Dimanche 22 février 2015 7 22 /02 /Fév /2015 21:21

La JC de la Somme a réussi le tour de force d'analyser la situation politique à un mois des élections départementales sans parler de l'Aube nouvelle. C'est de l'aveuglement pur et simple. Comme si le fait de parler du journal et de son équipe équivaudrait à les valoriser. Dans ce cas, la JC ne devrait pas parler du PS... Tout cela est dans la tradition du PCF d'antan où s'était instituée l'idée que le mot prononcé rendait la chose existante. Cela relève d'une pensée régressive qui consiste à ne pas parler du diable afin qu'il n'apparaisse pas. C'est infantile.

En outre il y a des expressions malheureuses comme "'elle n'a pas la prétention de gérer des électeurs" : les électeurs ne sont pas des produits de consommation ou des actions financières, ce sont des citoyens qu'il s'agit de convaincre.

Quant à réduire un différend politique à des questions de personnes, c'est évidemment une façon de ne pas regarder la réalité en face : le fond est bien politique et tout repose sur la question de la soumission au PS ou non. La JC de la Somme adopte la posture du donneur de leçon qui se veut au-dessus de la mêlée. Elle a en fait choisi son camp en ne faisant rien. Par conséquent, elle prend parti en laissant faire la direction du PCF de la Somme. C'est un manque de courage évident alors que d'autres ont vu l'intérêt de nous rejoindre pour recomposer un Front de gauche sans un PCF qui trahit les intérêts du peuple dans son alliance avec le parti de Hollande-Valls-Macron. Ce manque d'audace témoigné par la jeunesse communiste de la Somme est très inquiétante pour l'avenir.

Ne serait-ce finalement qu'une organisation de recrutement pour la formation de futurs apparatchiks ?

Par Cédric Maisse
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Jeudi 19 février 2015 4 19 /02 /Fév /2015 20:01

Le 27 janvier 2015, en assemblée générale, les adhérents de l'Aube nouvelle ont décidé de programmer une réunion le soir du premier tour de tous les candidats Front de gauche-Aube nouvelle et des militants qui ont participé à leur campagne respective:

le dimanche 22 mars

à partir de 21 heures

salle Maurice Honeste (Saint Leu)

Il s'agira d'analyser collectivement les résultats qui peuvent en surprendre plus d'un puis de débattre au sujet de l'attitude à tenir en fonction de nos résultats. Nous tenons à prendre nos décisions après un débat démocratique comme cela s'est fait lors de la soirée du premier tour des élections municipales en mars dernier. Soyez sûrs que nous sommes les seuls à procéder ainsi à Amiens.

Pour préparer ce débat, le texte suivant sera proposé comme base de discussion :

Le 27 janvier 2015, en assemblée générale, les adhérents de l'Aube nouvelle appellent leurs candidats aux élections départementales de mars 2015 à ne pas demander aux électeurs de voter pour le Parti Socialiste au deuxième tour si malheureusement ils ne pouvaient pas se maintenir sauf dans le cas où le FN serait en passe d'avoir des élus.

Lors des élections municipales de mars 2014, les candidats et militants de la liste L'Aube nouvelle, Amiens combat l'austérité avaient décidé en assemblée générale de ne pas appeler à voter pour le candidat du PS car ce parti n'a que mépris pour nous à l'échelle locale.

D'autre part le gouvernement dit socialiste pratique une politique d'austérité antisociale que la droite ne renie pas. Le PS n'hésite pas à employer la violence d'État contre la jeunesse au point de causer la mort d'un manifestant s'opposant au projet inutile et dispendieux du barrage de Sivens. La loi Macron est conçue pour satisfaire le patronat : travail du dimanche, suppression des CHSCT, des tribunaux de prud'hommes....

 

Pour toutes ces raisons, nous refusons de nous engager en faveur d'un parti qui discrédite la gauche et pervertit ses idéaux progressistes. 

Par Cédric Maisse
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Mardi 10 février 2015 2 10 /02 /Fév /2015 11:12

La vie politique locale est d'un ennui insondable. Elle se limite le plus souvent à des bisbilles entre personnalités. Personne n'ose critiquer les options politiques des uns et des autres. Et, quand par miracle, cela a lieu, il faut le faire sur un mode sérieux voire compassé.

On accepte l'humour, quoique cela devient de plus en plus difficile, au niveau national. On est habitué aux caricatures de F. Hollande, de N. Sarkozy, etc... Pourquoi est-ce impossible au niveau local ? Les élus locaux sont-ils intouchables ? Seraient-ils des demi-dieux inaccessibles à la dérision ?

Je suis sidéré que, dans mon propre camp, certaines personnes désapprouvent mes publications qui restent, somme toute, gentillettes. Je ne leur demande pas d'être solidaires des images que je produis. Je devrais donc me taire parce que cela ne leur plaît pas ? De quoi ont-ils peur ? De la réaction des électeurs ? De se faire enguirlander par les élus locaux visés ?

Je ne ferai pas dans le politiquement correct. Tout cela m'ennuie. De fait cela ennuie aussi les électeurs qui en ont assez des discours convenus servis à longueur de tracts avec un style ampoulé et des images genre publictés de magazine avec des photos au flash et des mises en scène grotesques. Pourquoi les citoyens ne vont-ils plus jusqu'aux urnes ?

J'ai l'ambition, mais je me rends compte à présent qu'elle est peut-être démesurée, de changer un petit peu les mentalités. C'est le rôle d'un acteur politique, non ?

J'ai fait mes montages photos tout le long de la campagne des élections municpales en 2014. Personne ne m'a rien dit. Aujourd'hui, l'esprit de sérieux devient envahissant tout cela parce qu'on entre en période électorale...

Mon but n'est pas de dire à l'électeur ce qu'il veut entendre, ça c'est de la démagogie. Mon but est de le réveiller pour qu'ils prennent conscience des injustices et des inégalités que nous subissons dans la vie quotidienne. En cela je le respecte plus qu'en concevant des tracts passe-partout que moi-même je ne lirais pas si on me les donnait.

Donc si je dois arrêter de produire mes détournements d'images de propagande (qui deviennent envahissantes avec le développement des réseaux sociaux), il vaut mieux que j'arrête la politique. Je préfère être seul à porter ma petite voix plutôt que de me taire car cela serait me trahir moi-même.

Enfin, je pense faire déjà pas mal de concessions mais je ne vais pas en faire au point de ne plus rien publier. Je trouve dommage d'ailleurs de devoir écrire un tel billet... C'est très décourageant et démontre que nous avons encore fort à faire pour faire vraiment de la politique à l'échelle locale.

Par Cédric Maisse
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Dimanche 18 janvier 2015 7 18 /01 /Jan /2015 18:21

« Le fait que le révolutionnaire voit la révolution plus proche qu'elle ne l'est n'a rien de grave ; les marxistes l'ont attendue bien des fois en vain : en 1848, 1871, 1919, et même, dans certaines visions déformées, en 1945. Ce qui est grave, en revanche, c'est l'attitude de l'opportunisme qui n'a aucune vision précise du cours historique qui mène à la révolution et pour lequel la révolution et l'instauration du communisme ne sont qu'un but lointain irréel, une parole, un idéal sans lien avec le présent. »

Cf. Dialogue avec les morts, éd. Programma Communista, Paris, 1957, p. 131-135.

« L’expérience des alliances, des accords, des blocs avec le libéralisme social-réformateur en Occident, avec le réformisme libéral (les cadets) dans la révolution russe, a montré de façon convaincante que ces accords ne font qu’émousser la conscience des masses, qu’au lieu d’accentuer ils atténuent la portée véritable de leur lutte, en liant les combattants aux éléments les moins aptes à combattre, les plus prompts à la défaillance et à la trahison. »

Lénine, Marxisme et révisionnisme, 1908

Mon but n'est pas seulement de condamner mais aussi de comprendre pourquoi la direction du PCF de la Somme est devenue opportuniste à un point tel qu'elle est devenue anti-communiste.

Le PCF n'a plus, depuis longtemps, de colonne vertébrale. Il n'a plus de corpus d'idées. Il n'a pas de ligne directrice pour tenter de peser sur la réalité comme le font les autres partis. Son seul objectif est de survivre en tant que structure. Il ne sélectionne ses dirigeants qu'en raison de ce but premier. Par conséquent ne peuvent émerger que des personnalités falotes comme celles de Marie-George Buffet et Pierre Laurent. Pour elles, il est impérieux d'éviter les conflits. Donc il est impossible qu'il y ait le moindre débat réel. Il faut même agir de telle manière à ce qu'il n'y ait pas de polémiques internes. Rien. Un parti de cette nature ne peut pas progresser. Ainsi le PCF, dans son organisation et son discours, reste bloqué aux années 1970. Donc la direction est inexistante, elle laisse les décisions être prises à l'échelle locale. C'est ainsi que se sont formées des baronnies où ce sont les élus les mieux implantés qui font la pluie et le beau temps dans leur circonscription. Le parti dépend d'eux économiquement puisque c'est le versement des indemnités qui est déterminant dans ses recettes et non plus les cotisations des adhérents. De fait, les permanents, qui sont aussi les dirigeants, sont payés par les élus. Le PCF est devenu un parti de cadres qui cherche constamment à alléger ses charges salariales en faisant élire ses permanents de manière à ce que les indemnités les rémunèrent directement.

Dans la Somme, le PCF a touché le fond. Il n'y avait que 71 adhérents de la Somme réunis en assemblée générale à Longueau mardi 13 janvier. L'invitation n'a pas été envoyée à tous les membres du PCF, un choix a été fait. De plus, les conseillers généraux sortants sur Amiens n'ont pas été conviés. Malgré cela, la salle ne fut pas aux ordres. La section PCF d'Amiens a voté contre l'alliance avec le PS. Laurent Beuvain a eu du mal à justifier sa candidature face à Claude Chaidron, conseiller général communiste sortant sur Amiens et membre du comité de section du PCF ! Il n'avait pas de but politique. Il veut juste régler des comptes car nous avions osé présenter une liste autonome aux élections municipales en mars dernier. Laurent Beuvain ne peut pas raisonnablement espérer être élu. Il souhaite juste oeuvrer à la perte du canton par un élu de proximité qui a toujours travaillé pour les habitants de son quartier populaire d'Etouvie (car il y habite) depuis des dizaines d'années.

C'est bien une candidature anticommuniste. Le but n'est pas d'unir les habitants pour qu'ils puissent avoir des commerces de proximité aux Coursives, qu'ils bénéficient de la construction d'une piscine, que leur logement soit mieux chauffé et mieux entretenu... Laurent Beuvain veut juste exister et justifier le salaire qu'il reçoit du cabinet de Christian Manable, actuel président socialiste du Conseil général de la Somme. Il n'agit pas en militant communiste mais en mercenaire. Pour lui, l'étiquette communiste n'est qu'une marque, le PCF n'étant qu'une petite entreprise destinée à lui fournir sa petite gamelle mensuelle.Pour lui, le communisme n'est pas un mouvement politique dont la fonction est de transformer le réel et même pas un idéal à atteindre. Il ne sait plus ce que c'est. L'a-t-il même su un jour ? Sa grande terreur est de revenir sur le marché du travail. Comme il a du temps à tuer, il le passe à faire des intrigues futiles pour sauver ses petits revenus d'apprenti notable et à montrer qu'il est utile au PS. Et comment montre-t-on qu'on est utile au PS ? Pas en luttant contre la droite, n'est-ce pas ? Mais en faisant tout pour nuire à ceux qui tentent de dégager des perspectives révolutionnaires et élever le niveau de conscience de la population avec un modeste journal comme l'Aube nouvelle.

Enfin l'alliance avec le PS va décourager tous ceux qui veulent rompre avec un système capitaliste en déperdition. Le but de la direction du PCF de la Somme est d'avoir le moins possible d'adhérents de manière à garder le contrôle d'une structure de plus en plus creuse. Et même en faisant cela la contestation existe, c'est dire son manque d'arguments. Elle n'en a qu'un seul d'ailleurs : « On fait alliance avec le PS parce que sinon on disparaît. » Elle ne peut évidemment pas dire que c'est pour le bien de quelques permanents et élus avides de prébendes. Comment avoir des débats honnêtes et intéressants dans un tel contexte hypocrite ?

Donc la direction PCF de la Somme est anticommuniste car elle démoralise les militants les plus sincères et elle discrédite l'idée même de communisme en l'associant à un PS impopulaire justement rejeté par les Français pour sa politique antisociale (voir la loi Macron qui se prépare). 

Par Cédric Maisse
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Lundi 12 janvier 2015 1 12 /01 /Jan /2015 19:57

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Le PCF de la Somme est devenue une petite entreprise familiale. C'est devenu de notoriété publique après la publication d'un article dans le Courrier picard de ce jour. En effet, Nathalie Marchand, l'actuelle compagne du secrétaire de la fédération PCF de la Somme va se présenter aux côtés d'un élu PS aux prochaines élections départementales dans le canton de Longueau.

Comme par hasard, cette nouvelle est donnée la veille d'une assemblée générale des communistes de la Somme. Elle aura lieu précisément dans la mairie de Longueau demain à 18 H 30.

À quoi sert cette assemblée puisque tout est décidé depuis au moins un an ?

D'abord Joël Carliez a décidé, souverainement, tout seul et en son unique nom, que le PCF sera l'allié du PS aux prochaines élections. On se demande bien pourquoi est organisée une assemblée d'autant plus que les candidatures ont été décidées dès avant les municipales de mars dernier. À Flixecourt, ce sera René Lognon, à Camon-Rivery ce sera l'ami de l'UMP Jean-Claude Renaux et à Longueau ce sera la compagne de Joël Carliez. Il est certain que ce dernier ne s'est occupé que de la dernière candidature, les autres s'imposent en tant que notables et non comme communistes. Il a même tracé un plan de carrière : Nathalie Marchand, actuellement conseillère municipale, se fait élire conseillère départementale en compagnie du socialiste Jean-Louis Piot puis, grâce à la légitimité donnée par ce mandat, elle succède à Colette Finet, amie aussi de l'UMP et actuelle maire PCF de Longueau qui doit prendre sa retraite à mi-mandat.

Voilà comment on peut expliquer mon exclusion du PCF dans l'indifférence totale de la direction nationale. Joël Carliez et Nathalie Marchand siègent tous deux au conseil national du PCF. Ce sont des amis des bureaucrates de la direction du parti. Il est évident que ma lettre de contestation de mon exclusion adressée à la commission nationale des conflits s'est retrouvée directement à la poubelle ! Je n'ai jamais eu de réponse !

Enfin, et c'était le but premier de ce billet, l'essentiel des adhérents de la section PCF d'Amiens n'a pas été invité à cette assemblée générale et surtout pas les conseillers généraux PCF sortants, Claude Chaidron et Gérald Maisse. Ils ont eu le tort de soutenir notre liste communiste autonome aux élections municipales d'Amiens. MAIS ils sont toujours adhérents et Claude Chaidron est membre du comité de section d'Amiens !

Tout se décide donc dans une cabine téléphonique de Longueau, une des dernières qui restent grâce à l'initiative conjointe de Colette Finet et Joël Carliez qui tiennent à ce que les réunions du PCF fassent encore salle comble...

Par Cédric Maisse
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