait de campagne à Amiens ni aux municipales, ni aux européennes.

Il faut entraîner les gens sur ce qui est nécessaire : éducation, santé, logement et emploi.

Alain : le Front de gauche ne s'est pas dégagé de ses ambiguïtés. Il n'a pas défini clairement ses positions par rapport au souverainisme, à la sortie de l'euro. Nous ne sommes pas capables, même au PG, d'avoir une ligne claire.

Philippe : le nouveau découpage régional ne respecte ni l'histoire, ni la langue, ni la géographie. Il faudrait de nouveaux états généraux pour redéfinir la France selon des critères physiques et politiques. Il faut respecter notre histoire qui s'est distinguée par des moments forts : 1789, 1936, 1968... Aujourd'hui la république est remise en cause par un découpage laissant la place à des mégapoles (fin des communes) et des mégarégions. Il faut une nouvelle république qui respecte les principes de notre démocratie.

René  : Le gouvernement met la France à la merci des lobbies financiers. Il s'agit de faire payer le peuple. Le FN était contre l'Europe mais il n'a pas donné d'explication. Il est dans une dynamique de croissance. L'UMP et le PS deviennent synonymes de scandales. Le PCF n'existe pas. Marine Le Pen colle à la réalité. Pour contrer l'influence du FN, il faut aller dans les quartiers.

Patrick  : On ne risque pas d'être confondus avec la gauche municipale car nous allons faire signer une pétiton qu'ils ne risquent pas d'envisager : celle d'obtenir un centre de santé public pour Amiens nord.

Le PS n'est pas inconscient, il sait ce qu'il fait. Il est en accord sur le fond avec la droite ici comme ailleurs en Europe. Il veut favoriser une politique néo-libérale.

Ce qui compte ce sont surtout les compétences dans le redécoupage territorial. Le but est de créer 13 métropoles pour 2015. Lyon devrait ainsi se substituer au département 69 mais le PS a peur de perdre son influence électorale même s'il peut la récupérer par le jeu de balancier ensuite.

Jean-Philippe  : Les élections européennes ont montré l'écroulement du PS. Seulement la droite n'en profite pas. Elle reste en basses eaux. Le Front de gauche a un résultat médiocre au regard de ce qu'il pouvait espérer. Surtout que le NPA qui faisait 5 % aux élections précédentes n'est plus là. Le FN à 25 %, et non le Front de gauche, apparait comme le parti d'opposition à la gouvernance de droite libérale du PS et de l'UMP. Les raisons en sont nombreuses, dont : 1/ l'émiettement du Front de gauche (PCF, PG et Ensemble qui est lui-même un rassemblement de courants différents) tandis que le FN forme, lui, un bloc ; 2/ l'alliance du PCF avec le PS au premier tour des élections municipales, qui discrédite un Front de gauche se trouvant assimilé au système par les électeurs ; 3/ un discours qui apparaît un peu ancien et qui n'est pas assez proche des préoccupations des gens.

Frédéric  : Il faut être cohérent à toutes les échelles. De plus le redécoupage territorial va entraîner un éloignement des élus.  

Ensuite la réunion porta sur le premier bilan des permanences au 303 route de Paris. Nous avons défini l'axe des articles du prochian numéro de l'Aube nouvelle qui devrait sortir en septembre prochain et la stratégie de vente à suivre. Ila enfin été question de l'organisation de notre fête annuelle le 22 juin prochain.

Par Cédric Maisse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 juin 2014 5 06 /06 /Juin /2014 18:45

Coup sur coup le Courrier Picard consacre deux articles sur l'opposition municipale qui organiserait la fronde face à la nouvelle majorité municipale. On avait déjà constaté que le quotidien régional avait suivi avec complaisance la campagne du candidat présenté par le PS. Ce dernier avait bénéficié à longueur de colonnes d'éloges plus ou moins outrés destinés à magnifier un responsable politique terne qui essayait de briller au moyen de paroles aussi creuses que doucereuses.

C'est reparti. Le groupe Rossel, qui possède la Voix du nord qui elle même détient le Courrier Picard, a certainement un intérêt à favoriser le parti au pouvoir en France. À moins que les journalistes aient tout simplement de la sympathie pour la social-démocratie incarnée aujourd'hui à Amiens par un de leurs collègues. C'est peut-être les deux à la fois.

Je n'avais pas l'intention de faire une analyse des deux articles en question tant les critiques émises par les Verts et la complaisance du journaliste me paraissaient dérisoires. Mais là, c'est trop, d'autant que le Courrier Picard a sciemment censuré notre rassemblement devant la Préfecture d'Amiens. Aucun de ses lecteurs ne saura que l'Aube nouvelle et le PG avaient organisé un rassemblement pour demander la tenue d'un référendum sur la prétendue réforme territoriale de François Hollande. Nous avions tout de même dans nos rangs la présence de Claude Chaidron et de Gérald Maisse, tous deux conseillers généraux communistes de la Somme. Il est sûr que dans le cas où cela aurait été organisé par le PS, il aurait eu droit à un article...

Selon Marion Lepresle, la droite se contente de supprimer ce qui était prévu. En ce qui concerne le skatepark, ce projet n'a jamais été pris au sérieux par Gilles Demailly qui n'a rien fait pour réaliser ce projet en six ans de mandat. Les Verts n'ont rien dit. Là où cela devient grotesque et où l'on perçoit bien la complaisance du journaliste, c'est lorsqu'il parle de suppression à propos du rétablissement de la deuxième tournée hebdomadaire du ramassage des ordures ménagères ! La droite supprimerait donc la suppression de la deuxième collecte... C'est absurde. Lors de la campagne électorale, notre programme (celui de la vraie gauche) se prononçait en faveur du rétablissement de la deuxième tournée hebdomadaire. Nous sommes pour le renforcement des services publics. Si la majorité actuelle agit ainsi c'est parce qu'elle a entendu les Amiénois mécontents de devoir stocker chez eux leurs déchets pendant une semaine entière.

Marion Lepresle continue : « On a l'impression que cette équipe n'a pas de véritable projet, ni de vision pour Amiens. Elle est tournée vers le passé. » De qui parle-t-elle ? On dirait qu'elle adresse une critique à l'ancienne majorité : Gilles Demailly passait son temps à répéter qu'il réfléchissait sans rien faire d'autre que de sourire benoîtement. Tout ce qu'il a réellement fait, c'est le funeste et coûteux projet de transfert des étudiants à la citadelle avec le soutien de la droite...

Thomas Hutin prend le relais : « Son maître mot, c'est pragmatisme. Or, on a clairement l'impression qu'elle navigue à vue. C'est très bien la proximité avec les Amiénois mais quel intérêt si on en résout pas leurs problèmes ! » On dirait qu'il parle de Gilles Demailly ! Quand on posait une question à l'ancien maire, il se retournait vers son directeur général des services pour savoir ce qu'il en était de la délibération en question. Quand des Amiénois rencontraient le maire et sa petite équipe lors d'une balade urbaine, ils étaient écoutés puis plus rien... Pourquoi les critiques adressées à Brigitte Fouré ne les ont-ils pas adressées à Gilles Demailly ? Ils n'en ont pas eu le courage. Et ils seraient plus crédibles aujourd'hui.

Marion Lepresle dénonce l'absence de vrai débat alors qu'elle ne supportait pas la contradiction. Je l'ai vue devenir cassante lors de conseils d'école surtout quand était évoquée la réforme des rythmes scolaires. Et elle ajoute « la démocratie, c'est aussi la concertation, la discussion. » Pourtant elle ne disait rien quand Gilles Demailly et Thierry Bonté m'interrompaient sur des débats aussi cruciaux que la privatisation du service de transports en commun.

Pour conclure son article, le journaliste affirme complaisamment que la contestation s'organise. On ne voit pas en quoi à part si on pense qu'un article du Courrier picard suffit à structurer une opposition. Il aurait dû plutôt finir sur la mauvaise foi de ces critiques et sur le fait que les Verts comptent sur l'amnésie des électeurs. Pour eux, trois mois suffisent pour que les Amiénois aient oublié la politique anti-sociale du PS à laquelle les Verts ont participé activement. Ils s'autorisent donc, de nouveau, à nous donner des leçons...

Aujourd'hui, Marion Lepresle poursuit dans la même voie : « Très clairement, elle (Brigitte Fouré) veut favoriser les enfants déjà favorisés dont les parents ont les moyens de financer une activité. » Déjà elle a besoin de signifier qu'elle parle très clairement parce qu'elle sait que la « réforme » des rythmes scolaires n'est pas facile à expliquer et à mettre en place. Passons sur la lourdeur de la répétition du "favoriser" : elle nous sert pesamment la comédie de la gauche qui se veut sociale comme si elle s'était préocuppée des pauvres pendant son mandat (elle a voté par exemple toutes les augmentations de tarifs !).

Elle a toujours refusé de prendre en compte les oppositions ou même les réserves des professeurs des écoles. Et ce qu'oublie de rappeler le journaliste, c'est que cette réforme a été décidée par le gouvernement socialiste ! L'objectif affiché est bien de redonner l'équivalent d'une demi-journée de cours aux élèves mais en faisant retomber le coût et l'organisation sur les mairies. C'est une façon de désorganiser le service public d'éducation qui doit rester pleinement une compétence de l'État. Nous avons toujours dit que le PS et ses supplétifs comme les Verts maintiendraient la gratuité des activités périscolaires autant de temps que dureraient les versements des subventions d'État. Or François Hollande a prévu d'imposer l'austérité aux collectivités territoriales... La gratuité durerait deux ans au plus...

Si le journaliste avait une approche plus critique, il aurait pu dire que cette opposition s'exprime pour la première fois parce qu'elle est en train de se rendre compte qu'elle ne pouvait pas exister pour le moment. Il faut que les Amiénois les aient un peu oubliés, tous ces fanatiques de l'austérité, pour pouvoir reprendre une attitude contestataire. Il faut être un minimum crédible pour espérer mécaniquement profiter un jour du jeu de l'alternance... Le Courrier Picard, en bon serviteur du bipartisme, se met au service de cette logique qui affadit notre démocratie.

Les conseillers municipaux du rabougri PCF officiel ont lancé une pétition pour la gratuité des activités périscolaires. C'est très bien mais sont-ils sincères ? Qu'auraient-ils fait s'ils avaient pu continuer à être adjoints si le PS avait fini par supprimer cette gratuité avec la fin des subventions d'État ? Ils nous auraient bien gentiment dit qu'il faut être réaliste et accepter l'austérité.

Quant aux embauches, il s'agit d'une trentaine de postes en contrat d'avenir. Le PS essaie de nous faire croire qu'il crée des emplois alors qu'il a passé son temps à en limiter le nombre par sa systématique austérité. La CGT a même affirmé que l'enveloppe budgétaire destinée aux contrats avenir aurait pu servir à créer de vrais emplois pour renforcer efficacement les services publics.

Enfin, il est risible que les mêmes qui disaient que la gratuité des bus était impossible et inenvisageable au nom du nécessaire équilibre budgétaire se mettent à faire signer une pétition défendant cette même gratuité pour les activités périscolaires. Tout cela se fait avec la bénédiction du Courrier picard qui y perd au passage cette objectivité qu'il ose revendiquer au quotidien...

Par Cédric Maisse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 juin 2014 7 01 /06 /Juin /2014 17:34

 

 

illustration en photos de la soirée électorale des municipales d'Amiens. L'équipe de l'Aube nouvelle se réunissait en assemblée générale pour analyser les résultats électoraux et savoir quelle serait son attitude pour le deuxième tour...

Par Cédric Maisse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

videos

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés